
Source: Gettyimages.ru
La police a interpellé un homme de 39 ans converti à l'islam. [Photo d'illustration]
Un homme de 39 ans, converti à l'islam, a été interpellé à Élancourt. L'imam auquel il avait confié sa "grande colère après les attentats" de Trappes et La Verrière a alerté les autorités, ayant compris que l'individu détenait des armes et pourrait se rendre à Orléans, lieu du congrès du Rassemblement national.
Selon des informations révélées par Europe 1 le 31 octobre, un homme de 39 ans a été interpellé dans les Yvelines avant le congrès du Rassemblement national qui s'est tenu les 24 et 25 octobre à Orléans. Les faits remonteraient aux heures qui ont suivi la fusillade meurtrière survenue le 23 octobre à Trappes et à La Verrière, qui a fait un mort et sept blessés, dont quatre grièvement.
Cité par le procureur de la République antiterroriste, le tireur aurait reconnu avoir spécifiquement ciblé des personnes "de type musulman ou africain, nord-africain". Le président français Emmanuel Macron avait, dans la foulée de l'attaque, fustigé un "attentat terroriste, raciste".
Après l'attentat, l'homme interpellé à Élancourt - commune limitrophe de Trappes et de La Verrière - serait allé confier sa "grande colère après les attentats" à un imam à La Verrière, d'après Europe 1 qui cite une source policière. L'homme de foi aurait alors compris, au fil de cet échange, que l'individu face à lui détenait des armes à feu dans le coffre de sa voiture et comptait se rendre à Orléans où devait se tenir à compter du lendemain le congrès du Rassemblement national.
Le suspect en fauteuil roulant
L'imam aurait alors prévenu les autorités, et l'individu "connu pour des infractions liées aux stupéfiants et aux armes" aurait été "rapidement" identifié par les enquêteurs, a rapporté la radio française. Lors de la perquisition menée au domicile du suspect, ils auraient trouvé "sept armes à feu, dont cinq armes de poing et deux armes longues, ainsi que de nombreuses munitions", peut-on encore lire.
L'homme aurait alors expliqué aux enquêteurs s'être converti à l'islam deux ans plus tôt. Toujours selon la même source, il aurait mis en avant un passé d'ancien tireur sportif pour justifier la présence d'armes à feu chez lui. Des armes qu'il ne manipulerait plus depuis qu'il souffre d'une neuropathie, qui - toujours selon Europe 1 - "l'oblig[e] à se déplacer sur un fauteuil roulant électrique".