
Cette information, largement diffusée par la presse atlantiste, a contribué à accroître la certitude affichée par les États occidentaux en la culpabilité de la Syrie.
Pourtant, la source de l'intoxication n'est pas états-unienne : la veille, 27 août, la chaîne de télévision Jewish News One annonçait que les interceptions avait été réalisées par Tsahal [2].
De son côté, une source militaire syrienne a confirmé, antérieurement à l'attaque, la présence d'officiers de Tsahal à Douma (zone contrôlée par la Brigade de l'islam) d'où les deux obus contenant des produits chimiques (mais pas nécessairement des gaz de combat) ont été tirés.
L'emballement occidental est ensuite le fait de quelques individus liés à Israël, sous l'impulsion du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
[1] « Exclusive : US Spies say intercepted calls prove Syria army used nerve gas », Foreign Policy, 28 août 2013.[2] « Tsahal indique que le gouvernement syrien est responsable », Jewish One, 27 août 2013.