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 Viktor Orbán à la tête de l'Onu ? Le joker de Washington

Onu : Viktor Orbán pressenti par Washington pour succéder à Guterres, sur fond d'impasse diplomatique

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© John McDonnell Source: AP

Donald Trump salue Viktor Orbán, alors Premier ministre hongrois, à la Maison Blanche, le 7 novembre 2025. [Photo d'archives]

Alors que le Conseil de sécurité peine à s'accorder sur un successeur à António Guterres, l'administration Trump aurait encouragé l'ancien Premier ministre hongrois Viktor Orbán à briguer le poste de secrétaire général de l'ONU, selon le Wall Street Journal. Une éventuelle candidature qui pourrait bénéficier du soutien de Moscou et de Pékin.

La succession d'António Guterres à la tête des Nations unies prend une tournure inattendue. Selon le Wall Street Journal, l'administration du président américain Donald Trump aurait encouragé Viktor Orbán, ancien Premier ministre hongrois, à se porter candidat au poste de secrétaire général de l'organisation. Washington aurait également évoqué cette hypothèse avec Moscou et Pékin, qui se seraient montrés réceptifs à l'idée d'une candidature commune soutenue par les trois puissances.

Cette hypothèse intervient alors que le processus de désignation du successeur d'António Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre, reste dans l'impasse. Six tours de consultations informelles ont déjà eu lieu depuis juillet au Conseil de sécurité, sans qu'aucun candidat ne parvienne à recueillir un soutien suffisant parmi les cinq membres permanents : la Russie, la Chine, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. Un septième scrutin est prévu le 30 octobre.

Lors du dernier vote, le 16 octobre, tous les candidats avaient recueilli au moins une voix défavorable d'un membre permanent, signe d'un possible blocage de leur nomination. La Costaricienne Rebeca Grynspan était arrivée en tête avec neuf voix favorables sur quinze, mais avait également essuyé deux votes défavorables parmi les cinq puissances disposant du droit de veto.

L'éventuelle entrée en lice de Viktor Orbán pourrait rebattre les cartes. Mais elle se heurterait aussi à des oppositions, notamment en Europe. La Pologne et l'Ukraine ont déjà exprimé leur rejet de cette perspective.

Le calendrier est désormais particulièrement serré. À deux mois de la fin du mandat de Guterres, les divisions au sein du Conseil de sécurité et les rivalités entre grandes puissances font peser une incertitude supplémentaire sur la désignation du prochain patron de l'ONU.

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