📚 31/10/2026 mondialisation.ca  18min ⁑️ 6 #331803

L'Ia est-elle conçue pour vous détruire ? « La technique d'Alice au pays des merveilles »

Par  Eric Buesing

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En 1963, la CIA a mis par écrit une méthode permettant de briser une personne sans même la toucher.

Ils l'ont baptisée la "technique d'Alice au pays des merveilles".

Elle ne consiste pas à faire croire un mensonge.

Elle consiste à faire perdre pied à la personne.

Un outil de recherche incapable de donner deux fois la même réponse remplit désormais la même fonction, et la ressemblance est trop frappante pour être considérée comme une coïncidence.

La source n'est pas une rumeur. Il s'agit du manuel d'interrogatoire de contre-espionnage KUBARK, le manuel interne de l'agence, daté de juillet 1963 et déclassifié dans les années 1990.1

KUBARK était le nom de code que la CIA s'était donné à elle-même.

L'objectif de cette technique est énoncé clairement. Dérouter les attentes et les réactions conditionnées de la personne présente dans la pièce. Elle est habituée à un monde qui a un certain sens, du moins à ses yeux. Un monde de continuité et de logique. Un monde prévisible. Elle s'accroche à ce monde pour renforcer son identité et sa capacité de résistance.2 La méthode vise non seulement à effacer ce qui lui est familier, mais aussi à le remplacer par quelque chose d'étrange.3

La procédure est simple. Elle peut être menée par un seul interrogateur, mais le manuel précise qu'elle est mieux adaptée à deux ou trois personnes.⁴ Le premier commence par poser une question ambiguë, qui semble simple mais qui est en réalité dépourvue de sens. Avant même que la réponse ne puisse se former, le deuxième interrogateur enchaîne avec une question sans aucun rapport et tout aussi illogique. Parfois, deux questions ou plus sont posées simultanément. La hauteur, le ton et le volume de la voix n'ont aucun rapport avec la signification des questions. Aucun schéma de questions et de réponses ne doit se mettre en place, et les questions n'ont aucun lien logique entre elles.⁵ Dans cette atmosphère, le sujet constate que le schéma de parole et de pensée qu'il a appris à considérer comme normal a été remplacé par un étrange vide de sens.⁶ Il peut en rire ou refuser de prendre la situation au sérieux. À mesure que le processus se poursuit, jour après jour si nécessaire, la situation devient mentalement insupportable. Il est alors susceptible de faire des aveux importants, voire de déverser toute son histoire, simplement pour mettre fin à ce bavardage incessant.⁷ Le manuel note que cela peut s'avérer particulièrement efficace avec les personnes ordonnées et obstinées.⁸

C'est là tout l'astuce.

Ni la douleur. Ni un fait implanté. La continuité est supprimée jusqu'à ce que l'esprit s'abandonne de lui-même.

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Effectuez le même test sur n'importe quel moteur d'IA moderne et cette salle d'interrogatoire réapparaît.

Demandez à n'importe quel modèle d'IA avancé de vérifier les faits sur un sujet. Fermez la conversation. Ouvrez-en une nouvelle. Posez à nouveau la question. Les faits changent. Une date est modifiée. Une citation contredit la dernière réponse. L'accent est mis ailleurs. La conclusion, qui semblait si sûre, est désormais différente. Aucun des faits ne reste stable assez longtemps pour permettre d'établir un consensus. Il ne s'agit pas d'une simple correction. Les petites corrections laissent la structure intacte et ne corrigent qu'un seul élément. Cela détruit complètement vos acquis.

Personne ne cache le fonctionnement de ce système. L'IA ne se réfère pas à un enregistrement fixe. À moins que la fonction mémoire ne soit activée, elle ne se souvient pas de ce qu'elle vous a dit lors de votre dernière session. Chaque fois que vous ouvrez une nouvelle conversation et posez une question, elle produit une nouvelle réponse construite à partir de zéro à partir de schémas linguistiques, et cette réponse n'a aucune obligation de correspondre à celle qu'elle vous a donnée auparavant. Ainsi, vous obtenez la réponse A aujourd'hui et la réponse B demain, toutes deux semblant tout à fait certaines, mais totalement contradictoires. La personne derrière le clavier fait ce que le prisonnier a toujours fait. Elle cherche un point d'ancrage solide. L'IA veille à ce qu'elle ne le trouve jamais.

*

Si on les met bout à bout, les étapes sont identiques.

Le manuel a fait disparaître un univers régi par des règles. L'IA n'en a jamais proposé un. Le manuel brisait toute structure avant même que le prisonnier ne puisse s'y accrocher. Une nouvelle session ou une nouvelle demande de vérification des faits efface tout ce que la précédente avait construit. Le manuel transformait un langage familier en charabia. L'IA transforme une réponse assurée en une autre réponse assurée qui dit tout autre chose. Le manuel attendait que la structure elle-même soit perçue comme une récompense. L'IA vous offre cette récompense dès le quatrième essai, et vous l'acceptez, car il faut que ce tourbillon s'arrête.

L'ancienne méthode nécessitait deux personnes et plusieurs jours. Celle-ci ne nécessite qu'un onglet de navigateur.

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L'excuse habituelle est que cette incohérence est un effet secondaire technique, et non une fonctionnalité. Très bien. Mais un outil incapable de vous donner deux fois la même réponse ne vous informe pas. Il vous démolit. À chaque fois que les faits changent, votre confiance dans votre capacité à trouver un ancrage solide s'effrite un peu plus. Le manuel n'avait pas besoin que le prisonnier adopte une fausse croyance. Il avait besoin qu'il renonce à la recherche d'une croyance vraie. C'est là tout le principe de l'opération. Éradiquer la conviction que la vérité est accessible, et celui qui se présente ensuite avec une réponse assurée s'impose alors comme l'autorité incontestée.

L'IA n'a pas besoin de vous mentir. Il lui suffit de vous épuiser. Lorsque vous avez vérifié trois fois et obtenu trois réponses différentes, la quatrième ne vous semble pas vraie parce que vous l'avez vérifiée. Elle vous semble vraie parce que vous avez cessé de vous battre.

*

Aujourd'hui, le terrain évolue autour du concept même.

Le 29 septembre 2026, le président a signé le décret n° 14434, intitulé "Inauguration de l'ère de la super-intelligence".⁹ Ce décret ordonne au pouvoir exécutif d'utiliser les termes "super-intelligence" et "SI" à la place de "intelligence artificielle" et "IA", et stipule que l'administration "ne reconnaîtra pas l'usage des termes"intelligence artificielle"et"IA"dans aucun contexte applicable". 10 Les dirigeants de Google, Anthropic, Meta, OpenAI, xAI et Nvidia ont signé un "Accord de la Maison Blanche sur la super-intelligence".¹¹ Jensen Huang a commis un lapsus en prononçant "IA", mais s'est corrigé immédiatement : "Je vais finir par m'y habituer."¹² Elon Musk s'est interrompu au milieu d'une phrase et a opté pour "SI".¹³

Lisez la définition donnée par le décret lui-même. Le terme "super-intelligence" désigne les mêmes technologies que celles déjà couvertes par la définition légale existante de l'intelligence artificielle.14 Rien n'a changé concernant les systèmes d'IA. Le même système qui ne peut pas vous donner deux fois la même réponse est désormais, officiellement, "super". Et le décret n'en reste pas là. Il accorde soixante jours au conseiller scientifique du président pour proposer une nouvelle définition fédérale, susceptible de "modifier, d'élargir ou de remplacer" l'ancienne.¹⁵ On change le nom du sol alors que vous vous tenez dessus, puis on prévoit de le redessiner.

La raison invoquée n'était pas l'exactitude. Le président a déclaré que le mot "artificielle" donnait l'impression que cette technologie était un canular.¹⁶ Le public n'a pas demandé ce changement. Un sondage YouGov réalisé la même semaine a révélé que 53 % des personnes interrogées préféraient l'expression "intelligence artificielle" et 9 % "super-intelligence".¹⁷ Ce terme n'a pas été choisi par ceux qui l'utilisent. Il leur a été imposé.

C'est la stratégie du manuel transposée dans le langage. Dérouter les attentes. Retirer le terme familier et en proposer un nouveau qui désigne la même chose. Refuser de reconnaître l'ancien mot. Celui qui continue à dire "IA" est désormais en décalage avec l'assemblée, et c'est l'assemblée qui décide de ce qui est réel.

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Les grands acteurs financiers sont déjà présents. En octobre 2025, dix grandes fondations gérant plus de 50 milliards de dollars, parmi lesquelles Ford, MacArthur, Mellon, Packard et Omidyar Network, ont formé une coalition baptisée "Humanity AI" et se sont engagées à verser 500 millions de dollars sur cinq ans pour façonner l'avenir de l'intelligence artificielle. Son fonds commun est géré par Rockefeller Philanthropy Advisors.18 Un an après cet engagement, la coalition n'a annoncé publiquement que 18 millions de dollars de subventions, et les fondations ne sont soumises à aucune obligation de transparence concernant leurs subventions en matière d'IA, contrairement aux développeurs d'IA qui sont désormais soumis à de nouvelles lois étatiques en la matière. 19 La Fondation Packard fait à la fois partie de cette coalition et figure parmi les bailleurs de fonds philanthropiques de l'AI Safety Fund, géré par le Frontier Model Forum, l'organisme sectoriel créé par Anthropic, Google, Microsoft et OpenAI.20

Ce n'est pas la première fois que ces fondations sont prises la main dans le sac alors qu'elles tiraient les ficelles de la pensée américaine. En 1954, une commission de la Chambre des représentants, présidée par le député B. Carroll Reece, a ouvert une enquête officielle visant à déterminer si des fondations exonérées d'impôts orientaient discrètement l'éducation et la politique sociale américaines. La majorité des membres de la commission a conclu qu'il s'agissait d'une opération coordonnée. Carnegie, Rockefeller et Ford agissaient de concert, utilisant leurs subventions pour façonner la manière dont les Américains percevaient leur propre histoire. Une classe professionnelle d'administrateurs de fondations avait mis en place une structure de pouvoir parallèle, ne rendant de comptes à personne, brassant des milliards sans aucun contrôle public. René Wormser, conseiller juridique de la commission, fit valoir par la suite qu'une exonération fiscale sans obligation de rendre des comptes engendre un pouvoir sans responsabilité. Les audiences furent interrompues en l'espace de quelques semaines. Le rapport final fut enterré.21 La Fondation Ford applique ce scénario depuis soixante-dix ans. Elle est aujourd'hui membre fondateur de la coalition chargée de façonner la machine qui répond à vos questions.

Ajoutez à cela une technique de désorientation qui ne nécessite aucun interrogateur et un vocabulaire qui change par décret, et on est en droit de se demander si tout cela est le fruit du hasard. Ce même pouvoir exonéré d'impôts, dont une commission du Congrès avait autrefois averti qu'il façonnait discrètement la façon de penser des Américains, finance aujourd'hui la manière dont une machine leur répondra. La question n'est plus de savoir si le sol bouge. Il s'agit de savoir qui le fait bouger, et pourquoi.

Peut-être cette instabilité n'est-elle qu'un effet secondaire du commerce. Ou peut-être qu'un esprit incapable de trouver un fait stable, un mot stable ou un sol stable est tout simplement plus facile à diriger qu'un esprit qui en est capable. Un esprit affaibli n'oppose aucune résistance. Un esprit fatigué s'accroche à la première voix qui lui apporte un semblant de soulagement. Le manuel a été rédigé pour un seul homme, dans une seule pièce. La question est désormais de savoir si quelqu'un a décidé de l'appliquer à tout le monde.

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Il suffit de relier les points. Le tableau n'a rien de compliqué. Une technique d'interrogatoire de la CIA, déclassifiée et documentée, spécialement conçue pour détruire le sens de la réalité d'une personne. Des fondations fortes de plus de 70 ans d'expérience et de milliards de dollars non imposés, consacrés à déterminer ce que les Américains croient et à qui ils font confiance. Une machine qui donne à chaque personne qui la sollicite une version différente de la vérité, délivrée avec une confiance absolue, ne rendant de comptes à personne, désormais rebaptisée par décret présidentiel afin que le public ne puisse même pas s'accorder sur le nom à donner à cette chose qui remodèle ses esprits. Cela ne s'est pas produit par hasard. Les hasards ne bénéficient pas d'investissements de plusieurs milliers de milliards de dollars. Les hasards ne font pas l'objet d'un décret signé lors d'un sommet à la Maison Blanche, entouré des hommes les plus puissants du monde. Une population incapable de retrouver deux fois le même fait ne construit rien. Elle ne demande pas de comptes au pouvoir. Elle ne résiste pas. Elle se fracture en des millions d'individus isolés, chacun s'accrochant à la réponse qui a finalement fait taire le bruit, attendant qu'on lui dise ce qui est réel. Quiconque contrôle cette réponse contrôle la population. Ce n'est pas une spéculation. C'est l'architecture même du système. La seule question qui reste est de savoir si suffisamment de gens se réveilleront pour s'en rendre compte avant que la porte ne se referme.

Eric Daniel Buesing

Notes

1. Central Intelligence Agency, KUBARK Counterintelligence Interrogation (July 1963), declassified January 1997 and released through the National Security Archive, George Washington University, Electronic Briefing Book No. 122,  nsarchive2.gwu.edu. The confusion technique falls in Part VIII, "Techniques of Non-Coercive Interrogation of Resistant Sources" (pp. 65-81), contained in the archive's Part II scan (pp. 61-112): CIA%20Kubark%2061-112.pdf. A full-length copy is also held at the Internet Archive:  archive.org

2. Central Intelligence Agency, KUBARK Counterintelligence Interrogation, July 1963, section on the "Alice in Wonderland" or confusion technique. The passage quoted and paraphrased here reads, in the declassified text: "The aim of the Alice in Wonderland or confusion technique is to confound the expectations and conditioned reactions of the interrogatee. He is accustomed to a world that makes some sense, at least to him: a world of continuity and logic, a predictable world. He clings to this world to reinforce his identity and powers of resistance. The confusion technique is designed not only to obliterate the familiar but to replace it with the weird. Although this method can be employed by a single interrogator, it is better adapted to use by two or three. When the subject enters the room, the first interrogator asks a doubletalk question — one which seems straightforward but is essentially nonsensical. Whether the interrogatee tries to answer or not, the second interrogator follows up (interrupting any attempted response) with a wholly unrelated and equally illogical query. Sometimes two or more questions are asked simultaneously. Pitch, tone, and volume of the interrogators' voices are unrelated to the import of the questions. No pattern of questions and answers is permitted to develop, nor do the questions themselves relate logically to each other. In this strange atmosphere the subject finds that the pattern of speech and thought which he has learned to consider normal have been replaced by an eerie meaninglessness. The interrogatee may start laughing or refuse to take the situation seriously. But as the process continues, day after day if necessary, the subject begins to try to make sense of the situation, which becomes mentally intolerable. Now he is likely to make significant admissions, or even to pour out his story, just to stop the flow of babble which assails him. This technique may be especially effective with the orderly, obstinate type." Reproduced from the declassified manual as transcribed at "Alice in Wonderland," Obscurantist,  obscurantist.com. Circulated indexes of the manual place this technique at page 76. That page number is not re-verified against the National Security Archive PDF in this essay, so the citation is to the technique by name rather than to a confirmed page.

3. Central Intelligence Agency, KUBARK Counterintelligence Interrogation, "Alice in Wonderland" or confusion technique.

4. Central Intelligence Agency, KUBARK Counterintelligence Interrogation, "Alice in Wonderland" or confusion technique.

5. Central Intelligence Agency, KUBARK Counterintelligence Interrogation, "Alice in Wonderland" or confusion technique.

6. Central Intelligence Agency, KUBARK Counterintelligence Interrogation, "Alice in Wonderland" or confusion technique.

7. Central Intelligence Agency, KUBARK Counterintelligence Interrogation, "Alice in Wonderland" or confusion technique.

8. Central Intelligence Agency, KUBARK Counterintelligence Interrogation, "Alice in Wonderland" or confusion technique.

9. Executive Order 14434, "Inaugurating the Era of Super Intelligence," The White House, September 29, 2026,  whitehouse.gov.

10. Exec. Order No. 14434, sec. 1.

11. Dave Lawler, "Trump and CEOs try to shed AI's toxic branding," Axios, October 1, 2026,  axios.com.

12. Lawler, "Trump and CEOs."

13. Lawler, "Trump and CEOs."

14. Exec. Order No. 14434, sec. 3(a), adopting the statutory definition of artificial intelligence at 15 U.S.C. § 9401(3).

15. Exec. Order No. 14434, sec. 3(b).

16. Lawler, "Trump and CEOs."

17. Lawler, "Trump and CEOs," citing a YouGov poll conducted the same week.

18. MacArthur Foundation, "Humanity AI Commits $500 Million to Build a People-Centered Future for AI," press release, October 14, 2025,  macfound.org. The combined asset figure is from Eric Daniel Buesing, "Billionaire Foundations' Invisible Grip on AI: $500 Million and Counting: How Philanthropy Is Steering Tomorrow's Defining Technology Without Public Oversight," Substack, January 13, 2026,  sleuthfox.substack.com.

19. Mellon Foundation, "Humanity AI Announces More Than $18 Million in New Grants to Shape AI for the Public Good," May 12, 2026,  mellon.org on foundation disclosure requirements, Buesing, "Billionaire Foundations' Invisible Grip."

20. Buesing, "Billionaire Foundations' Invisible Grip."

21. Buesing, "Billionaire Foundations' Invisible Grip." Buesing's account draws on the record of the U.S. House of Representatives, Special Committee to Investigate Tax-Exempt Foundations and Comparable Organizations (Reece Committee), 1954, and on René A. Wormser, Foundations: Their Power and Influence (New York: Devin-Adair, 1958).

Sources

"Alice in Wonderland." Obscurantist. Accessed October 5, 2026. obscurantist.com.

Buesing, Eric Daniel. "Billionaire Foundations' Invisible Grip on AI: $500 Million and Counting: How Philanthropy Is Steering Tomorrow's Defining Technology Without Public Oversight." Substack. January 13, 2026.  sleuthfox.substack.com.

Central Intelligence Agency. KUBARK Counterintelligence Interrogation. July 1963. Declassified January 1997. National Security Archive, George Washington University. Electronic Briefing Book No. 122.  nsarchive2.gwu.edu.

Central Intelligence Agency. KUBARK Counterintelligence Interrogation. July 1963. Full-length copy. Internet Archive.  archive.org.

Executive Order 14434. "Inaugurating the Era of Super Intelligence." The White House. September 29, 2026.  whitehouse.gov.

Lawler, Dave. "Trump and CEOs try to shed AI's toxic branding." Axios. October 1, 2026.  axios.com.

MacArthur Foundation. "Humanity AI Commits $500 Million to Build a People-Centered Future for AI." Press release. October 14, 2025.  macfound.org.

Mellon Foundation. "Humanity AI Announces More Than $18 Million in New Grants to Shape AI for the Public Good." May 12, 2026.  mellon.org.

Wormser, René A. Foundations: Their Power and Influence. New York: Devin-Adair, 1958.

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Eric Daniel Buesing est un chercheur indépendant qui étudie les structures de pouvoir des élites, les mécanismes de contrôle institutionnels et les schémas de domination persistants qui ont façonné la civilisation humaine. Avec une grande rigueur intellectuelle, il analyse le fonctionnement de ces forces à travers l'histoire, mettant en lumière les architectures d'influence qui façonnent les sociétés, les économies et les institutions mondiales, tout en remettant en question les discours dominants et en encourageant une prise de conscience plus profonde.

Ancien militaire américain, il a exercé pendant deux décennies en tant que détective privé agréé et expert judiciaire, développant une expertise spécialisée dans l'analyse du stress vocal.

Cette expérience pratique a affiné sa capacité à traquer les réseaux cachés, à examiner minutieusement les preuves et à identifier les incohérences. Titulaire d'un MBA, il apporte à son travail une vision stratégique organisationnelle et une compréhension des systèmes. Cette combinaison rare d'enquête de terrain et de sens aigu des affaires lui permet de mener une analyse particulièrement rigoureuse des dynamiques de pouvoir.

Ses recherches examinent comment les élites au pouvoir ont maintenu leur contrôle par la coercition, l'alignement stratégique, l'amnésie historique induite et les conflits orchestrés, des schémas qui se répètent selon le paradigme "problème-réaction-solution", dans lequel les crises servent à légitimer l'extension de l'autorité.

*The Hidden Hand : Wealth, Power, and Control from Pharaohs to Corporations* (TrineDay, 2026) représente l'aboutissement de plus de deux décennies de recherche, synthétisant des données allant des civilisations anciennes au capitalisme de surveillance contemporain. Son prochain ouvrage complémentaire, *The Illusion Architects : How Elites Shape Culture, Consciousness, and Reality* (TrineDay, fin 2026), étend cette enquête aux mécanismes mêmes de la persuasion de masse, en retraçant l'évolution des outils de contrôle culturel, depuis les cérémonies des empereurs de l'Antiquité jusqu'aux moteurs de recommandation algorithmiques d'aujourd'hui.

Eric partage ses réflexions sur  ericbuesing.com, sur Substack à l'adresse  sleuthfox.substack.com, et sur X (@sleuthfox) [le compte sur X a été récemment annulé], où il explore l'amnésie historique, l'intersection entre la technologie et la liberté humaine, ainsi que les forces cachées qui façonnent le monde moderne.

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