La Force aérospatiale du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a neutralisé deux nouveaux drones de reconnaissance américains de type MQM-170 au moyen de systèmes avancés de guerre électronique, portant à six le nombre total de ces appareils interceptés par les forces iraniennes.
Dans un communiqué publié jeudi 5 novembre, le service des relations publiques du CGRI a précisé que les deux interceptions ont eu lieu dans le sud de l'île de Qeshm, dans le détroit stratégique d'Ormuz.
Cette opération intervient au lendemain de la destruction d'un drone américain MQ-1 par la Force aérospatiale du CGRI au-dessus de cette même île. 14 autres appareils de ce type ont jusqu'ici été abattus. Les forces du CGRI ont également détruit un drone américain MQ-9 Reaper à l'est du détroit d'Ormuz. Il s'agit du 55e appareil de ce modèle neutralisé, toujours selon les chiffres communiqués par le CGRI.
Ces deux interceptions interviennent alors que le CGRI fait état de la multiplication des vols-espions américains, qui effectuent des missions de cartographie des systèmes de défense aérienne iranienne le long de la côte du golfe Persique et du détroit d'Ormuz.
En réponse, la Force aérospatiale iranienne a intensifié ses opérations d'interception, mettant une fois de plus à l'échec, les objectifs de guerre de Washington.
Le drone MQM-170 Outlaw, fabriqué par la société américaine Griffon Aerospace, est un petit drone polyvalent principalement utilisé comme cible volante pour l'entraînement à la défense aérienne, et peut également transporter des capteurs de reconnaissance. La saisie intacte de tels appareils permet d'obtenir des renseignements précieux sur les équipements et les méthodes opérationnelles de l'ennemi.
Ces développements s'inscrivent dans une dynamique plus large de réponses efficaces apportées par le réseau de défense antiaérienne intégré de l'Iran et par ses capacités nationales de guerre électronique, depuis le début de la guerre d'agression illégale menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d'Iran, fin février.
