25/02/2026 french.presstv.ir  3min #305862

 L'Iran privilégie la diplomatie tout en se tenant prêt à toute agression (ministre des A.e.)

Téhéran avertit que personne ne pourra empêcher la guerre si Washington frappe l'Iran

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht‑Ravanchi, a mis en garde Washington contre tout aventurisme militaire, qualifiant toute éventuelle frappe de "véritable pari risqué", et a averti que personne ne serait en mesure d'empêcher la guerre qui s'ensuivrait.

"Comment peut-on prétendre de mettre fin à la guerre après une seule frappe ? À notre avis, c'est un pari risqué. Nous espérons que ce ne sera pas le cas", a-t-il déclaré à la radio NPR dans une interview publiée mardi 24 février.

Ces avertissements interviennent à quelques jours du prochain tour des pourparlers indirects entre Téhéran et Washington, prévu le 26 février. Entre-temps, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région, déployant des porte-avions, accompagnés de milliers de soldats, d'avions de chasse et de destroyers lance-missiles.

Les États-Unis ne cessent de menacer de frapper l'Iran en l'absence d'un accord remplaçant l'accord nucléaire de 2015. Or, les États-Unis sous le premier mandat de Trump s'en sont unilatéralement retirés en 2018.

De son côté, Téhéran a prévenu que la riposte iranienne à toute éventuelle agression serait d'une ampleur inimaginable, soulignant qu'un tel conflit exposerait directement les intérêts des États‑Unis et de leurs alliés régionaux à des représailles iraniennes. Takht‑Ravanchi a insisté sur le fait que l'Iran ne céderait pas à l'intimidation et que la diplomatie resterait la seule voie compatible aux intérêts de tous.

S'exprimant sur les tensions croissantes dans la région, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht‑Ravanchi, a vivement critiqué le déploiement militaire américain : "Quel est l'objectif du déploiement de troupes et d'une importante armada dans notre région ? Intimider l'Iran ? Cela ne se produira point, car les Iraniens ont déjà prouvé leur résilience."

"Il n'y a pas de solution militaire au dossier nucléaire iranien. Par conséquent, au lieu de fomenter des guerres et de déployer des forces, il est préférable de se concentrer sur la diplomatie", a-t-il ajouté.

Téhéran est prêt à conclure un accord, a déclaré Takht‑Ravanchi, mais une avancée décisive sur cette voie dépendrait de la volonté politique de toutes les parties. "Nous sommes prêts à parvenir à un accord au plus vite, et nous ferons tout le nécessaire pour y parvenir, car nous entrerons dans la salle de négociation à Genève avec sincérité et bonne volonté", a‑t‑il souligné.

Le dernier tour des pourparlers indirects irano-américains à Genève s'est conclu par l'adoption d'un ensemble de principes directeurs destinés à orienter les prochaines discussions. Les deux parties doivent examiner leurs projets respectifs lors de la prochaine réunion qui se tiendra dans la ville suisse.

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