
Par la rédaction de The Cradle, le 7 novembre 2026
Cette récompense a été annoncée malgré les affirmations répétées des États-Unis selon lesquelles le programme nucléaire iranien avait été "anéanti".
Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé le 6 novembre une récompense colossale de 20 millions de dollars en échange de toute information, indication ou piste concernant le programme nucléaire iranien, malgré les affirmations répétées des États-Unis selon lesquelles ce programme avait été complètement détruit.
"Le programme 'Rewards for Justice' offre une récompense pouvant aller jusqu'à 20 millions de dollars, ainsi qu'une éventuelle réinstallation, pour toute information concernant le programme nucléaire iranien, y compris ses infrastructures, ses équipements et le personnel associé, tel que les membres de la communauté scientifique, ou les déplacements de l'un des éléments susmentionnés",
a écrit le CENTCOM sur X.
Le Département d'État, qui gère le programme "Rewards for Justice", n'a fixé aucun seuil précis quant au type d'informations permettant d'obtenir la totalité de la somme.
Le département a imputé à Téhéran son non-respect des obligations envers l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce qui aurait prétendument empêché cette dernière de suivre la trace des centrifugeuses iraniennes, et a cité une conclusion de l'AIEA datant de 2025 selon laquelle l'Iran enrichirait de l'uranium à 60 %, un taux proche du seuil de 90 % nécessaire à la fabrication d'armes.
Malgré les affirmations répétées des États-Unis et d'Israël selon lesquelles les frappes auraient "anéanti" le programme nucléaire iranien, le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a déclaré que ce programme " ne peut être effacé par des opérations militaires", et l'Agence a affirmé à plusieurs reprises n'avoir trouvé aucune preuve d'un effort iranien structuré et soutenu pour fabriquer des armes nucléaires.
Des évaluations des services du renseignement américains divulguées à la suite de frappes antérieures ont révélé que des installations souterraines profondes telles que Fordow sont restées structurellement intactes, et que Téhéran a conservé le contrôle de son réseau scientifique et de ses stocks de matières fissiles.
Quelques heures après cette annonce, le président américain Donald Trump a attribué la survie d'Israël à l'attaque américaine contre l'Iran, déclarant :
"Si nous n'avions pas frappé l'Iran, Israël n'existerait pas aujourd'hui".
Tout en soulignant que les États-Unis "ne combattent pas" l'Iran, Trump s'est vanté dans la foulée d'avoir imposé "le plus grand blocus de l'histoire militaire", d'avoir détruit la marine iranienne et d'avoir neutralisé les défenses aériennes iraniennes en quelques minutes, tout en affirmant, sans fournir de preuves, que Washington aurait réalisé "de nombreux progrès" dans les négociations avec Téhéran.
Plus tôt cette semaine, Trump a déclaré devoir encore "s'occuper" d'une ou deux cibles, parmi lesquelles un site nucléaire présumé situé au centre de l'Iran, connu sous le nom de Kuh-e Kolang Gaza La, ou "Pickaxe Mountain", dont Téhéran conteste qu'il s'agisse d'une installation nucléaire.
Le journaliste américain Tucker Carlson a averti que Trump, sous la pression du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pourrait être à quelques jours d'une frappe nucléaire sur la "Montagne de la Pioche", où les services du renseignement israéliens affirment que l'Iran a repris ses activités d'enrichissement.
Téhéran a réaffirmé qu'il ne rouvrira pas le détroit d'Ormuz ni ne reprendra les négociations sur le nucléaire tant que ses sept conditions ne seront pas remplies, notamment la fin des hostilités dans toute la région, l'arrêt de la pression militaire américaine, la levée du blocus naval, le déblocage des avoirs iraniens gelés, l'allègement des sanctions et le retrait militaire américain de la région.
Traduit par Spirit of Free Speech