
par Ced
Donald Trump menace ouvertement de couper tout commerce avec l'Espagne. Il lance cette bombe lors d'une rencontre à la Maison-Blanche avec le chancelier allemand Friedrich Merz. Trump reproche à Madrid son refus d'ouvrir les bases de Rota et Morón pour les frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Il traite l'Espagne de "terrible" et ordonne à son secrétaire au Trésor de stopper toutes les relations économiques !
Merz reste assis sans broncher. Il n'élève pas la voix pour défendre un partenaire européen. Au contraire, il renchérit en expliquant qu'il essaie de "convaincre l'Espagne de rattraper son retard" sur les dépenses OTAN. Cette passivité sidère : le leader de la première puissance économique de l'UE laisse Trump isoler et punir un membre du bloc sans réagir.
Madrid réagit avec fermeté. Le gouvernement socialiste défend son choix : pas d'utilisation des bases sans mandat clair de l'ONU. Pedro Sánchez refuse de plier devant les pressions américaines au milieu d'une guerre régionale explosive et ne veut pas participer à une guerre illégale et devenir complice de crimes de guerres. Pourtant, l'absence de solidarité allemande frappe plus fort que la menace elle-même. L'unité européenne se fissure en public.
Ce moment symbolise une Europe divisée et affaiblie. Trump exploite les faiblesses de l'OTAN et les désaccords sur l'Iran pour imposer sa loi. Merz privilégie le partenariat transatlantique au détriment de la cohésion européenne. Résultat : l'UE apparaît vassalisée, incapable de parler d'une seule voix face à Washington.
source : Le Libre Penseur