
© Frederic Vielcanet/Gamma-Rapho Source: Gettyimages.ru
Blocage du lycée Colbert, dans le 10e arrondissement de Paris, le 8 octobre 2026. [Photo d'illustration]
Plusieurs mobilisations sont prévues ce 3 novembre à travers la France, dans le cadre de la grogne des lycéens et des étudiants. Une cinquantaine d'établissements demeuraient bloqués. Dans la capitale, des organisations étudiantes qui ont appelé à manifester refusent le parcours en périphérie imposé par la préfecture de police.
"On se profile sur une grosse journée de mobilisation", a lancé ce 3 novembre au matin, sur BFMTV, la trésorière de l'Unef, Clara Privé, assurant que le décompte des universités bloquées "n'est pas fini à 10 h", alors qu'une nouvelle journée de mobilisation lycéenne et étudiante se profile en France.
Toujours citée par la chaîne d'information, Clara Privé affirme que les étudiants entendent mener une "journée noire" avant celle du 5 novembre, qui s'annonce plus importante, "où l'objectif sera de massivement bloquer les universités et de rejoindre les travailleurs et les travailleuses sur leur appel à la grève".
Sur le terrain, des établissements scolaires sont bloqués, notamment à Rennes, Toulouse, Lyon ainsi qu'à Paris. À 11 h, l'Union étudiante a revendiqué le blocage de "plus de 50 campus" ainsi qu'"une université sur deux perturbée par le mouvement" étudiant. L'Union syndicale lycéenne (USL) a quant à elle revendiqué 500 établissements bloqués, bien loin des 48 annoncés - sur les 3 700 du pays - par le ministère de l'Éducation nationale.
Dans la capitale, l'Interfac Île-de-France et la coordination régionale étudiante ont appelé à manifester. Une manifestation, au parcours encore incertain, et à laquelle la préfecture de police (PP) de Paris s'attendrait à voir participer entre 15 000 et 30 000 personnes, selon des "documents internes", là encore qu'aurait consultés BFMTV.
Blocage... autour du parcours de la manifestation parisienne
Le 2 novembre, la préfecture de police (PP) de Paris avait interdit cette manifestation, évoquant un parcours "incompatible avec les contraintes de sécurité en vigueur" et la renvoyant au boulevard des Maréchaux. Ce 3 novembre, avant une conférence de presse, l'Interfac Île-de-France et d'autres organisations lycéennes et étudiantes ont annoncé refuser "de manifester à nouveau sur les Maréchaux".
" Ce serait un scandale si le recours n'était pas examiné par les juges", a lancé dans la matinée sur X Coppélia Moreau, membre d'Interfac Île-de-France, précisant qu'un recours a été déposé auprès du tribunal administratif "pour contester l'interdiction de la manifestation de cet après-midi appelée par l'AG Interfac", et qu'il "n'est toujours pas audiencé".
En province, un cortège de quelques centaines de personnes, réunies à l'appel des organisations étudiantes, s'est élancé de la place Jean-Jaurès à Lyon pour manifester jusqu'au campus de l'université Lyon 3. Une manifestation est également annoncée, à l'appel de l'intersyndicale (FO, Unef et FSU), dans le centre-ville de Bordeaux.