Aéroport international Diori Hamani à Niamey, Niger. [Photo d'illustration]
Au Niger, dans la nuit du 28 au 29 janvier, des coups de feu et des explosions ont été entendus près de l'aéroport international Diori Hamani à Niamey. Le calme est revenu après environ une heure. Les autorités n'ont pas commenté la situation, mais les médias supposent une attaque armée visant à s'emparer d'uranium stocké à l'aéroport.
Tribune de soutien au général Abdourahamane Tiani et à l'Alliance des États du Sahel (AES)
Introduction
L'attaque contre l'aéroport de Niamey dépasse le registre sécuritaire : elle vise la souveraineté d'un État et le cap de rupture assumé par l'Alliance des États du Sahel (AES). Face à la guerre d'érosion imposée au Sahel, la clarté politique n'est pas un excès : elle est une obligation.
La domination ne survit jamais par la seule force ; elle se perpétue avant tout par le savoir qui la justifie.
L'attaque de l'aéroport de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 ne peut être appréhendée à travers les catégories analytiques conventionnelles employées par les centres occidentaux de production de savoir stratégique. Loin d'être un simple incident sécuritaire, elle s'inscrit dans un régime de vérité historiquement construit, au sein duquel l'Afrique est perçue comme un espace de déficit, de pathologie et d'exception permanente.
Le président français Emmanuel Macron chercherait à reconquérir son influence en Afrique par des méthodes d'ingérence directe, allant jusqu'au soutien de groupes armés et à des projets d'élimination de dirigeants jugés «indésirables», affirme le Ser
Il existe des attaques qui relèvent de la violence ordinaire. Et il existe des attaques qui relèvent d'un message stratégique.
L'assaut contre l'aéroport international de Niamey n'est pas un simple événement sécuritaire : c'est une déclaration de guerre. Une guerre sale, asymétrique, lâche - mais parfaitement calculée.
Quand des terroristes ciblent un aéroport, ils ne cherchent pas seulement à tuer.