L'Upk annonce son retrait du gouvernement régional du Kurdistan irakien et menace de créer une administration parallèle

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Le dirigeant de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) a annoncé le retrait de son parti du gouvernement régional du Kurdistan irakien, faisant également part de son intention de mettre en place une administration distincte à Souleimaniye.

"Nous espérions former un gouvernement différent de ceux de précédents et établir de meilleures relations avec Bagdad, mais le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) ne respecte ni la démocratie ni la volonté du peuple", a déclaré Bafel Talabani dans un message télévisé jeudi.

"L'UPK ne reconnaît plus le Parlement du Kurdistan ni ses travaux et a, par conséquent, a décidé de se retirer du gouvernement régional", a-t-il poursuivi.

Talabani a également menacé de mettre en place une administration parallèle qui prendrait des mesures similaires à celles de PDK. "À l'autre partie, nous disons : quelles que soient les mesures que vous prendrez, nous réagirons en conséquence", a-t-il averti.

"Si vous nommez un président de la région du Kurdistan, nous en nommerons un également. Si vous nommez un Premier ministre, nous ferons de même. Et si vous nommez un ministre, nous nommerons aussi un ministre. En somme, toute action de votre part suscitera une réponse équivalente", a-t-il fait savoir.

Cette annonce fait suite à une réunion d'urgence du conseil de direction de l'UPK, présidée par Talabani et consacrée aux récents développements politiques, notamment à la première session du Parlement régional et à ses conséquences.

Le Parlement du Kurdistan irakien s'est réuni mercredi pour la première fois en près de deux ans. Les députés ont élu Vala Fareed Ibrahim à sa présidence, avec 52 voix. Rami Nouri Audish a été élu vice-président, tandis que Muna Kahveci a été désignée secrétaire du bureau parlementaire.

L'UPK, et plusieurs blocs politiques alliés ont boycotté la session, sur fond de désaccords sur la formation du gouvernement régional et la répartition des postes à haute responsabilité.

Ce différend survient après les élections législatives d'octobre 2024, remportées par le PDK avec 39 sièges sur 100, contre 23 pour l'UPK.

Depuis plusieurs décennies, ces deux formations dominent la vie politique de la région et se partagent le pouvoir depuis 1992. Leurs rivalités ont toutefois régulièrement retardé la formation des gouvernements et les efforts visant à unifier les institutions du Kurdistan irakien.

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