
par Covidemence
Quelle tristesse ! Nous n'avons pas bombardé l'Iran ! Ouin ! Maman ! Ouin ! C'est pas juste ! Sniff ! Prout !
Pfuit. Voire pschiit. La 666ème guerre mondiale contre l'Iran a échoué. Comprendre : elle n'a même pas pu commencer.
On reformule : un bide.
On ne peut exclure une énième manœuvre vicelarde d'intoxication comme en juin 2025 lorsque Trump avait menti aux Iraniens... mais voilà, il semble que les carottes ne sont pas cuites. Du tout.
Zut. La déception doit être terrible chez certains.
Et on touche au sublime avec la presse nous expliquant que c'est le bras vengeur et séculier de Nettanyahou qui a EMPÊCHE Trump de passer à l'attaque !
Si, si, ils osent écrire cela ( DailyMail ou CNN).
On note que la presse française n'a toujours pas reçu le mémo ou alors elle est trop inconsolable (le Figaro ayant été particulièrement odieux, hystérique et pro-guerre pendant de nombreux jours).
Difficile de connaître la vérité. On doit quand même rappeler que l'opération était bien réelle. La propagande médiatique insensée en Occident (surtout en Europe d'ailleurs), la psyop avec le fils du Shah, les violences sur le terrain, les cibles choisies par certains émeutiers (mosquées, bus, etc.)
On peut donc dire que quelque chose ou quelqu'un a stoppé la machine infernale. Et ce n'est bien sûr pas Israël.
Vous connaissez ma relation du type «je t'aime moi non plus» avec la Chine... À mon sens, l'explication la plus rationnelle est Pekin envoyant un message -très violent- aux Américains.
Un message de la part des Iraniens n'est pas impossible non plus (raser les villes israéliennes avec des volées de missiles hypersoniques, ça calme, même les fous furieux du côté de Tel Aviv).
Une chose est certaine : il y a eu DISSUASION.
Je ne crois pas à l'idée d'un bluff de Trump (faire simplement peur aux Iraniens et dans quel but ?). Il savait très bien que les manifestants capables de renverser le régime et le fils du Shah sorti de la napthaline, tout ça c'était du FLAN monté en épingle par ses services.
Il n'aurait pas escaladé comme il l'a fait avant de s'écraser comme un étron. Aucun gain. D'autant qu'il était auréolé de sa stupéfiante victoire au Vénézuéla.
La thèse d'une intervention «divine» de dernière minute paraît donc la plus probable. Et finalement la plus rassurante.
Pour la beauté du raisonnement et par respect pour l'homme, on pourrait aussi penser que Trump, de lui-même, a écouté sa Raison et a finalement reculé (mettant en porte-à-faux son état profond, les néocons et le lobby pro-israélien).
Le fait est. Dans le monde nouveau, il y a des lignes rouges que même les États-Unis ne peuvent plus violer.
Échec face à la Russie. Échec face à l'Iran. Échec de la guerre commerciale contre la Chine. Voilà les symptômes, physiques, de la réalité géopolitique de ce XXIe siècle.
Après la démence sans frein de l'Amérique seule superpuissance, on retrouve un principe nécessaire de balance.
D'équilibre.
Le monde a besoin de 2 superpuissances qui s'opposent, se concurrencent. Et même parfois se foutent sur la gueule de façon limitée et à la marge. Mais une telle configuration empêche les aventures et déflagrations unilatérales (en clair limite la folie humaine).
Nous avons besoin d'un monde divisé et donc mieux géré.
Tout le contraire de la vision démiurgique et hystérique des globalo-neuneus qui ne veulent voir qu'une seule tête dépasser.
La leur bien sûr.
source : Covidémence