14/03/2026 francais.rt.com  4min #307762

 Iran: Larijani rejette les menaces de Trump concernant le détroit d'Hormuz

Des pays européens négocient avec l'Iran pour rouvrir le détroit d'Ormuz

© Altaf Qadri Source: AP

Un navire de la marine des Émirats arabes unis patrouille à proximité de cargos et de pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Vue de Khor Fakkan, aux Émirats arabes unis, le 11 mars 2026.

Plusieurs États européens, dont la France et l'Italie, auraient engagé des discussions avec Téhéran afin de rétablir la circulation maritime dans le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transite une part essentielle du commerce énergétique mondial, mais le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei a appelé à maintenir la fermeture du passage.

Plusieurs pays européens ont engagé des discussions avec l'Iran pour tenter de rétablir l'accès au détroit d'Ormuz, un passage maritime clé pour le commerce mondial du pétrole et du gaz, selon des informations du Financial Times.

D'après le quotidien britannique, la France figure parmi les pays en première ligne dans ces négociations avec Téhéran. L'objectif serait d'obtenir la réouverture sécurisée de cette voie maritime par laquelle transite environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

D'autres États européens, dont l'Italie, participeraient également aux discussions. Toutefois, certains membres de l'Union européenne se montreraient plus réservés quant à l'idée de négocier directement avec l'Iran sur cette question sensible.

Macron appelle à garantir la liberté de navigation

Interrogé sur ces pourparlers, l'Élysée n'a pas confirmé l'existence de discussions directes mais a renvoyé à un message publié sur les réseaux sociaux par le président Macron. Celui-ci y indique avoir échangé avec son homologue, iranien Massoud Pezeshkian, appelant Téhéran à garantir la liberté de navigation dans le détroit.

Le chef de l'État français a également évoqué la possibilité de mettre en place une mission internationale "purement défensive" destinée à rouvrir le passage et à escorter les navires marchands, une initiative qui pourrait être lancée une fois passée la phase la plus intense du conflit.

Je me suis entretenu avec le président iranien Massoud Pezechkian.

Je lui ai indiqué que la sécurité et le retour en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, qui se trouvent actuellement dans l'enceinte de l'ambassade de France, restent pour nous une priorité absolue....

- Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron)  March 8, 2026

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a pour sa part indiqué que plusieurs pays européens et de la région se disaient intéressés par une telle mission de sécurisation.

L'Italie cherche une approche plus européenne

À Rome, le ministre italien de la Défense Guido Crosetto a déclaré que les États européens tentaient d'adopter une position commune afin d'obtenir de l'Iran l'autorisation de faire transiter par le détroit les navires appartenant à des pays non impliqués dans le conflit, à l'image des demandes formulées par l'Inde et la Chine.

Malgré ces efforts diplomatiques, aucune avancée n'est garantie. Selon deux sources proches du dossier citées par le Financial Times, Téhéran pourrait refuser toute concession sur cette question stratégique.

Le nouveau Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a d'ailleurs appelé le 12 mars à maintenir la fermeture du détroit d'Ormuz, un levier de pression majeur dans le bras de fer avec les États-Unis et leur président, Donald Trump.

La fermeture du passage maritime a déjà provoqué d'importantes turbulences sur les marchés énergétiques. L'International Energy Agency a évoqué "la plus importante perturbation de l'offre de l'histoire du marché pétrolier".

Le prix du baril de Brent a bondi de plus de 9 % pour atteindre 100,46 dollars, un niveau inédit depuis août 2022. De son côté, le baril de West Texas Intermediate a grimpé de près de 10 % à 95,73 dollars, un sommet depuis plus de trois ans.

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