
© RS
Présentation du projet de loi de finances 2027, par la Première ministre de la RDC, Judith Suminwa, à l'Assemblée nationale, le 29 octobre 2026.
La Première ministre congolaise, Judith Suminwa, a présenté les 29 et 30 octobre devant l'Assemblée nationale le projet de loi de finances 2027, d'un montant de 56 930 milliards de francs congolais. En hausse de près de 12 % par rapport au budget rectificatif de 2026, il prévoit des dépenses axées sur les services sociaux, la sécurité et l'emploi.
La République démocratique du Congo (RDC) prévoit un budget de 24,8 milliards de dollars pour l'exercice 2027. Présenté le 29 octobre par la Première ministre, Judith Suminwa, puis défendu devant les députés le 30 octobre, le projet de loi de finances s'élève à 56 930 milliards de francs congolais.
Baptisée "budget d'action et de souveraineté", cette enveloppe affiche une progression de près de 12 % par rapport au budget rectificatif de 2026. Elle s'articule autour de six priorités, avec une répartition importante des ressources entre les services sociaux, la sécurité et les mesures en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat.
Les services sociaux de base bénéficient de la plus importante allocation, avec 6,2 milliards de dollars. La sécurité et la protection du territoire arrivent en deuxième position, avec 6,1 milliards de dollars. Le gouvernement prévoit également 4,8 milliards de dollars pour l'emploi et le pouvoir d'achat.
62 millions de dollars pour le Dialogue national
Le projet de budget prévoit par ailleurs une enveloppe de 62 millions de dollars destinée à l'organisation du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Une provision de 170 millions de dollars, est également inscrite pour les élections, dont la tenue demeure incertaine.
Pour assurer le financement de ces dépenses, le gouvernement mise principalement sur les ressources intérieures, qui devraient représenter 82 % des recettes attendues.
Sur le plan macroéconomique, les autorités tablent sur une croissance de 5,8 % en 2027, tandis que l'inflation moyenne est anticipée à 6,4 %.
Lors des débats à l'Assemblée nationale, les députés ont insisté sur la nécessité de veiller à l'exécution des crédits alloués aux différents secteurs et au respect des équilibres budgétaires. Le projet de loi doit désormais poursuivre son examen parlementaire avant son adoption définitive.