par Laala Bechetoula
Il arrive un moment où la politesse intellectuelle devient une lâcheté. Un moment où continuer à parler de «controverse», de «débat» ou de «complexité» relève non plus de la nuance, mais de la complicité. Ce moment est arrivé.
Le cas Boualem Sansal n'est plus celui d'un écrivain. C'est celui d'une fonction. Une fonction polie, décorée, certifiée conforme - mais une fonction tout de même - mise au service d'un mécanisme ancien et parfaitement rôdé : délégitimer l'Algérie par la voix d'un Algérien jugé fréquentable.