25/03/2012  3min #65273

 Toulouse. La tuerie qui sauvera Sarkozy ?

Les prémisses d'une dictature meurtrière

Retour à la case départ sans passer par la prison

L'affaire du décervelé qui utilisa une arme israélienne pour tuer d'innocents enfants juifs à Toulouse s'est soldée par une exécution sommaire.

A une époque il y avait la peine de mort puis on a jugé ça trop cruel.
Mais en même temps la « justice », cette mise en scène d'homme vêtus de robes, que seuls les plus riches peuvent se payer et qui le plus souvent utilisée dans un but lucratif, au moyen des « dédommagements » financiers attendus, a perdu toute sa crédibilité.
Rendre justice ne consiste pas à faire qu'un crime ne puisse plus avoir lieu, ça sert juste à punir, profiter de la faiblesse, assouvir sa haine et sa violence.
Avant les criminels entraient dans le palais de justice en baissant la tête et ça suffisait à les impressionner assez, aujourd'hui il faut des gardes armés pour éviter les bagarres, car le poids du toit à l'angle d'or n'a plus aucun effet.

La loi même, perd sa respectabilité en criminalisant des gens honnêtes, dès lors qu'ils partagent des fichiers ou des informations en public. Même la gratuité est l'objet d'une chasse, tout ce qui peut nuire au système capitaliste est au centre de ce qui fait la loi et la justice, et on puni des gens qui téléchargent des films à des amendes à six chiffres et plusieurs années de prison, tandis que les génocides sont financés par les impôts et que des familles, des villages, des villes et des pays sont envahis et massacrés avec l'argent des impôts, par des gens qui se font élire.

Il en a résulté que tout le monde voulait la mort de l'écervelé, que la prison, même à vie, paraissait insuffisante. Même une condamnation à mort n'aurait pas été assez dissuadante pour tous ceux qui s'amuseraient à devenir des écervelés. C'est donc l'exécution sommaire qui a été choisie, par une police armée à qui on en a donné l'ordre.

On ne peut pas savoir qui a appuyé sur la gâchette, transmit et donné l'ordre, tout ça se passe dans le secret de la police, au prétexte que c'est un corps entier et indivisible, ce qui produit finalement une opacité et une impunité infaillible. En fait ils peuvent faire ce qu'ils veulent.

Le plus important dans cette affaire a été que personne ne voulait s'égosiller à plaider justice, rendre justice, chercher des excuses, creuser la question, dépenser de l'argent public pour cette merde. L'exécution sommaire est aussi la solution la plus économique.

Les médias ont bien préparé les esprits à cette mie à mort, en disant en gros : « l'homme le plus détesté de France », sous-entendu à cause du fait qu'il haïsse les juifs, et pas du tout en raison du fait qu'il ait agit contre les intérêts de ceux qu'il prétendait défendre, à savoir les palestiniens. Tout cela était monté de toutes pièces. Une pierre deux, ou même trois coup, c'est comme ça qu'on détecte la marque de la dictature qui veut sortir de l'ombre.

A aucun moment il n'a été question de se dire « le pauvre écervelé, il suffit simplement de lui expliquer, de l'instruire, et de lui donner un avenir, pour que de lui-même il en vienne à chercher à obtenir le pardon quitte à y consacrer sa vie ». Non, une balle dans la tête et c'est réglé le problème, voilà comment ça marche à la mode sarko.

Et maintenant le ballon est lâché, le précédent est inscrit dans l'histoire, ce sont des choses qui se font, qui se sont déjà faites, et que même les gens sont capables de consentir à accepter, en étant soulagés et contents de voir la mort donnée d'une façon aussi directe.

Ce qui reste à dire c'est que cette société est en train de plonger vers une dictature mortifère, où on éliminera tout ceux qui s'opposeront à l'ordre établi par la nécessité du business et du profit.
Les pauvres pantins faciles à manipuler pour en faire des cibles mouvantes ne seront pas rares à trouver, tant leur esprit sera pollué.

Et à part ça, personne ne s'offusque (ne s'étonne, ou même ne trouve à redire au fait) que le président de la république ait le droit de dire « moi je pense que ceci devrait se faire comme cela, donc c'est ainsi que désormais nous ferons tous ».