Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a payé Twitter pour qu'un message contre le Hamas et en faveur de la riposte israélienne soit diffusé au plus grand nombre.

Mercredi, alors qu'Israël l'avait accepté, le Hamas a rejeté la proposition de cessez-le-feu avancée par l'Egypte, en expliquant que ce serait accepter un statu-quo dans la bande de Gaza, et donc qu'il s'agirait d'une forme de reddition. Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont même prévenu qu'elles intensifieraient le feu contre Israël.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donc eu beau jeu de tenter de renverser l'opinion publique en dénonçant le jusqu'au-boutisme du Hamas, et en mettant en avant le cessez-le-feu qu'avait accepté Israël. Jusque là, il ne s'agit que d'une communication classique en diplomatie.
Mais le spécialiste des relations internationales Hayes Brown a remarqué sur Twitter que le premier ministre israélien ne s'était pas contenté de publier un message dans ce sens sur le réseau social. Il a payé Twitter pour en faire un "tweet sponsorisé", et lui assurer un maximum de visibilité.
"PARTAGEZ : Le rejet du Hamas d'un cessez-le-feu donne à Israël toute légitimité pour étendre l'opération pour protéger notre peuple", écrit Benjamin Netanyahu.
"Promoted by PM of Israel" t.co pic.twitter.com/nFWWeStP7x
Hayes Brown (HayesBrown) 15 Juillet 2014
Le Hamas, de son côté, a vu ses comptes Twitter fermés par le réseau social.