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Édouard Geffray, ministre français de l'Éducation nationale. [Photo d'illustration]
Édouard Geffray ne compte pas repousser le baccalauréat 2027, malgré les journées de cours perdues dans les lycées français lors des blocages. Le ministre de l'Éducation nationale promet des possibilités de rattrapage, mais écarte aussi tout changement du calendrier de Parcoursup, autre cible de la mobilisation.
"Je vais être très clair : je n'ai pas l'intention de toucher aux examens", a déclaré Édouard Geffray lors d'un échange avec des élèves, des parents et des professeurs. Pour les établissements les plus touchés, la réponse du ministre de l'Éducation nationale passe par des cours supplémentaires, pas par un nouveau calendrier.
Des heures perdues, mais pas de report
Geffray estime que deux lycées sur trois ont été épargnés par les blocages ou n'ont perdu qu'un ou deux jours de cours. Ailleurs, il est question de dégager des moyens pour des séances supplémentaires. Le ministère n'a toutefois pas chiffré les heures de rattrapage dont les établissements pourraient disposer.
L'évaluation des élèves pourrait être modifiée. Geffray propose notamment de répartir les notes du contrôle continu sur un semestre plutôt que sur un trimestre. Ce système, fondé sur le travail effectué pendant l'année, compte pour 40 % de la note finale du bac général et technologique.
Les épreuves restent donc fixées aux dates publiées en août. La philosophie est prévue le 14 juin 2027, les spécialités du 16 au 18 juin. Les candidats qui ont perdu plusieurs journées de classe devront suivre le même calendrier que les autres.
Parcoursup ne bougera pas non plus
Même refus pour Parcoursup, la plateforme française sur laquelle les lycéens déposent leurs candidatures dans l'enseignement supérieur. Les organisations de jeunesse contestent ce système de sélection et demandent sa suppression. Le ministre, lui, maintient les dates prévues pour les admissions.
Le gouvernement avance quelques changements dans les dossiers de candidature. Il prévoit de supprimer la lettre de motivation obligatoire et de rendre les critères de sélection plus transparents. Les candidats refusés pourraient notamment obtenir les raisons de cette décision.
L'exécutif a également annoncé une limitation progressive des classes de seconde à 28 élèves et la création de 15 000 places dans le supérieur. Ces engagements n'ont pas mis fin aux appels à manifester.
Le 9 novembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir les représentants des lycéens et des étudiants à Matignon. Une première réunion est prévue de 15 h 30 à 17 heures, suivie d'un échange consacré à Parcoursup de 17 à 19 heures. Les organisations de jeunesse et les syndicats de l'éducation appellent déjà à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 10 novembre.