
par Serdar Dincel
Damas évalue son éventuelle intégration à l'alliance régionale réunissant la Türkiye, le Pakistan et l'Arabie saoudite, selon le ministre syrien des Affaires étrangères.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a déclaré samedi que "des discussions sont actuellement en cours pour évaluer l'adhésion de la Syrie à l'alliance de La Mecque", un pacte régional réunissant la Türkiye, le Pakistan et l'Arabie saoudite.
Selon l'agence de presse officielle syrienne (SANA), ces déclarations ont été faites lors d'une session consacrée à la sécurité régionale dans le cadre du Manama Dialogue 2026.
Il a affirmé que Damas constituait une partie "intégrante" de la sécurité régionale et soutiendrait tout cadre visant à protéger la stabilité de la région.
Le ministre a souligné que la région avait "plus que jamais besoin" de développer des systèmes communs de dissuasion et de défense.
Abordant le conflit au Yémen, Assaad al-Chaibani a réaffirmé le soutien de la Syrie au gouvernement yéménite dans ses efforts visant à rétablir sa souveraineté et la stabilité dans l'ensemble du pays.
Il a également appelé toutes les parties à soutenir l'unité et la souveraineté des États.
Par ailleurs, le ministre syrien des Affaires étrangères a déclaré qu'Israël avait mené plus de 1000 attaques contre son pays en moins de deux ans, faisant des dizaines de morts.
"Notre territoire a été soumis à plus de 1000 attaques israéliennes en moins de deux ans, faisant des dizaines de morts.
Comment justifier les appels au contrôle des frontières et au placement des armes sous le contrôle exclusif de l'État alors que la souveraineté syrienne est violée et prise pour cible quotidiennement ?", a-t-il interrogé.
Condamnant les attaques israéliennes, Assaad al-Chaibani a appelé à un retour aux lignes en vigueur avant le 8 décembre 2024 et à la mise en œuvre de l'accord de désengagement de 1974.
Il a souligné que le plateau du Golan constituait un territoire syrien et que la résolution 497 du Conseil de sécurité des Nations unies faisait référence en la matière.
Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en Syrie, le 8 décembre 2024, Israël a occupé la zone tampon syrienne établie dans le cadre de l'accord de désengagement de 1974 et y a installé des positions militaires, à l'intérieur comme à l'extérieur de cette zone. Une démarche que l'ONU a qualifiée de violation de l'accord.
source : Anadolu