par Mounir Kilani
Il avait un taxi à prendre. La pluie commençait à frapper la vitre. Il a cliqué sur "J'accepte".
Personne n'aurait pu le blâmer. Les conditions générales s'étalaient sur douze pages qu'il n'avait ni le temps ni la lumière pour lire. Ce n'était pas de la paresse. C'était de l'économie pure : il y avait un taxi à prendre, la rue devenait rivière, et le monde réel, celui qui mouille les épaules et gâte les souliers, attendait derrière cette formalité numérique.