Par Thierry Jobard
Charismatique, authentique, bienveillant, empathique, "résonant"... À lire la littérature managériale, le leader tiendrait moins du cadre que du saint. Il ne commande pas : il inspire, il élève, il irradie. Derrière cette hagiographie de bureau se joue pourtant autre chose qu'une querelle de vocabulaire. Car si le leader n'est plus un chef, c'est qu'on attend désormais de lui qu'il obtienne sans ordonner - et des salariés qu'ils veuillent d'eux-mêmes ce qu'on leur impose.