
Par IntelSky, le 12 mars 2026
La "cellule d'opérations conjointes" impose une nouvelle réalité... L'Iran exporte du pétrole et le coupe du reste du monde, le Hezbollah détruit le front intérieur et le baril de pétrole grimpe au-delà des 100 dollars ! - Talal Nahle
Rapport stratégique et opérationnel (jeudi 12 mars 2026 |09h30 CET)
Au matin du treizième jour, le monde s'est réveillé avec un séisme stratégique et économique sans précédent.
Pour la première fois depuis le début de la guerre, l'Iran et le Hezbollah ont officiellement annoncé la coordination de leurs opérations dans des "déclarations conjointes" (40e vague). Ceci envoie un message clair : l'"unité des fronts" s'est muée en une "cellule à contrôle unique" gérant la bataille de Haïfa à Tel-Aviv, ainsi que les bases d'Azraq en Jordanie et d'Al Kharj en Arabie saoudite.
De son côté, Trump est submergé par une crise énergétique d'une ampleur sans précédent. Alors qu'il annonce le recours à la réserve stratégique de pétrole, le prix du baril a franchi la barre des 100 dollars. Le Wall Street Journal a révélé un fait majeur : l'Iran continue de contrôler le détroit d'Ormuz et exporte 2,1 millions de barils de pétrole par jour, soit plus qu'avant la guerre, tout en empêchant les alliés des États-Unis d'exporter !
Voici un aperçu précis des théâtres d'opérations à leur treizième jour :
1. "40e Vague"... Opération de coordination des forces de frappe entre l'Iran et le Hezbollah.
- Un événement sans précédent : la publication d'une déclaration commune (la 33e de l'opération True Promise 4) annonçant une attaque conjointe de cinq heures menée par les Gardiens de la révolution et la Résistance libanaise. Celle-ci a visé plus de 50 sites dans les territoires occupés, de Haïfa à Tel-Aviv en passant par Beersheba.
- Une coordination cruciale : l'utilisation conjointe des missiles lourds et hypersoniques des Gardiens de la révolution (Kheibar Shekan, Fattah, Khorramshahr) et des drones et missiles avancés du Hezbollah permet de "submerger et aveugler" les batteries du Dôme de fer et l'intercepteur David's Sling. Cela explique le succès du Hezbollah dans la frappe de cibles sensibles, telles que la base de parachutistes de Beit Lid, la base de renseignement de Glilot à Tel-Aviv, l'unité navale d'Atlit et la base de surveillance aérienne de Meron.
- La terreur des "Kheibar Shekan" : une source militaire confirme que les missiles Kheibar Shekan, équipés d'ogives à fragmentation, causent des destructions qu'aucun système de défense (THAAD ou Patriot) ne peut endiguer. Ce qui explique l'état de panique, les perturbations des systèmes d'affichage des départs dans les gares en Israël et les blessures résultant des bousculades vers les abris.
2. Échec des services du renseignement israéliens et la folie des incursions
- Admettre l'échec : un analyste militaire sur Al Jazeera a confirmé que la capacité du Hezbollah à tirer 100 missiles par jour (38 attaques enregistrées en 24 heures hier et 200 missiles lancés la nuit dernière) est un "échec cuisant des services du renseignement israéliens", prouvant que le groupe opère avec une nouvelle structure fortifiée. À titre de comparaison, l'Iran a tiré 530 missiles pendant la guerre de 2025 et en tire actuellement 250, mais par lots tactiques afin de multiplier les alertes par 2,5.
- La fuite en avant : les proches de Netanyahu font pression pour renforcer la présence militaire au Liban (l'armée a ajouté 18 nouveaux sites). Cependant, le chef du conseil de la colonie de Margaliot a révélé la confusion interne en s'écriant : "Le budget pour la réhabilitation du Nord est-il en train d'être réduit ? Nous nuire, c'est nuire directement à l'armée". Le front intérieur israélien se fracture.
3. Ormuz sous contrôle iranien. La crise pétrolière frappe l'Occident
- Exportations : Le Wall Street Journal révèle un paradoxe fatal : l'Iran a augmenté ses exportations à 2,1 millions de barils par jour, dépassant les niveaux d'avant-guerre, tandis que des réservoirs de pétrole brûlent à Muharraq (Bahreïn), que le Koweït interrompt sa production et que cinq cargos sont attaqués dans le Golfe. L'Iran vit de son pétrole tout en privant ses ennemis du leur.
- Le baril à 100 dollars : Reuters confirme que les contrats à terme sur le Brent ont bondi de 9 % pour dépasser 100,38 dollars le baril.
- Scandale aux États-Unis : Trump plaide en faveur de la "réserve stratégique" et le Pentagone admet avoir dépensé 11,3 milliards de dollars en une seule semaine, un chiffre astronomique qui reflète l'ampleur des pertes. Des pays comme le Bangladesh demandent désormais aux États-Unis l'autorisation d'acheter du pétrole russe afin de survivre à la pénurie d'approvisionnement !
4. La "cible bancaire du Golfe" et les conséquences pour les alliés.
- Des chiffres alarmants pour le Golfe : les données de navigation et de renseignement (OSINT) révèlent que 77 % des attaques iraniennes (4 136 menaces) ont visé le Golfe, les Émirats arabes unis étant le pays le plus touché (1 797 drones et missiles, soit une augmentation de 176 % par rapport à Israël).
- Conséquences des bombardements : coupure de six réseaux électriques au Koweït, épais panache de fumée s'élevant à proximité de l'aéroport de Bahreïn et conduites d'eau endommagées à Zarqa, en Jordanie, à la suite de la chute d'éclats d'obus. C'est le prix à payer pour héberger les radars et bases utilisés pour frapper l'Iran.
5. La logistique américaine. Les bombes anti-bunker.
- Préparatifs inquiétants en Grande-Bretagne : des équipes techniques de la base britannique de Fairford ont été aperçues en train de charger des bombes antibunker lourdes dans des bombardiers stratégiques B-1B Lancer, en remplacement des lanceurs rotatifs pour missiles de croisière.
- Implications stratégiques : les États-Unis abandonnent les frappes de surface et se préparent à lancer des attaques contre des installations nucléaires ou des centres de commandement profondément enfouis à Téhéran, malgré leur échec à localiser l'uranium. Le bombardement de la zone industrielle de Robat Karim, au sud de Téhéran, s'inscrit dans le cadre de cette escalade, la plus violente à ce jour (5 500 bombes américaines en 24 heures).
6. La résistance irakienne et la cohésion iranienne.
- Irak : les factions ont mené sept opérations de grande ampleur contre des bases américaines. Un bombardement américain a toutefois frappé le quartier général des Forces de mobilisation populaire à Al-Qaim, faisant trois morts et quatre blessés.
- Services du renseignement américains : reconnaissance de la cohérence des dirigeants iraniens qui ne risquent pas de s'effondrer de sitôt, contredisant ainsi le discours de Trump sur la "fin imminente de la guerre".
Conclusion et synthèse :
Nous assistons à une "double guerre d'usure".
- Washington et Tel-Aviv : une course contre la montre. Israël tente d'occuper une zone tampon au Liban pour préserver le peu de prestige qui lui reste, tandis que les États-Unis préparent des bombes "bunker buster" en Grande-Bretagne en prévision d'une frappe désespérée contre des installations sensibles. La facture de 11,3 milliards de dollars et le prix du baril de pétrole à plus de 100 dollars pourraient faire chuter l'administration Trump si la situation perdure pendant des semaines.
- Axe de la Résistance : il dispense une "leçon magistrale" en matière de gestion des combats. La coordination opérationnelle conjointe (déclaration unifiée), l'utilisation de missiles à fragmentation Kheibar Shekan et la poursuite des exportations de pétrole iranien alors que le monde asphyxie, prouvent que Téhéran mène une "guerre économique et militaire" avec un sang-froid total, confirmant ainsi la prophétie de l'historien britannique Anthony Glees : "Cette campagne répond à tous les critères d'une guerre mondiale sans fin".
On pourrait assister dans les prochaines heures à l'utilisation de bombardiers américains larguant des "bombes anti-bunker". Si cette frappe ne réussit pas à paralyser efficacement les capacités balistiques iraniennes, Téhéran pourrait lancer des frappes bien plus destructrices contre les infrastructures du Golfe, plongeant la région dans un chaos qui ne prendra fin qu'avec l'effondrement des marchés mondiaux.
Traduit par Spirit of Free Speech
Strategic and Operational Report (Thursday - March 12, 2026 - 09:30 CET):
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