03/03/2026 voltairenet.org  15min #306522

 Le guide suprême iranien, Sayyed Ali Khamenei, assassiné par la coalition israélo-Us

Avec l'assassinat de Khamenei, Tel-Aviv et Washington rendent possible ce qu'ils prétendaient vouloir éviter

par Thierry Meyssan

Les attaques de l'Iran, le 28 février, par Israël et les États-Unis, étaient coordonnées, mais pas jointes. Chacune des deux puissances poursuivait ses propres objectifs et Washington souhaitait limiter ceux de Tel-Aviv. L'assassinat d'Ali Khamenei marque une victoire personnelle pour Benyamin Netanyahou, mais une catastrophe pour tous ceux qui le percevaient comme un chef spirituel.

Manifestation pour la République islamique à Téhéran, le 1er mars 2026.

Cet article fait suite à
- " Israël - Iran : l'affrontement", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17 juin 2025.
- " Derrière la"Guerre des 12 jours"", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er juillet 2025.
- " L'Iran, au bord de l'implosion", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 février 2026.

Les attaques israéliennes, puis états-uniennes, de l'Iran, le 28 février, sont largement commentées dans les médias internationaux. Il est surprenant de constater que la plupart des journalistes ne connaissent pas ce pays et qu'ils interprètent les événements au regard d'une grille de lecture dépassée. La plupart d'entre eux ont en tête les relations privilégiées de Tel-Aviv et de Washington. Certains ont compris l'analyse de John Mearsheimer et Stephen Walt, démontrant que le lobby israélien tient le Congrès états-unien.

Las ! Cette analyse date de 2007 et les acteurs ont changé.
- Israël est devenu un État autoritaire, gouverné non plus par des "sionistes" (se réclamant de Theodor Herzl), mais par des "sionistes révisionnistes" (disciples de Vladimir Jabotinsky). Il pratique d'ailleurs la torture, a massacré des dizaines de milliers de civils gazaouis et envisagé de déplacer de force les autres.
- Le mouvement sioniste chrétien n'est plus ce qu'il était. Depuis l'assassinat de Charlie Kirk, un mouvement anti-Israélien se développe parmi les chrétiens états-uniens.
- Le Congrès US, lui aussi, s'est transformé. Depuis le Tea Party, le Parti républicain a été pris d'assaut par les "jacksoniens". Le financement de leurs camapagnes électorales est de moins en moins assuré par l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) et de plus en plus par les trumpistes.

Surtout, le monde a changé : la suprématie militaire des États-Unis n'est plus. Désormais, c'est la Fédération de Russie qui est la plus puissante. Le président Trump tente, par tous les moyens, de sauver son pays de la faillite et de la guerre civile. Il se replie sur le continent américain, dont il espère que le Groenland et l'Islande réaliseront faire partie. Tout en prétendant disposer de moyens financiers illimités, il coupe discrètement les dépenses de "l'empire américain". Il prévoit la fin du soutien états-unien à l'Europe à la mi-2027 et la fin du soutien états-unien à Israël, en 2035.

Le président Donald Trump aborde la question israélienne avec
- les récits mythiques de la création des États-Unis et de celle d'Israël, de deux États "voulus par Dieu", éclairant le monde comme des "lumières sur la colline".
- son antipathie personnelle contre Benyamin Netanyahou, qui l'a trahi en soutenant Hillary Clinton et Joe Biden.
- son besoin de l'aide des grands financiers de la diaspora juive pour faire face à la faillite de son pays.

Le président Donald Trump n'a pas soutenu l'attaque israélienne contre l'Iran, le 13 juin 2025 (opération "Lion qui se dresse"). Il a attendu le 21 juin pour lancer l'opération "Marteau de minuit". En une journée, il a endommagé, voire détruit, avec des bombes pénétrantes, les sites nucléaires iraniens, ôtant toute justification à l'action israélienne. Ce faisant, il a coupé l'herbe sous le pied aux "sionistes révisionnistes" qui appelaient Israël à bombarder nucléairement l'Iran.

En août-septembre 2025, Donald Trump avait agi de même à propos de Gaza. Il avait soudain affirmé qu'Israël n'annexerait pas le territoire palestinien, mais que les États-Unis le transformeraient en une riviera. Même si vous ne le voyez pas, il a contraint Israël à stopper le massacre des gazaouis et à accepter de laisser entrer l'aide humanitaire dans l'enclave palestinienne. Le taux de mortalité a chuté drastiquement en quelques mois et 4 200 camions d'aide sont distribués chaque jour. Certes, il n'a pas réglé le problème, mais depuis 80 ans, tous les gouvernements US et tous les États du monde avaient échoués à venir en aide aux Palestiniens. Ce qu'il a fait est, sans aucun doute, décevant, mais il l'a fait, là où tous les autres ne faisaient que parler.

Les négociations états-uno-iraniennes

Le Guide de la révolution s'est longtemps opposé à la reprise de négociations. Selon lui, il n'était pas possible de discuter avec Donald Trump après qu'il ait, unilatéralement, retiré son accord au JCPoA.

L'objet des négociations entreprises par Steve Witkoff et Jared Kushner avec l'Iran n'a jamais été très clair. On sait juste que :

- Les États-Unis ont offert à l'Iran du combustible nucléaire gratuit pour un programme nucléaire civil - indéfiniment - en échange de l'abandon de l'enrichissement. La Russie a proposé de stocker chez elle l'uranium déjà enrichi à 60 %. L'Iran a rejeté ces deux propositions.

- Les Iraniens ont refusé de discuter de leurs missiles et de leur financement de groupes étrangers alliés. Ils avaient raison de refuser de discuter de leurs missiles balistiques qui, certes, auraient pu transporter des armes nucléaires s'ils en avaient eu, mais qui n'étaient, à ce stade, que des armes comme les autres. Il était plus difficile pour eux de refuser de parler de leurs missiles hypersoniques, dans la mesure où les États-Unis n'en ont pas et sont dans l'impossibilité de les intercepter. Concernant les groupes alliés qu'ils financent, ils ne pouvaient espérer passer par-dessus la souveraineté du Liban et de l'Iraq en finançant le Hezbollah libanais et Hachd al-Chaabi iraquien.

Avec la meilleure volonté du monde, les négociateurs états-uniens se sont heurtés à des manœuvres de diversion. Pour faire traîner les pourparlers, Abbas Araghchi a gentiment expliqué, de manière très iranienne, avoir besoin d'une très importante quantité d'uranium faiblement enrichi. Il a présenté une liste d'usage de sept pages, incluant la fabrication de médicaments. Mais les États-uniens ont constaté que jamais l'Iran n'a utilisé d'uranium pour cela. La confiance s'est rompue.

Pourquoi Israël a-t-il attaqué l'Iran ?

Israël tente de renverser la République islamique et de restaurer la monarchie. Tel-Aviv se souvient de l'amitié avec le chah Reza I Pahlevi, même si leurs relations furent aussi une dure rivalité. Il y a deux ans, le Mossad a récupéré son fils, Reza II Pahlevi [1]. Il l'a promu dans les médias internationaux et dans certaines manifestations en Iran.

On sait qu'anéantir l'Iran, le plus important rival régional d'Israël, est l'obsession personnelle de Benyamin Netanyahou depuis quarante ans.

Au passage, on remarque que c'est la seconde fois qu'Israël s'assimile à l'impérialisme iranien, dont le lion est le symbole. Après "Lion qui se dresse" (Rising Lion), cette opération est dénommée "Rugissement du Lion" (Lion's Roar).

Son objectif est d'anéantir les recherches nucléaires civiles afin de garantir, que les entreprises pétrolières et gazières trouveront elles-mêmes une dépendance à une autre source d'énergie. C'est ce que Benyamin Netanyahou disait déjà en 2011. Il déclarait : "Notre mission principale est d'empêcher un régime islamiste militant de se doter de l'arme nucléaire ou que des armes nucléaires ne se retrouvent entre les mains d'un régime islamiste militant. Le premier c'est l'Iran, le second c'est le Pakistan, plus précisément dans l'hypothèse que les talibans s'emparent du Pakistan (...) Donc, la première chose à faire est de les empêcher d'obtenir des armes nucléaires. C'est notre première mission, et la deuxième est de trouver un substitut au pétrole" [2]

Pourquoi les États-Unis ont-ils attaqué l'Iran ?

Les États-Unis, qui restent le protecteur d'Israël, n'ont pas acheminé leurs troupes sur zone pour attaquer l'Iran, mais pour protéger la population iranienne de la riposte prévisible de Téhéran. Le Pentagone a disposé un groupe naval dans le golfe persique (pour protéger ses propres bases militaires) et un second au large d'Israël (pour le protéger).

L'intervention états-unienne à laquelle nous assistons, "Fureur épique" (Epic Fury), n'était pas conçue pour durer. Elle n'est pas coordonnée avec celle d'Israël. Il n'existe aucun état-major commun et une majorité des soldats états-uniens sont désormais anti-Israéliens.

Les États-Unis peuvent détruire le site de fabrication des missiles hypersoniques et tuer quelques dirigeants. C'est tout. Ils n'entendent, ni imposer la restauration du shah, ni anéantir les recherches nucléaires iraniennes sur la fusion.

Ils n'interviennent que pour empêcher Israël d'en venir à l'arme atomique, comme ils l'ont fait, il y a neuf mois, avec l'opération "Marteau de minuit".

La préparation des opinions publiques

Depuis le début des opérations des États-Unis en Iran, avec la faillite de la banque Ayandeh en octobre, et les manifestations contre la faim qui ont suivies, le président Trump a annoncé qu'il ne laisserait pas le gouvernement iranien massacrer son propre peuple. Cependant, il est vite apparu que cette menace ne serait pas mise à exécution [3]. Washington a repris des négociations avec l'Iran sans indiquer ce qu'il comptait négocier. Le département d'État, pour qui le shah Reza II n'est qu'une marionnette du Mossad, se préoccupait uniquement du développement des missiles hypersonique de Téhéran. Comprenant que son souci ne serait pas populaire, il s'est reporté sur les accusations israéliennes contre la bombe iranienne ; accusations qu'il a reprises.

Or, il n'y a pas de programme militaire nucléaire iranien depuis 1988 [4] ; constat qui a été validé par la Russie et la Chine lors des négociation du JCPoA (2013-2015). Et qui est toujours validé par la Russie, qui participe au programme civil iranien. En outre, souvenons-nous qu'au début du second mandat Trump, la directrice nationale du Renseignement, Tulsi Gabbard, a assuré les sénateurs qui l'auditionnaient, le 24 mars 2025, que le programme nucléaire militaire iranien n'était qu'une illusion. Elle l'a même écrit dans son rapport annuel de synthèse sur ce qui menace les États-Unis [5].

Pour étayer cette peur, Steve Witkoff a déclaré, le 22 février 2026, lors de l'émission My View de Fox News, que l'Iran disposait d'un tel stock d'uranium enrichi à 60 % qu'il était capable de fabriquer une arme nucléaire en une semaine [6].
"Vu la puissance maritime et navale que nous déployons là-bas, pourquoi ne sont-ils pas venus nous dire :"Nous ne voulons pas d'armes nucléaires, voici ce que nous sommes prêts à faire ?"", a-t-il poursuivi.

Le vice-président JD Vance en a rajouté une couche. Il a déclaré, le 26 février : "L'Iran ne peut pas avoir d'arme nucléaire. S'ils essaient de reconstruire une arme nucléaire, cela nous cause des problèmes. En fait, nous avons vu des preuves qu'ils ont essayé de faire exactement cela." [7]

Ce narratif est en pleine contradiction avec les déclarations antérieures du président Trump, selon qui l'opération "Marteau de minuit" avait "anéanti" le programme nucléaire iranien. Pourtant aucun média n'a relevé ce changement de rhétorique.

La préparation des opérations militaires

Durant un mois et demi, la propagande n'a cessé de montrer le déploiement de forces états-uniennes alentour de l'Iran. Cependant, il suffisait d'observer pour constater qu'il ne menaçait pas ce pays, mais visait à protéger les bases états-uniennes du golfe persique, puis le territoire israélien.

L'attaque, coordonnée, et non pas jointe, ne pouvait avoir lieu que lorsque toutes les armes états-uniennes seraient à leur poste et lorsque Narendra Modi, Premier ministre indien, aurait quitté Israël.

Les États-Unis ont révélé des renseignements de premier ordre à Israël, à l'expiration du délai de dix jours fixé par Donald Trump à l'Iran, mais à l'avant-veille du round de négociations de Vienne. Le président a donc tenu sa parole, mais a trompé les Iraniens en leur faisant accroire qu'il enverrait des négociateurs à Vienne.

La double attaque israélienne et états-unienne

La première cible d'Israël fut la résidence de l'ayatollah Ali Khamenei où une réunion des principaux dignitaires du régime devait se tenir. Informés par la CIA, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont tiré une série de bombes classiques jusqu'à creuser un trou leur permettant d'atteindre le bunker souterrain où se tenait la réunion. Simultanément, elles "frappaient" d'autres cibles politiques. Deux autres réunions de commandement ont été ciblées simultanément par Israël.

Ce n'est qu'après la mort du Gardien de la révolution islamique que les États-Unis sont entrés dans le jeu. Leur objectif était de contenir l'expansionnisme israélien.

La presse internationale reprend les mots de Richard Haass, président d'honneur du Council on Foreign Relations (CFR) : "C'est une guerre de choix... Ce n'était pas une guerre que nous devions entreprendre maintenant. Ce n'est pas comme si l'Iran avait franchi un nouveau seuil et posé un danger imminent. Il s'agit d'une attaque préventive... Ce n'est pas une guerre de nécessité."

Le discours du président Trump, annonçant un "changement de régime", tel que préconisé par ses ennemis, les straussiens, doit être interprété soit comme un changement complet de sa politique, soit comme une concession à ses alliés israéliens. À ce stade, nous n'en savons rien.

L'assassinat d'Ali Khamenei

Nous devons saisir la gravité de l'assassinat d'Ali Khamenei par Israël. Il était le chef suprême des chiites. Quoi que l'on pense de lui, sa mort ne constitue pas uniquement un fait politique, mais aussi une guerre de religion. Demandons-nous comment nous réagirions si Israël bombardait le Vatican et assassinait le pape Léon XIV, soutien des catholiques palestiniens ?

Ali Khamenei n'était pas un poète et un penseur comparable à Rouhollah Khomeiny. Mais, il a toujours voulu suivre sa trace. Il avait cependant fort mal vieilli. Il y a seize ans, il avait négocié en secret avec le président états-unien Barack Obama pour écarter Mahmoud Ahmadinejad et interdire à son dauphin de se présenter à l'élection présidentielle. Il avait fait arrêter, juger en secret, et mettre en prison ses principaux collaborateurs, au profit du très corrompu Hassan Rohani, puis du fanatique Ebrahim Raïssi.

Quoi qu'il en soit, si l'on peut penser grand mal de ce qu'était devenu Ali Khamenei (86 ans), assassiner un chef religieux de cette stature est un crime qui bouleverse tout le Moyen-Orient.

Ainsi, Israël a éliminé ses trois principaux adversaires : Yahya Sinwar (Hamas), Hassan Nasrallah (Hezbollah) et Ali Khamenei (Iran). Trois leaders extrêmement différents les uns des autres, mais qui s'opposaient tous trois à la création d'un État exclusivement juif en Palestine.

La riposte iranienne

La riposte iranienne apparaît comme extrêmement confuse. Les Gardiens de la révolution (dits "Pasdarans") ont tiré tous azimuts sur Israël et sur les bases états-uniennes de la région, de la Jordanie au Qatar.

C'est une réaction absurde :
- Le Qatar est un allié idéologique sunnite de la révolution islamique iranienne. Les deux pays utilisent le même langage théologique.
- Le Koweït est également un allié de l'Iran auquel il est venu en aide durant l'épidémie de Covid-19. Il existe certes, aujourd'hui, un différend gazier sur le champ de Durra.
- L'Arabie saoudite fut certes un ennemi résolu de la République islamique, mais était devenue un allié depuis la réconciliation négociée par la Chine, il y a trois ans.
- Les Émirats arabes unis sont des alliés économiques indispensables de l'Iran, et vice-versa. Dubaï, qui est une ville partiellement iranienne, n'a pu se construire que par son rôle dans le contournement des mesures coercitives unilatérales (improprement appelées sanctions) des États-Unis contre l'Iran. L'attaque des Émirats est d'autant contre-productifs qu'ils sont membres des BRICS avec l'Iran.
- Oman a toujours fourni une aide diplomatique précieuse à l'Iran. C'est à Oman, que, depuis 2013, les États-Unis discutaient de manière indirecte avec l'Iran.
- Dans les cinq dernières années, les relations irano-jordaniennes ont évoluées. La possibilité d'un transit de pétrole iranien par l'Iraq a été évoquée. Elle semble avoir été freinée par la présence d'informateurs iraniens parmi les émissaires pétroliers iraquiens. C'est le seul État bombardé aujourd'hui par l'Iran vis-à-vis duquel Téhéran pourrait trouver des justificatifs à son action.

Les bombardements iraniens ne sont peut-être pas conçus dans leur ensemble, dans la mesure où les canaux de communication entre les différentes bases de missiles ont pu être détruits par les aviations israéliennes et états-uniennes. Quoi qu'il en soit, ils donnent l'impression d'initiatives qui ne visent pas à défendre la population, mais uniquement à prolonger le régime.

Les conséquences paradoxales des interventions israéliennes et états-uniennes

La violence a souvent des effets pervers. Ali Khamenei était le gardien de l'enseignement de l'imam Khomeiny. À ce titre, il veillait, entre autres, à ce que l'Iran ne se dote pas d'armes de destruction massive. C'était une fatwa qui avait été prise, en 1988, lorsque, durant la guerre imposée de l'Iraq contre l'Iran, le président Saddam Hussein avait fait tirer des missiles chimiques contre son ennemi. Cette bataille avait provoqué la mort et la maladie de très nombreux Iraniens. Khomeiny en avait tiré une leçon : jamais un État islamique ne devrait recourir à une arme de destruction massive qui tuerait indistinctement de nombreuses personnes.

En interprétant ainsi l'islam, Khomeiny a mis fin au programme nucléaire que le shah conduisait avec la France. Khamenei a suivi son exemple, mais aujourd'hui l'Iran n'a plus de guide. Des forces nationalistes n'ont pas fait mystère de vouloir doter la Perse d'une telle arme. Ils justifient leur volonté avec l'exemple nord-coréen : un État toujours en guerre contre les États-Unis, mais que ceux-ci n'osent plus attaquer.

L'Iran dispose actuellement d'une très grande quantité d'ingénieurs nucléaires. Il ne sera pas difficile aux partisans de la bombe de constituer une équipe pour mener à bien leur projet. On évalue à 400 kilogrammes, l'uranium enrichi à 60 % dans le pays. L'Iran dispose toujours des centrifugeuses nécessaires pour enrichir un peu plus cet uranium et parvenir aux 98 % nécessaires.

Paradoxalement, l'assassinat d'Ali Khamenei, prétendument pour lutter un programme militaire qui n'existait pas, le rend possible.

 Thierry Meyssan

[1] " L'Iran, au bord de l'implosion", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 février 2026.

[2] "A World View Interview with Benjamin Netanyahu ", Les nouvelles, 2011. " YouTube World View Interview With PM Benjamin Netanyahu. Transcription", Prime Minister's Office, March 3, 2011.

[3] " L'Iran, au bord de l'implosion", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 février 2026.

[4] " Qui a peur du nucléaire civil iranien ?", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 30 juin 2010.

[5] Annual threat assessment of the U.S. Intelligence community, March 26, 2025.

[6] " Witkoff warns Iran is 'a week away' from 'bomb-making material' as Trump weighs action", Taylor Penley, Fox News, February 22, 2026.

[7] " Iran : JD Vance affirme que les États-Unis ont des"preuves"de tentatives nucléaires iraniennes, avant les négociations de Genève", Antoine Joubeau, TV5Monde, 26 février 2026.

 voltairenet.org