02/03/2026 francais.rt.com  3min #306404

 Israël et les États-Unis lancent des frappes contre l'Iran

Renverser la République islamique ? « Mission impossible », assure le chef de la diplomatie iranienne

© Burak Kara

Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, le 30 janvier 2026 à Istanbul. [Photo d'illustration]

Affirmant sa confiance dans les institutions de la République islamique, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré le 1er mars sur Al Jazeera que Téhéran ne plierait pas face à l'agression américano-israélienne lancée le 28 février, qui a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei.

"Si leur objectif est de changer le pouvoir, c'est mission impossible", a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, lors d'une interview à la chaîne qatarie Al-Jazeera, alors que l'Iran fait face à une attaque américano-israélienne depuis le 28 février.

Le ministre a insisté sur la résilience du système politique iranien : "La disparition du Guide suprême ne signifie ni la fin du pouvoir ni un bouleversement de notre ordre constitutionnel. Nos institutions sont stables et remplissent leurs missions conformément à la loi." Il a précisé que "toutes les procédures [étaient] prévues pour assurer la continuité de l'État", soulignant que l'assemblée des experts - l'organe constitutionnel composé de 88 membres du clergé - "désignerait sans délai un nouveau Guide suprême en cas de vacance du pouvoir".

"Notre système est suffisamment résilient pour surmonter les crises, quelles qu'elles soient. Les pertes parmi nos commandants militaires, aussi douloureuses soient-elles, ne paralysent pas notre appareil de défense : chaque responsable tombé est immédiatement remplacé", a-t-il martelé, répondant aux allégations israéliennes  revendiquant "l'élimination de 40 hauts gradés".

Un assassinat "sans précédent" condamné

L'ayatollah Ali Khamenei, qui avait succédé il y a trente-six ans à Rouhollah Khomeini en tant que Guide suprême de la Révolution islamique, a été tué dès le début de l'attaque américano-israélienne, lors d'une frappe contre un complexe gouvernemental.

Araghchi a qualifié cet acte de "violation flagrante du droit international". "Cibler délibérément un chef d'État, qui incarnait aussi une autorité spirituelle pour des millions de musulmans dans le monde, marque un dangereux escalade", a-t-il dénoncé, ajoutant que cet événement "compliquera davantage les perspectives de résolution pacifique du conflit".

Le ministre a rappelé l'engagement constant de l'Iran en faveur du dialogue : "Téhéran reste ouvert à la diplomatie, mais chaque attaque armée réduit cet espace. En juin dernier déjà, nos ennemis ont cru pouvoir nous faire capituler en quelques jours. Ils ont dû se résoudre à douze jours de combats acharnés pour comprendre notre détermination."

En conclusion, Araghchi a fustigé "l'unilatéralisme américain", évoquant le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire de 2015 (JCPOA) - pourtant entériné par la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU - "sans motif légitime, sapant des années d'efforts diplomatiques".

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