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Selon L'Infiltré, des dirigeants d'entreprises, notamment du CAC 40, auraient recommandé à leurs équipes de constituer une réserve d'espèces en cas de crise financière dans les prochains mois. D'après la même source, l'économiste Jacques Attali ferait part au tout-Paris de son inquiétude quant à un risque de suspension des retraits bancaires.
La France est-elle à l'aune d'une crise financière majeure ? Alors que les camps politiques s'écharpent autour de la situation financière du pays, en vue des présidentielles prévues au printemps 2027, certains redoutent qu'elle puisse déraper avant cette échéance électorale.
Selon des informations de L'Infiltré, "plusieurs dirigeants d'entreprise, notamment du CAC 40, ont alerté leurs équipes et leurs interlocuteurs sur le risque d'une crise financière avant la présidentielle", recommandant pour certains de "constituer une réserve d'espèces pour quelques mois".
Toujours d'après ce jeune hebdomadaire, Jacques Attali, énarque octogénaire connu pour avoir travaillé pour François Mitterrand et conseillé plusieurs autres présidents de la Ve République, "exprime dans les dîners en ville sa vive inquiétude face au risque d'une suspension des retraits bancaires".
"Ce qu'on redoute, c'est une période où l'on rencontrerait des difficultés pour accéder à son argent", a déclaré au média un dirigeant d'une entreprise cotée en Bourse. Un scénario qui n'est pas sans rappeler celui vécu par les Grecs, lorsqu'en juin 2015, après l'échec des négociations entre Athènes et ses créanciers, les banques avaient été fermées et les retraits de capitaux contrôlés.
Un État français qui ploie sous le poids de sa dette
Une situation qui avait été moins pire que celle, deux ans plus tôt, vécue par les Chypriotes, où Bruxelles et le Fonds monétaire international avaient conditionné leur aide financière à la ponction des comptes bancaires. Un plan rejeté en mars 2013 par le Parlement de Chypre. Quelques mois plus tard, les comptes de plus de 100 000 euros essuyaient de lourdes pertes.
Sur les marchés obligataires, avec des taux au plus haut depuis une quinzaine d'années, la dette française attire de moins en moins. Le pays en vient même à être désigné par des observateurs étrangers comme le nouvel " homme malade de l'Europe".
Une dégradation de la situation financière du pays qui se traduit dans les budgets : L'Infiltré rappelle ainsi qu'en France la charge de la dette est passée de 62,6 milliards d'euros budgétisés pour 2026 à 72,9 milliards dans la copie gouvernementale du budget 2027.
Un surcoût de plus de 10 milliards qui vient directement impacter "les arbitrages sur les autres dépenses de l'État". Auprès du média numérique, un ex-ministre de l'Économie confie ainsi que la prochaine équipe à prendre les rênes du pays pourrait "avoir à gérer une urgence avant même d'avoir engagé son programme".