publié le mardi 1er novembre 2011

Confronté à une fronde insurrectionnelle depuis sept mois, Bachar al Assad a martelé que son pays est "complètement différent de l'Egypte, de la Tunisie ou du Yémen", insistant sur le fait que " L'histoire est différente et la politique est différente ", tout en tonnant : " Vous voulez connaître un nouvel Afghanistan, ou même des dizaines d'Afghanistan ? La Syrie n'hésitera pas à embraser toute la région. Si l'idée est de diviser la Syrie, cela reviendra à diviser toute la région ". Cette déclaration « coup de tonnerre », qui n'a pas fait dans l'euphémisme, ni dans les circonlocutions, a été son incisif préambule médiatique avant de participer à une rencontre entre les ministres de la Ligue arabe et des dirigeants syriens à Doha, au Qatar, placée sous le signe de la médiation entre le gouvernement de Damas et les opposants.
Selon les estimations de l'ONU, environ 3 000 personnes dont 200 enfants ont péri depuis le début du soulèvement populaire au mois de mars.