Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, le général de division Abdolrahim Moussavi, a mis en garde contre tout aventurisme contre le pays. À la moindre imprudence, les ennemis essuieront une défaite stratégique.
« Les ennemis de l'Iran sont parfaitement conscients que tout acte d'aventurisme et toute tentative visant à imposer la guerre à l'Iran islamique se traduiront non seulement par leur défaite décisive et stratégique, mais étendront également le champ de bataille et de la crise à toute la région et entraîneront des coûts durs et irréparables aux instigateurs et tous ceux qui les soutiennent ».
Un avertissement sans équivoque aux ennemis de l'Iran que le général Moussavi a lancé en ce samedi 7 février à l'occasion de la Journée de la Force aérienne de l'Armée de la République islamique d'Iran. S'adressant à cette occasion au commandant de l'armée de l'Air de la République islamique d'Iran, le général de brigade Bahman Behmard, il a affirmé que l'Armée de l'air joue un rôle stratégique dans le renforcement de la dissuasion active, la promotion de la préparation défensive et la confrontation aux menaces ennemies surtout dans le contexte sensible actuel qui est exposé aux évolutions complexes intérieures et régionales, en particulier après l'offensive israélo-américaine du mois de juin.
« Aujourd'hui, l'Armée de l'air est au plus haut niveau de préparation et, en pleine coordination avec les autres forces armées, est prête à apporter une réponse décisive, rapide et ferme à toute menace, agression ou erreur d'appréciation de l'ennemi, et à asséner un coup dur à tout agresseur », a-t-il martelé.
« L'Iran n'initiera jamais de guerre, mais n'hésitera pas à défendre sa sécurité nationale, ses intérêts vitaux et son intégrité territoriale », a par ailleurs souligné le commandant en chef.
La présentation du missile Khorramshahr-4 reflète le refus de l'Iran de renoncer à sa défense, selon le CGRI.
La Force aérienne de l'Armée est le symbole du lien profond qui unit l'armée à la nation et à la République islamique a indiqué le général Moussavi.
Depuis la guerre non provoquée israélo-américaine lancée le 13 juin 2025 contre le pays, au moment même où l'Iran menait des négociations nucléaires indirectes avec les États-Unis, l'Iran a entrepris de renforcer ses capacités défensives et offensives.
Et à juste titre puisqu'en janvier 2026, les États-Unis ont essayé, une fois de plus, de provoquer de nouvelles confrontations en déployant des forces aériennes et navales auprès des côtes iraniennes dans le sud du pays.
Face aux menaces d'attaques, les autorités iraniennes ont averti que toute attaque américaine entraînerait une riposte immédiate et pourrait déclencher une guerre régionale.
La semaine dernière, le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a averti : « Les Américains doivent savoir que s'ils déclenchent une guerre cette fois encore, celle-ci sera régionale », assurant que les menaces et les démonstrations de force militaire n'intimideront jamais la nation iranienne.
À la suite d'une série de rencontres diplomatiques, et le nouveau round de négociation indirect entre Téhéran et Washington, vendredi au Sultanat d'Oman les tensions se sont quelque peu apaisées.
