par Oliro
Trump, ou la parole perforative.
Donald Trump ne parle pas seulement pour décrire, expliquer ou convaincre. Il parle pour produire des effets. Il nomme, accuse, proclame, menace, ridiculise, mobilise. Sa parole ne cherche pas d'abord à correspondre au réel ; elle cherche à l'occuper, à le trouer, parfois à le remplacer. De Roy Cohn aux marchés automatisés, de la parole impériale américaine à la réalité produite par le vide, généalogie d'une parole perforative.