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Les autorités burkinabè veulent faire des langues nationales le principal vecteur d'apprentissage dans les premières années du primaire. Dès le CP1, 90 % des enseignements seront dispensés dans une langue locale, avant une réintroduction progressive du français, qui redeviendra la principale langue d'enseignement en cinquième année.
Au Burkina Faso, les autorités ont engagé une réforme du système éducatif visant à généraliser l'enseignement bilingue dans les écoles. Le français cède désormais la place aux langues nationales durant les premières années du primaire, avec l'objectif de rapprocher l'apprentissage des réalités linguistiques des élèves.
Quinze jours après la rentrée scolaire, les enseignants du primaire ont bénéficié d'une formation accélérée pour se préparer à ce changement. Dès le cours préparatoire première année (CP1), les enseignements seront dispensés à 90 % à l'oral et à l'écrit dans une langue nationale.
Le pays a été réparti en plusieurs zones linguistiques, notamment celles du mooré, du dioula, du fulfuldé, du gulmacema, du lyelé, du dagara, du bissa et du nouni. Chaque enfant devra ainsi suivre les cours dans la langue majoritaire de sa localité, indépendamment de son origine.
La place du français augmentera progressivement au fil du cursus. En cinquième année, il représentera 90 % des enseignements et redeviendra la langue utilisée pour les examens du Certificat d'études primaires (CEP).