Le général de brigade Mohammad Akraminia, porte-parole de l'armée iranienne, a souligné que les forces armées étaient aujourd'hui nettement plus puissantes, plus expérimentées et placées à un niveau d'alerte supérieur à celui du début de la guerre d'agression américano-israélienne.
S'exprimant vendredi soir lors d'une cérémonie commémorative en hommage aux martyrs, organisée dans la ville de Pishva, située dans le sud-est de Téhéran, le général Akraminia a souligné que l'armée, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et les forces de l'ordre faisaient preuve d'une motivation, d'un engagement et d'une confiance renforcée en leurs capacités, après plusieurs mois de conflit intense.
"Les forces armées de la République islamique d'Iran sont aujourd'hui plus fortes qu'au début de la guerre, car l'expérience de la confrontation directe avec les États-Unis et le régime factice d'Israël nous a permis de tirer de précieux enseignements militaires", s'est-il félicité. Il a assuré la population que l'armée était pleinement préparée à défendre le pays, grâce au renforcement de ses capacités matérielles et technologiques.
Le porte-parole de l'armée iranienne a également mis en avant le contrôle stratégique exercé par l'Iran sur le détroit d'Ormuz. Il a rappelé qu'avant la guerre, quelque 130 navires empruntaient quotidiennement cette voie maritime, par laquelle transitaient environ 20 % du pétrole mondial, ainsi que du kérosène et des engrais chimiques.
"Cette capacité stratégique vitale est entre les mains de l'Iran et, tant que les conditions posées par la République islamique d'Iran ne seront pas acceptées, le détroit d'Ormuz ne sera pas rouvert", a-t-il réitéré.
Le général Akraminia a mis en garde contre une éventuelle reprise de l'agression américaine. Précisant que les navires de guerre américains s'étaient retirés de la région, il a averti que Washington pourrait engager de nouvelles opérations militaires par pur désespoir politique.
Si l'ennemi reprend ses agressions militaires, la riposte de l'armée iranienne serait "immédiate, décisive et sans aucune limitation géographique", conformément aux directives du commandant en chef des forces armées, l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei.
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Il a expressément averti que les bases et les intérêts américains situés bien au-delà de l'Asie de l'Ouest et du golfe Persique étaient à portée des drones et des missiles iraniens et seraient pris pour cible en cas de nouvelles agressions américaines.
La résistance iranienne fait l'Amérique réviser sa politique
Évoquant les répercussions géopolitiques de la guerre, le porte-parole de l'armée iranienne a souligné que les rassemblements nocturnes des citoyens pendant 251 nuits consécutives faisaient état de la résistance inébranlable du peuple iranien et avaient profondément modifié les équations politiques aux États-Unis et infligé des pertes financières considérables aux agresseurs.
Il a notamment évoqué les récentes élections américaines, à l'issue desquelles les républicains ont ouvertement reconnu que la guerre contre l'Iran avait constitué l'un des principaux facteurs de leur défaite électorale.
"Ce ne sont pas les démocrates qui ont vaincu Trump et les républicains ; c'est le peuple iranien qui les a vaincus sur la scène politique grâce à sa résistance et à sa fermeté", a-t-il dit.
Après leur victoire historique aux élections de mi-mandat, les démocrates américains réclament la fin immédiate de la guerre contre l'Iran.
Le général Akraminia a également souligné les graves répercussions économiques du conflit sur les États-Unis et leurs alliés européens.
Selon des estimations de responsables américains, le coût direct de la guerre dépassait les 48 milliards de dollars, sans compter les coûts indirects, difficiles à évaluer. En conséquence, les pays européens ayant soutenu la campagne militaire américano-israélienne sont confrontés à de graves crises économiques, qui ont provoqué d'importantes manifestations populaires dans des pays comme la France, la Grèce, l'Italie et la Pologne.
Le général Akraminia a salué la cohésion nationale sans faille dont a fait preuve le peuple iranien durant les 251 jours de guerre. Il a souligné que la présence constante du peuple et sa mobilisation sous le drapeau national, ont mené à l'échec les tentatives de l'ennemi d'y semer la division et de provoquer de nouveaux troubles internes.
Il a toutefois averti qu'après ses échecs cuisants sur les plans économique, militaire et politique, l'ennemi cherchait à fomenter des émeutes et à provoquer des troubles à l'intérieur du pays.
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Enfin, Akraminia a exhorté le peuple iranien à rester vigilant et uni jusqu'à la victoire finale afin de déjouer définitivement les complots de l'ennemi.
