📚 04/11/2026 reseauinternational.net  5min ⁑️ 6 #332215

 Scandale d'État en Ukraine : une prison secrète liée à Azov découverte près de Kiev, 40 hommes dont un adolescent de 14 ans parmi les détenus

Kiev : découverte d'un centre de torture contre des soldats ukrainiens

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par Francesca de Villasmundo

En Ukraine, la découverte d'un centre de torture secoue Kiev : allégations de torture et soldats blessés ont provoqué des émeutes devant un centre de détention pour déserteurs.

La maison des horreurs

L'Ukraine est secouée par une sordide affaire dans centre de détention pour déserteurs qui auraient été torturés. Situé dans une cave, des militaires y torturerait d'autres soldats. On parle déjà de la "maison des horreurs". Des Ukrainiens se sont rassemblés devant la maison pour y clamer leur dégoût.

L'incident, qui fait actuellement l'objet de discussions sur les chaînes Telegram et est largement couvert par le Kyiv Independent, au même titre que les informations relatives à la guerre, s'est produit hier soir, 2 novembre 2026, dans une maison privée située au 7 rue Soniachna, dans le village de Petropavlivska Borshchahivka, district de Bucha, à la périphérie de Kiev. Selon ce que l'on apprend, une ambulance privée a appelé la police, affirmant qu'on l'empêchait d'accéder à un homme blessé à l'intérieur du bâtiment.

Des centaines d'habitants se sont alors rassemblés près d'un bâtiment non identifié gardé par des soldats de la Garde nationale Azov. L'étincelle a jailli à la suite de rumeurs - que le Kyiv Independent qualifie de "non vérifiées" - selon lesquelles plusieurs hommes étaient détenus illégalement à l'intérieur du bâtiment.

La situation a rapidement dégénéré lorsque des manifestants ont commencé à lancer des œufs et des projectiles sur les policiers et les membres de la Garde nationale, qui ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et des coups de feu en l'air. Selon des journalistes du Kyiv Independent arrivés sur place, des manifestants ont également percé un mur de briques pour pénétrer dans le bâtiment.

Un adolescent de 14 ans dans un état de sidération délivré

Quatorze personnes blessées, dont certaines dans un état très grave, ont été transportées à l'hôpital pour y subir des examens. À l'intérieur du bâtiment, selon des témoins et le médecin qui y est entré, il y avait environ 25 à 30 personnes. Parmi les scènes les plus inquiétantes, des images ont montré un jeune homme visiblement très perturbé, terrifié, identifié comme un adolescent de quatorze ans, recevant de l'aide alors qu'il traversait la foule. Les questions persistent quant à la présence de cet adolescent dans l'établissement et aux allégations selon lesquelles il aurait subi des mauvais traitements.

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La grande presse ukrainienne, Kyiv Independent, Hromadske, UNIAN, TSN, Suspilne et UA.NEWS dont les journalistes étaient présents sur les lieux, déclare explicitement :

"Le cœur de l'histoire est en grande partie vrai, mais les accusations les plus graves n'ont pas encore été prouvées".

Des informations circulant sur les réseaux sociaux ukrainiens suggèrent que 40 otages civils étaient retenus dans la maison, que des demandes de rançon étaient envoyées aux familles pour leur libération et que des actes de torture systématiques y étaient pratiqués, notamment des yeux arrachés et des exécutions. Huit hommes auraient été tués le mois dernier et leurs corps enterrés dans les bois. Les demandes de rançon s'élèveraient, selon les informations, de 15 000 $ à 30 000 $ par famille.

La Garde nationale Azov, ainsi que la police de Kiev, ont démenti les allégations de détention illégale, de torture ou de décès

Le 1er corps de la Garde nationale Azov, ainsi que la police de Kiev, ont démenti les allégations de détention illégale, de torture ou de décès survenus dans le bâtiment mais Azov se voit tout de même contraint d'annoncer qu'il punira les auteurs de ces abus. Selon l'armée, le bâtiment était un "point de rassemblement temporaire" pour l'unité militaire 3121, qui appartient au corps Azov et abritait du personnel "nouvellement mobilisé" et des "militaires détenus après avoir quitté leurs unités sans autorisation" et en attente de redéploiement. Le commandant de la Garde nationale, Oleksandr Pivnenko, a confirmé l'arrestation à Petropavlivska Borshchahivka de ceux qui étaient revenus du front sans autorisation.

Dans ce climat tendu, Kyrylo Budanov, chef de cabinet du président Volodymyr Zelensky, s'est également rendu sur place pour "découvrir ce qui se passait", selon ses propres termes. Il aurait été contacté par la sœur d'un garçon de 14 ans visiblement en détresse pour l'aider à partir. Le chef militaire Olha Reshetylova et le Bureau d'enquête d'État (SBI) étaient également présents.

Kyrylo Budanov, chef de cabinet du président Volodymyr Zelensky, est venu sur place

Interrogé sur la raison d'être de telles structures, Budanov a répondu qu'"il existe de nombreux bâtiments similaires" et a promis d'ouvrir une enquête sur leur fonctionnement.

Une enquête interne de la Garde nationale a été annoncée.

"Les événements de Petropavlivska Borshchahivka sont inacceptables pour l'État et portent atteinte à l'unité des Ukrainiens, en particulier face à la menace russe. Les forces de l'ordre et les autorités compétentes s'emploient à clarifier tous les détails afin d'établir un tableau objectif et complet des événements, de prendre les mesures nécessaires pour poursuivre les responsables et d'empêcher que de tels incidents ne se reproduisent. Nous préparons actuellement toutes les décisions nécessaires, en mobilisant les forces de l'ordre pour une réponse appropriée et afin de prévenir toute provocation", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. "J'exhorte tous les Ukrainiens à toujours se laisser guider par les intérêts de la nation et de l'État lorsqu'ils prennent des décisions et gèrent des situations conflictuelles". "Il est certain que les événements d'hier ne se sont pas produits sans influence", a-t-il ajouté, évoquant un "cerveau". "Les individus et les initiatives à l'origine de ces événements seront identifiés et punis, tout comme les conclusions tirées au sein des structures de sécurité. Le bureau du procureur général et les instances compétentes ont déjà ouvert une enquête objective".

Ce scandale a relancé les questions relatives aux détentions illégales,  aux rafles de jeunes hommes pour les envoyer au front et à la torture en Ukraine. Un réseau des horreurs que le monde occidental, politiciens et médias mainstream, dans leur haine pathologique de la Russie, ne veulent pas voir...

source :  Médias-Presse-Info

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