Journal dde.crisis de Philippe Grasset
2 mars 2026 (20h15) - La "guerre" (toujours ces guillemets !) menée par les USA et Israël contre l'Iran se poursuit à un rythme effréné dont l'Iran est peut-être le moteur principal face aux masses pesantes et à la lourde modernité de ses adversaires, - et tout cela sous une avalanche d'informations plus ou moins justes et de commentaires plus ou moins judicieux dans la presse alternative, - bien plus, par exemple, que pour les débuts de la guerre en Ukraine. C'est la mesure de l'évolution incessante et du formidable développement, et de la capacité technologique du système de la communication d'une part ; et d'autre part de la puissance galopante de la presse alternative (mais aussi : "dissidente" comme un ' Samizdat', indépendante, antiSystème, etc.). Ce deuxième point mesure la puissance de " l'effet Janus" du système de la communication.
Notre travail, pour l'instant, en ces quelques jours de ce début de conflit est de nous faire les relais des aspects que nous jugeons intéressants, pêchés ici ou là, sous la poussée de notre expérience et de notre intuition, sans aucune garantie de rendre compte d'une véracité qui s'avère insaisissable chez telle ou telle source. Cette démarche ("de se faire les relais") s'impose notamment par la dimension métahistorique et spirituelle sous-jacente de l'événement. Par ailleurs, ce choix délibéré d'une subjectivité qui n'étonnera personne pour mon cas précisément, explique que ce travail passe par le canal de 'Journal-dde.crisis' de PhG.
Pour ce jour, c'est sur la mort de l'Ayatollah Ali Khamenei que s'arrête notre attention. Personnellement, c'est en écoutant Alexander Mercouris hier soir qu'a surgi à ma connaissance l'hypothèse d'une mort volontaire, c'est-à-dire d'un martyre d'Ali Khamenei, décidant de rester dans sa résidence exposée aux bombes des civilisateurs occidentaux, pour y mourir en martyre justement plutôt que se cacher dans un bunker souterrain. Quant à l'étonnement et l'incompréhension de Mercouris qu'il y ait eu un certain nombre de chef rassemblés autour de l'Ayatollah et qui partagèrent son sort, une possible explication est donnée par Scott Ritter, qui se révèle un extraordinaire connaisseur sinon érudit de la religion chiite, et qui explique que toutes ces personnes avaient choisi comme leur Guide Suprême, le martyre d'une mort acceptée, "pour sauver la République Islamique par l'exemple qu'ils donneraient"
Le Marine contemplant la foi chiite
Comme dit plus haut, l'interview de Scott Ritter sur le canal de Danny Haïphong (en français) le 1er mars, est exceptionnelle. Ce commandant du Corps des Marines montre une connaissance de l'histoire et de la théologie, autant que de la psychologie et de la spiritualité des Iraniens, qui est vraiment peu commune. Elle sert vraiment à mieux comprendre les arcanes et les mystères de ce conflit, autant que la valeur spirituelle et humaine de l'Iran face à la décadence diabolique et pathétique de l'"Empire occidental" traînant sa violence aveugle et sa cruauté stupide dans la fange de sa génération-Epstein.
On donne ici un extrait de l'interview de Ritter où sont exposées les circonstances de la mort de Khamenei suivie de la nomination d'un successeur : le premier avait édicté deux fatwa interdisant la fabrication d'une arme nucléaire par l'Iran, son successeur par intérim est partisan de cette fabrication (les lois de la foi chiite autorisent à modifier les fatwa selon l'évolution des événements extérieurs), - comme la plupart, sinon désormais tous les dirigeants iraniens. Revient ici la remarque déjà lue, faite par l'ambassadeur Chas Freeman : on a tué Khamenei soi-disant pour empêcher la fabrication d'une arme nucléaire par l'Iran et on a accompli exactement le contraire.
Dans l'extrait de Ritter, on trouve également son appréciation sur le rôle de Trump, ainsi mis en parallèle, comme une monstruosité infernale de stupidité par rapport à un Khamenei... La sanction qui attend Trump à Washington D.C. (paralysie, destitution, etc.) sera "l'une des opérations de changement de régime les plus réussies de l'histoire des changements de régime", observe avec fièvre et fureur Scott Ritter.
Scott Ritter : "L'homme qui pense que l'Iran a le droit de posséder la bombe nucléaire est désormais celui qui interprète la foi islamique pour la République islamique. Et le peuple iranien est dans les rues en disant"C'est ce que nous voulons"." À quel point peut-on être plus stupide ? Et bien la réponse est "extraordinairement stupide". Et maintenant nous voyons la réalité. Cette République islamique n'est pas fondée sur un seul homme. Elle repose sur une constitution qui est appliquée à l'instant même, sans la moindre déviation de celle-ci. Les choses se déroulent exactement comme la Constitution le prévoit et avec le soutien des fidèles. Et vous venez justement de donner aux fidèles le pouvoir de dire "Nous avons besoin d'armes nucléaires". Nous sommes maintenant dans une position très dangereuse.
"Mais poursuivons un instant sur la voie du changement de régime. Vous voyez, le changement de régime est une arme à double tranchant. Donald Trump l'a dégainé avec Israël et a cherché à s'en servir contre les Iraniens. Mais elle coupe dans les deux sens. Donald Trump a perdu la guerre dès le premier jour. Les six premières bombes tombées sur l'Iran, il a perdu la guerre, ce qui signifie qu'il y aura un changement de régime aux Etats-Unis avant qu'il y en ait un en Iran. Le culte de la personnalité de Donald Trump ne survivra pas aux élections de mi-mandat car pour les remporter, il devait offrir au peuple américain une guerre très rapide et relativement peu sanglante.
" Quelqu'un qui a accompli ce qu'aucun autre président américain n'a réussi à faire en 47 ans. Mais au lieu de cela, il va suivre la voie d'un autre président raté, qui a entraîné les États-Unis dans une guerre longue et interminable que nous ne gagnerons pas. Nous perdrons. Nous ne savons pas combien de vies nous perdrons, mais ce sera dévastateur. Les Iraniens ne céderont pas. Il n'y aura pas de soulèvement populaire en Iran pour renverser le régime. Ali Khamenei est désormais un martyre. Un martyre. Un martyre de l'importance même de Hussein. Un martyre qui aux yeux des fidèles chiite est l'égal d'Ali. C'est pourquoi la dernière publication sur son compte X faisait référence à Ali, symbole de défi. [...]
"Donald Trump n'est pas un président de la paix, mais un va-t-en-guerre pro-israélien qui a placé Israël au-dessus des intérêts américains, sacrifié des vies américaines et massacré des Iraniens innocents. Ces enfants morts dans les écoles deviendront les symboles de la perfidie des États-Unis qui ont une fois de plus utilisé la diplomatie comme moyen de préparer une attaque surprise. Plus personne ne nous fera jamais confiance et à juste titre. Mais c'est la fin de Donald Trump. Son régime s'effondrera lors des élections de mi-mandat et il passera les deux dernières années de sa présidence à être destitué. Et si cette guerre tourne suffisamment mal, peut-être sera-t-il reconnu coupable et traîné hors de la Maison Blanche en combinaison orange et menotte, car tel est son destin, le changement de régime. Ce sera l'une des opérations de changement de régime les plus réussies de l'histoire des changements de régime. Et c'est littéralement une blessure que Donald Trump s'est infligé lui-même, à son propre héritage politique."
Il s'agit d'un combat à mort
On voit un autre aspect de l'observation des mêmes événements, plus techniques, plus maintenu dans les bornes de l'observation militaire et tactique, avec le lieutenant-colonel à la retraite Daniel Davis. Il y est aussi question du martyre de Khamenei mais dans des termes plus terre à terre. Dans tous les cas, on voit bien là se confirmer la diffusion ultra-rapide de l'interprétation du comportement de l'Ayatollah et par conséquent l'importance théologique et psychologique pour les fidèles de la foi chiite de cette circonstance. On comprend bien, comme le dit Ritter avec fièvre, combien la mort de Khamenei constitue paradoxalement (mais logiquement selon l'exercice traditionnel de la foi religieuse) une "légitimation irrésistible" du régime de la République Islamique, et par conséquent une défaite spirituelle et psychologique totale de ses adversaires.
On suivra l'extrait de cette interview par Glenn Diesen, sur sa chaîne, du lieutenant-colonel Daniel Davis, vétéran de l'U.S. Army ayant participé à quatre campagnes et aujourd'hui animateur d'une chaîne de commentaire très populaire. En l'écoutant dans son analyse assez froide et précise, on est conduit à conclure qu'il s'agit, pour l'Iran, d'un combat à mort, et que l'hypothèse de la survie des USA est d'autant plus à considérer.
Glenn Diesen : "Mais étiez-vous surpris cependant qu'il n'y ait pas eu ici d'escalade progressive ? Qu'il soit passé à l'offensive totale aussi rapidement ? Je veux dire, on est qu'à la fin du deuxième jour. Et déjà tous ces pays ont frappé le détroit d'Ormouz, y compris des cibles civiles. Comme vous l'avez dit, ils y vont à fond. Cela vous a-t-il pris par surprise ?"Lieutenant-Colonel Daniel Davis : "C'était du 50-50. Je n'étais pas surpris, mais je ne m'attendais pas à cela. Je ne pensais pas qu'ils iraient aussi loin. Comme je l'ai dit, ils sont allés un peu plus loin que je ne l'imaginais. Mais c'est logique, c'est ce que j'aurais fait. D'après leurs 47 ans d'histoire, je ne pensais pas qu'ils le feraient. Je pensais qu'ils iraient plus fort que pendant la guerre des 12 jours. Je pensais qu'ils attaqueraient les bases américaines et je pensais que c'était du pile ou face pour le détroit d'Ormouz. Je me disais que ça pourrait être une tactique de négociation du genre très bien, on va intensifier les choses. Mais il me semble maintenant d'après les preuves que dans leur conseil de discussion avant que tout cela ne commence, ils ont dit non, on y va à fond. Si les États-Unis et Israël déclenchent cette guerre, nous serons tous impliqués.
" Donc maintenant, je pense que leur calcul est essentiellement oui, il n'y a plus rien qui s'oppose à l'intensification de notre action, maintenant que vous avez assassiné notre Ayatollah. Et lors de cette même réunion du conseil [qui a suivi la mort de Khamenei], selon mon évaluation fondée sur les preuves, ils ont dit "A 86 ans, il n'avait de toute façon plus très longtemps à vivre" et je pense qu'il s'est dit lui-même : "Je ne vais pas descendre dans les tunnels, je ne vais pas me cacher, je vais rester exactement là où je suis chaque jour et quand les bombes tomberont, elles m'emporteront à ce moment-là. Servez-vous de moi comme martyr et utilisez cela pour raller les gens dans notre pays et dans d'autres parties de l'Islam chiite". Et il semble que cela fonctionne, du moins pour l'instant.
"Et j'en ai vu, j'ai parlé à l'un d'eux et j'ai lu qu'un ami à moi avait interviewé un autre Iranien qui était farouchement opposé à l'Ayatollah et avait déjà manifesté contre lui. Il a dit"Écoutez, vous nous mettez dans une situation terrible parce que nous détestions l'Ayatollah et voulions nous débarrasser de ce régime. Nous protestons depuis des années".
" Je connais ce type depuis plus de 10 ans et d'autres ont dit la même chose. "Écoutez, même si nous ne l'aimons pas [le régime iranien], croyez-vous vraiment que l'on va se rallier à Israël, notre plus grand ennemi dans la région qui nous fait subir tout ça depuis l'attaque de en 2010, en assassinant nos gens à Téhéran, en faisant exploser nos ambassades et maintenant en nous attaquant deux fois. Pensez-vous que l''on va adopter ce qu'ils font et réussir d'une manière ou d'une autre ? Non. Et ils ne vont pas venir nous dire que le fils du Shah va devenir le nouveau dirigeant de l'Iran. Sérieusement, c'est la famille contre laquelle nous nous sommes soulevés en 1979. Il n'y a aucune chance qu'il reprenne le pouvoir ou qu'il puisse diriger une quelconque coalition en Iran. Du moins, c'est mon avis".
"Donc, ces opposants au régime sont en colère contre Israël, ils ne vont pas l'accepter. Si notre idée était de semer assez de chaos et de blesser la direction iranienne pour que le peuple se soulève parce qu'on a tué un tas de leurs gens et fait tout ça et que ça se terminerait par"Youpi, bravo pour nous !", - eh bien ce n'est pas comme ça que ça marche. Comme Lindsay Graham, c'est lui le plus grand partisan de cette manœuvre. Je pense qu'ils sont en colère contre lui aussi parce que les hypothèses étaient gravement erronées. Maintenant qu'ils sont dans une mauvaise position, ils ne vont pas se retourner contre leur propre pays et embrasser ce qu'ils appellent depuis 47 ans le petit Satan ou le grand Satan dans notre cas."
Le leader qui a modernisé l'Iran
Pour en terminer avec ce tour des citations permettant de documenter l'aspect iranien du conflit, dans ses caractères les plus profonds et les plus élevés, voici un texte qui est une très rapide description de la vie de Khamenei, sa foi, son caractère. L'auteur, Udo Gaudenzi, laisse à penser que le rôle de l'Ayatollah fut beaucoup plus important dans les affaires du pays que l'on imagine souvent selon les images et les lieux communs occidentaux. L'intertitre qui ouvre cette partie est le titre du texte, publié originellement par Gaudenzi sur sa page- Facebook, et en traduction sur 'euro-synergies.hautetfort.com'.
"La vie de l'Ayatollah Ali Khamenei - d'étudiant dans la ville sainte de Mashhad à la fin prématurée de son règne de 36 ans - est une histoire étroitement liée à celle de l'Iran moderne." Alors que le monde réagit à sa mort dans le contexte des attaques israélo-américaines, revisitons les moments qui ont défini son héritage.
"Contre le Shah, naissance d'un révolutionnaire
" Bien avant de revêtir la robe de Guide Suprême, Khamenei était un jeune homme passionné. Né en 1939 dans une famille religieuse modeste, il était un orateur efficace qui s'est joint au mouvement pour renverser le Shah.
"Dans les années 60 et 70, il a été arrêté six fois par la police secrète du Shah, la SAVAK, subissant tortures et exil intérieur. Ces années de résistance clandestine ont renforcé ses lettres de noblesse révolutionnaires.
" L'attentat à la bombe de 1981
"Le 27 juin 1981, Khamenei donnait une leçon dans une mosquée de Téhéran, lorsque un groupe dissident (le MEK) a fait exploser une bombe dissimulée dans un enregistreur placé devant lui.
" L'explosion lui a gravement endommagé le poumon et a paralysé définitivement son bras droit. Sa survie a été perçue par ses fidèles comme un signe de la volonté divine.
"Reprise du sermon 3 minutes après l'attentat
" Même après être devenu président, les menaces ont persisté. En mars 1985, un kamikaze a fait exploser une charge lors d'une prière du vendredi à l'Université de Téhéran, alors que Khamenei prêchait.
"L'explosion a tué le kamikaze et plusieurs autres personnes, mais Khamenei est resté indemne. Après seulement trois minutes, il a repris son sermon. Il a immédiatement accusé l'Irak et juré :"Nous répondrons à chaque coup de poing par un coup plus dur."
" Président réticent et commandant en temps de guerre
"Pendant la guerre Iran-Irak dévastatrice de 8 ans (1980-1988), Khamenei fut président et représentant de Khomeini au Conseil suprême de la défense. Il a passé des mois en première ligne, assistant à la mort d'innombrables commandants et soldats. La guerre et le soutien de l'Occident à Saddam Hussein ont renforcé sa méfiance profonde et durable envers les États-Unis.
" Succession inattendue
"Lorsque le"Père de la Révolution", l'ayatollah Khomeini, mourut en 1989, son successeur désigné (Montazeri) était discrédité. L'Assemblée des Experts s'est tournée vers Khamenei, bien qu'à l'époque il ne fût pas encore un marja (une autorité religieuse de haut niveau).
" Dans son premier discours en tant que Leader, il a admis: "Íe suis un individu avec beaucoup de défauts et de lacunes, et je suis vraiment un petit séminariste." La constitution a ensuite été modifiée pour lui permettre d'occuper cette fonction.
"Fatwa contre les armes nucléaires
" Au début des années 2000, Khamenei a émis une fatwa (décret religieux) interdisant le développement d'armes nucléaires, en les déclarant non islamiques.
"Malgré cette fatwa, l'Occident a continué à soutenir que l'Iran tentait de se doter d'une bombe nucléaire.
" "Tu resteras dans mon âme, patrie"
Un des moments les plus touchants et humains de ses années s'est produit l'année dernière. Lors d'une cérémonie d'Ashura à Téhéran, Khamenei n'a pas prononcé de discours. Il a plutôt silencieusement évoqué l'éloge funèbre de Mahmoud Karimi et lui a murmuré un message.
"Karimi a ensuite annoncé à la foule :"Son Éminence m'a dit de réciter ceci :'Tu resteras dans mon âme et dans mon cœur, ô patrie...'""
"Dernière alerte
" À seulement un mois de sa mort, alors que les forces américaines s'accumulaient dans la région et que le président Trump menaçait d'attaquer, Khamenei est apparu pour lancer son ultime avertissement public.
"Il s'est présenté devant son peuple et a déclaré :"Les Américains doivent savoir que s'ils commencent une guerre, cette fois, ce sera une guerre régionale".
" L'ayatollah Khamenei a été le dernier lien avec la génération fondatrice de la Révolution de 1979. Sa mort ne laisse pas seulement un vide de pouvoir, mais ferme également un chapitre de l'histoire moderne de l'Iran.
Questions de conscience
Cet épisode donne évidemment une dimension particulièrement importante et infiniment plus profonde à ces combats terribles qui ont lieu depuis trois jours et implique diverses questions essentiellkes. Nous ne pouvons ni ne devons nous empêcher de nous les poser. Nous ne pouvons ni ne devons nous empêcher d'avoir à l'esprit, avec toute l'importance qui s'y rattache, la conscience que l'Occident-convulsif affronte, dans sa fange de mensonges et d'insultes dégradantes pour lui-même, un pays qui est l'héritier d'un empire plusieurs fois millénaire ; qui n'est plus un "empire" mais qui a su préserver l'âme et la ferveur de cet empire ; qui a su précieusement conserver la nécessité d'entretenir la capacité de donner un sens à l'existence et la nécessité d'entretenir la spiritualité venue de la Tradition primordiale.
Alors s'imposent ces questions :
Qui sont les barbares ?
Comment rendre l'hommage dû à un tel adversaire sans rompre les liens de racines et de lignée de ses origines ?
Comment distinguer, à chaque instant de cette GrandeCrise qui virevolte et ne cesse de changer de cap, où se trouve la besogne du Diable et où se trouve l'âme de la résistance ?
Cela est particulièrement visible dans cet affrontement, mais on ne peut se cacher que toutes ces questions sont dans nos esprits et dans nos consciences à chaque soubresaut, à chaque "subcrise" de la GrandeCrise qui déchiquète avec une incroyable fureur la civilisation de la modernité où nous a conduit le Diable.
Dont acte.