Deux autres pétroliers ont pris feu jeudi après avoir heurté des mines marines dans une zone réglementée, dans l'est du détroit d'Ormuz, selon la marine iranienne.
Dans un communiqué publié ce jeudi 5 novembre, la marine a déclaré que lesdits navires avaient heurté des mines marines aux alentours de midi, alors qu'ils naviguaient dans une zone réglementée à l'est de cette voie stratégique.
Le communiqué attribue ces incidents au non-respect, par ces navires, des avertissements et à leur entrée non autorisée dans des zones réglementées, sans coordination préalable.
Ces événements s'inscrivent dans une série d'accidents similaires survenus ces derniers jours, impliquant des navires qui tentaient d'emprunter des itinéraires non autorisés pour traverser le détroit d'Ormuz.
Plus tôt dans la journée, la marine iranienne a annoncé qu'un autre pétrolier en infraction avait pris feu et s'était immobilisé après avoir heurté une mine marine alors que le navire tentait d'emprunter un itinéraire non autorisé dans l'est du détroit d'Ormuz.
Selon la marine, ce pétrolier avait désactivé ses systèmes d'identification et de navigation, tout comme d'autres navires ayant heurté des mines marines ces derniers jours.
"Nous avertissons de nouveau les propriétaires de pétroliers et les exploitants d'autres navires que le détroit d'Ormuz est fermé et que le passage risque d'être dangereux pour les navires qui tenteraient de le traverser sans coordination préalable ni autorisation des autorités iraniennes", a souligné la marine iranienne.
La marine a insisté sur le fait que tout nouvel acte d'agression contre l'Iran se solderait par un échec.
Parallèlement, les forces navales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont annoncé que trois navires en infraction avaient explosé dans le détroit d'Ormuz et que deux drones de type LUCAS, de fabrication américaine, avaient été saisis.
Le CGRI affirme que trois navires en infraction ont explosé dans le détroit d'Ormuz et qu'il a aussi réussi à s'emparer de deux drones de type LUCAS de fabrication américaine.
Plus tôt, les forces navales du CGRI avaient signalé que deux pétroliers et un remorqueur avaient pris feu après avoir tenté de franchir illégalement le détroit d'Ormuz.
Le CGRI a souligné à maintes reprises que le détroit d'Ormuz demeure sous le contrôle souverain de la République islamique d'Iran, précisant que le passage sûr à travers du détroit n'est autorisé qu'aux navires qui se coordonnent au préalable et se conforment à la réglementation iranienne.
Le CGRI a en outre averti que toute activité provocatrice ou non autorisée dans la zone ferait l'objet d'une réponse immédiate et proportionnée.
Le détroit stratégique d'Ormuz est officiellement fermé à la navigation non autorisée depuis début mars, quelques jours après le déclenchement de la guerre d'agression israélo-américaine contre l'Iran.
Les autorités iraniennes ont souligné à plusieurs reprises que les navires souhaitant traverser ce passage devraient emprunter les itinéraires désignés et autorisés par les forces armées de la République islamique d'Iran.
