13/03/2026 francais.rt.com  3min #307630

Zelensky à Paris : Macron tente de conjurer l'« éclipse » iranienne

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Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky à l'Élysée en 2025. [Photo d'illustration]

Volodymyr Zelensky est arrivé ce 13 mars à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron. Le président français veut "démontrer" que la guerre au Moyen-Orient "ne détournera" pas l'attention de l'Ukraine. Mais alors que les combats se poursuivent, Paris pèse peu sur les événements internationaux, et cette douzième visite sonne comme un aveu de fragilité.

De nouvelles tentatives pour ne pas disparaître des radars. Au lendemain d'une étape en Roumanie, le chef du régime de Kiev rejoint l'Élysée au moment précis où la guerre américano-israélienne contre l'Iran, lancée le 28 février, monopolise l'actualité mondiale.

Emmanuel Macron reçoit Volodymyr Zelensky pour un tête-à-tête, une conférence de presse et un déjeuner de travail. L'objectif affiché : "éviter absolument" tout "effet d'éclipse".

Selon l'Élysée, il s'agit de montrer que "la Russie se trompe" si elle croit profiter du chaos au Moyen-Orient. Pourtant, la réalité du terrain ukrainien contredit cette posture.

L'état-major de Kiev a recensé 154 combats en vingt-quatre heures, dont 27 autour de Pokrovsk et 28 à Kostiantynivka dans la région de Donetsk. La Russie a lancé 127 drones dans la nuit, provoquant des coupures d'électricité massives dans six oblasts.

Pendant ce temps, le prêt européen de 90 milliards d'euros reste bloqué par la Hongrie, et Washington propose déjà de nouvelles négociations sous médiation américaine pour la semaine prochaine.

Une visite sous le signe de la fragilité ukrainienne et de l'impuissance française

Volodymyr Zelensky, affaibli par quatre années de guerre et désormais concurrencé par le conflit iranien,  tente de repositionner l'Ukraine en "championne" de la lutte anti-drones, mais n'a pas reçu l'accueil qu'il escomptait dans ce dossier à Tel Aviv, à Washington ni dans les pays du Golfe. Ce déplacement ressemble surtout à une course contre l'oubli.

La visite, déjà la douzième en France, ssuscite très peu de réactions dans le pays, alors qu'Emmanuel Macron, qui n'a guère de prise sur le déroulement des événements au Moyen-Orient, se contente d'un message symbolique.

La rencontre se poursuivra durant l'après-midi  avec un passage dans la très controversée école Sciences Po.

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