L'organisation Al-Qaïda prépare "de nouveaux attentats à l'heure où je vous parle", a affirmé mardi dernier le président américain Barack Obama, en défendant sa décision d'envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan.
Lors d'une allocution solennelle à l'école militaire de West Point, Obama a rappelé que l'Afghanistan et le Pakistan étaient "l'épicentre de l'extrémisme violent d'Al-Qaïda". "Je ne prends pas cette décision à la légère", a-t-il déclaré à propos de l'envoi de renforts. "Je la prends parce que je suis convaincu que notre sécurité est en jeu en Afghanistan et au Pakistan", a-t-il dit. "C'est de là que nous avons été attaqués le 11-Septembre et c'est là que se préparent de nouveaux attentats à l'heure où je vous parle", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas un danger latent, ni une menace hypothétique".
M. Obama a indiqué que les Etats-Unis avaient arrêté au cours des derniers mois sur leur sol des "extrémistes" qui venaient de la région frontalière à l'Afghanistan et au Pakistan "afin de commettre de nouveaux actes de terreur". "Ce danger ne fera que croître si la région retourne en arrière et qu'Al-Qaïda peut agir en toute impunité", a averti M. Obama.
"Tout cela ne sera pas facile", a reconnu le locataire de la Maison Blanche. "La lutte contre l'extrémisme violent ne s'achèvera pas du jour au lendemain et il s'étend bien au-delà de l'Afghanistan et du Pakistan". Le président américain a aussi appelé à accroître la pression sur Al-Qaïda dans tous les pays où le réseau islamiste tente de s'établir, citant particulièrement la Somalie et le Yémen. "Là où Al-Qaïda et ses alliés tentent de prendre pied, que ce soit en Somalie ou au Yémen ou ailleurs, nous devrons lui faire face par une pression croissante et des partenariats solides", a-t-il plaidé.
(Source : AFP)
Note ReOpenNews :Dans sa justification d'envoyer des renforts en Afghanistan, le président américain a oublié de mentionner une information : les services de renseignements américains ont récemment conclu qu'il ne restait plus qu'une centaine de membres d'Al Qaïda dans tout le pays ! Et le Washington Times de se demander si "dépenser 100 milliards de dollars par an pour permettre à 100 000 soldats de traquer 100 terroristes dans les montagnes les plus reculées de notre planète en valait vraiment la peine." Ce questionnement résume à lui seul non pas tant l’inutilité imbécile de cette guerre, mais le fait qu’Al-Qaïda n'est qu'un prétexte à un hold-up, à l'appropriation de la richesse d’une nation (par ailleurs ruinée) par une minorité toute puissante.