16/03/2026 ssofidelis.substack.com  14min #307916

 Tensions au détroit d'Ormuz : Washington presse ses alliés de déployer des navires de guerre

Frustré par ses échecs, un Trump excédé perd pied face aux tensions croissantes dans le détroit d'Ormuz

Par  Simplicius, le 16 mars 2026

Selon Trump, l'"opération spéciale" continue d'enchaîner les victoires sans précédent, Trump ayant annoncé qu'il avait infligé à l'île iranienne de Kharg un châtiment digne des Écritures.

Le lendemain, plusieurs médias mainstream ont rapporté que l'Iran expédie du pétrole depuis l'île comme d'habitude.  Radio Liberty écrit :

"À la suite de la frappe initiale, Trump a déclaré que les forces américaines ont "totalement anéanti"les cibles militaires iraniennes sur l'île, mais laissé les infrastructures pétrolières intactes. Il a averti que ces installations pourraient également être prises pour cible si l'Iran perturbe le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.

"Les responsables iraniens ont affirmé que les exportations de brut se poursuivent sans interruption depuis le terminal de l'île de Kharg après ce que Trump a qualifié de "l'un des raids aériens les plus puissants" de l'histoire du Moyen-Orient".

Entre-temps, un avion ravitailleur américain KC-135 s'est écrasé, tandis qu'un autre a été touché, coûtant la vie à six membres d'équipage américains. Apparemment, les deux appareils sont entrés en collision, bien que certains spéculent sur une manœuvre destinée à esquiver des tirs. Cette théorie est étayée les traqueurs de vol qui montrent désormais que les avions ravitailleurs américains semblent éviter l'Irak, où le premier crash a eu lieu, sans compter que cinq autres avions de ce type auraient été touchés au sol :

La confrontation à midi à Ormuz s'est désormais intensifiée. Le fait marquant est la confirmation par l'Iran des affirmations selon lesquelles les forces navales américaines se sont retirées face à la menace de frappes croissante.

Rappelons-nous que lorsque nous avons évoqué la portée d'environ 300 km des armes antinavires iraniennes, le général de brigade iranien Fadavi a déclaré qu'aucun navire américain n'opère à moins de 700 km des côtes iraniennes.

Il semble qu'il ait dit la vérité, car les dernières informations satellitaires chinoises indiquent que l'USS Lincoln s'est désormais retiré à environ 1 000 km des côtes iraniennes. Le groupe aéronaval du Lincoln serait réfugié à l'abri de Port Salalah, à Oman, dans le nord de la mer d'Oman :

 reuters.com

Ces informations sont confirmées par le suivi des vols, qui semble indiquer que des avions ravitailleurs opérant depuis l'Arabie saoudite pallient la difficulté de ce rayon de combat extrêmement étendu.

"Des avions ravitailleurs KC-135R de l'US Air Force, basés sur la base aérienne de Prince Sultan, en Arabie saoudite, ont ravitaillé des avions de chasse de l'USS Abraham Lincoln cet après-midi".

De plus, un appareil Osprey basé sur un porte-avions a été repéré exactement là où le porte-avions Lincoln serait en attente.

"Un CMV-22B Osprey (169456) de la marine américaine a décollé de la base aérienne Prince Sultan pour atterrir à proximité de Salalah".

"Cet appareil est affecté au porte-avions USS Abraham Lincoln, ce qui indique qu'il se trouve actuellement à proximité".

Opérer à une telle distance exerce probablement une pression énorme sur les appareils américains, les pilotes et autres ressources, augmentant les coûts associés.

Plus intéressant encore, les responsables iraniens ont affirmé que l'USS Lincoln a été touché avec succès par des drones, justifiant ainsi son retrait.

Extrait du Tehran Times :

"Porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya (QG de coordination militaire iranien) :

"L'USS Abraham Lincoln a été pris pour cible par les forces navales du CGRI et a été rendu inopérant.

"Le porte-avions a quitté la région et est actuellement en train de faire route vers les États-Unis".

Cela s'est produit après que le CENTCOM a confirmé qu'un incendie s'est déclaré à bord de l'USS Gerald R. Ford, qui navigue actuellement en mer Rouge. Ils ont prétendu que les sous-vêtements de quelqu'un auraient pris feu dans la buanderie, ou une autre explication du même acabit. Si cela s'avère vrai, cela ne fera qu'alimenter les théories sur le moral en berne et le sabotage permanent à bord de ce navire amiral en difficulté, qui a été en proie à de nombreux dysfonctionnements après la découverte de t-shirts, de serpillères et d'autres objets "jetés" intentionnellement dans les canalisations.

Le fait est que les principaux symboles et moyens de projection de la puissance mondiale des États-Unis ont jusqu'à présent été restreints, voire carrément neutralisés par l'Iran : l'un se cache derrière l'Arabie saoudite en mer Rouge, à 2 000 km du détroit d'Ormuz, l'autre se protège désormais derrière Oman.

Un représentant du Corps des gardiens de la révolution islamique a déclaré :

"Trump n'a-t-il pas dit qu'il avait détruit la flotte iranienne ? S'il en a le courage, qu'il envoie ses navires dans le golfe Persique !"

 Selon le commandant des forces navales du CGRI, Alireza Tangsiri :

"Les Américains ont faussement prétendu avoir détruit la marine iranienne. "Puis ils ont faussement prétendu escorter des pétroliers."Aujourd'hui, ils vont même jusqu'à demander des renforts à d'autres. "Bien sûr, il convient de rappeler que le détroit d'Ormuz n'a pas encore été fermé militairement et qu'il est simplement sous contrôle".

Comme le souligne le commandant de la marine iranienne, Trump est désormais littéralement en train de supplier ses alliés de venir débloquer le détroit, leur reprochant sa fermeture après que les États-Unis ont miraculeusement "décimé" l'Iran.

Des rumeurs affirment qu'il serait secrètement frustré par son commandement militaire et qu'il serait incapable de le régler par ses propres moyens.

"Lors d'une réunion dans le Bureau ovale la semaine dernière, M. Trump, frustré, a pressé le général Dan Caine, président du Comité des chefs d'état-major, de lui expliquer pourquoi les États-Unis ne peuvent pas rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz". - NYT

Pour compenser son incompétence, Trump n'hésite pas à se vanter d'avoir "totalement vaincu" ou "anéanti" l'Iran, alors qu'il est totalement impuissant face à l'objectif le plus crucial dans la région.

Une blague récurrente circule désormais au sujet du président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, qui ridiculise les dernières déclarations de Trump :

De son côté, Hegseth a doublé la mise avec une "excuse" encore plus ridicule, affirmant que le détroit est en réalité ouvert mais que l'Iran refuse simplement de laisser passer les navires :

Comme si un directeur de prison disait aux détenus qu'ils sont des hommes libres, mais que la seule chose qui les empêche de partir, ce sont les barreaux de fer de leurs cellules. Quelle imbécillité flagrante !

Après avoir publiquement supplié ses alliés et affirmé qu'une coalition serait sur le point de se former pour débloquer le détroit, Trump s'est heurté au refus du gouvernement français de s'associer à cette initiative. Le compte officiel de réaction rapide du ministère français des Affaires étrangères a désormais déclaré à plusieurs reprises sur X que le groupe aéronaval français n'ira nulle part et ne participera pas à la tentative peu judicieuse de déblocage de Trump.

La Grande-Bretagne a également déjà rejeté l'idée de participer à ce qui s'annonce comme "une entreprise catastrophique" - tout comme l'Australie -, aussi est-il ardu de savoir qui, exactement, Trump a en tête pour sa "coalition des vœux pieux".

Trump a ensuite piqué une nouvelle crise de rage, affirmant à nouveau que les États-Unis ont détruit "100 % des capacités militaires de l'Iran", mais que ce dernier, pour une raison obscure, refuse de se rendre et maintient le blocus du détroit d'Ormuz simplement pour contrarier le glorieux Alexandre réincarné et lui ravir une victoire pourtant déjà acquise.

Il semble que personne n'ait informé l'Iran qu'il est "vaincu". Peut-être que lorsque Trump aura réussi à transmettre cette information cruciale aux bonnes personnes, l'Iran hissera le drapeau blanc comme il se doit.

Peu après, Trump a vraiment piqué une crise après une séance de pleurnicheries sans précédent à faire pâlir d'envie :

 cnn.com

De manière absurde, il prétend que c'est l'Iran qui utilise de faux contenus, alors que la Maison Blanche diffuse 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 des vidéos de propagande générées par IA, sans parler du patron de Trump qui arbore six, voire sept doigts lors de ses dernières opérations de relations publiques.

Les comptes israéliens sont pris en flagrant délit de diffusion de vieilles images truquées, comme cette séquence réutilisée provenant en réalité d'attaques contre le Liban l'année dernière :

Trump et ses principaux collaborateurs sont de plus en plus furieux face à l'échec croissant de leur "opération de combat spéciale" qui bat de l'aile,  Trump s'en prenant aux journalistes qui ont osé remettre en question son envoi de Marines pour une éventuelle mission au sol.

Trump est confronté à un périlleux zugzwang dont il est lui-même responsable : s'il fait machine arrière maintenant, la "guerre" sera considérée comme une victoire morale majeure pour l'Iran, car ce dernier aura réussi à dissuader les États-Unis d'atteindre l'un de leurs principaux objectifs, malgré une campagne de bombardements massive et aveugle. Mais si Trump persiste, il s'expose à une débâcle totale, car les États-Unis pourraient se retrouver totalement exposés sur le plan militaire, voire perdre des navires, voire des groupes aéronavals, pour satisfaire l'ego du président américain. En revanche, s'il battait en retraite maintenant, il pourrait prétendre de manière semi-plausible à la victoire, même si l'opinion dominante considère que l'Iran l'aura emporté. Cela pourrait au moins suffire à apaiser une opinion publique nationale en berne.

Mais cela ne semble pas lui suffire. Trump commet l'erreur de raisonnement ultime, car s'il se retirait maintenant, l'Iran gagnerait symboliquement contre les États-Unis, exposerant les États-Unis comme un tigre de papier, avec des répercussions générationnelles : une grande démonstration sur la scène mondiale de l'affaiblissement de l'outil le plus sacré du pouvoir impérial américain - ses puissantes forces navales.

Un tel retrait marquerait un tournant historique au Moyen-Orient, détruisant l'aura d'invincibilité de la machine de guerre américaine, façonnée au fil d'années d'intimidation brutale dans des pays comme l'Irak, l'Afghanistan, et bien d'autres encore. De plus, cela donnerait à l'Iran la certitude qu'il peut résister aux attaques les plus féroces des États-Unis et d'Israël et continuer à tenir bon. La posture défensive de l'Iran en serait alors probablement définitivement transformée : savoir que l'on peut encaisser les pires coups d'un bourreau loin d'être aussi puissant qu'on le craignait, voilà qui changerait la donne et révolutionnerait les rapports de force.

J'ai déjà indiqué que l'Iran s'en sortira en réalité comme une nation plus forte que les États-Unis. Par "plus forte", je ne veux pas dire "plus forte que les États-Unis en général", mais que l'Iran aura gagné en influence, tandis que les États-Unis en auront perdu.

Les dégâts infligés par les États-Unis et Israël à l'Iran sont en effet quantifiables, réparables et récupérables : ils ont eux-mêmes admis que l'Iran est passé d'une destruction de 70 à 90 % de ses capacités de lancement de missiles à un remplacement complet en quelques mois seulement depuis la dernière guerre de 2025. Tout ce que l'Iran perd actuellement pourra être reconstruit d'ici la fin de l'année.

Mais ce que les États-Unis ont perdu est irremplaçable. Nous continuons de recevoir de nouvelles confirmations par satellite indiquant que des radars d'une valeur inestimable, valant des milliards, ont été détruits par les frappes de précision de l'Iran.

"Des images satellites confirment les frappes de précision de l'Iran contre les systèmes de défense antimissile THAAD américains

"Des images satellites récemment publiées révèlent l'ampleur des frappes ciblées de l'Iran contre les systèmes radar américains THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) début mars 2026, stationnés aux Émirats arabes unis, sur les bases d'Al Ruwais et d'Al Sader.

Déstabilisé par ses frustrations, Trump commence à perdre pied.

Il convient toutefois de noter que les images ci-dessus semblent montrer des "bâtiments annexes" du système THAAD, plutôt que les systèmes eux-mêmes, bien que certains analystes aient déduit que les radars pouvaient s'y trouver, etc.

Nous savons de source sûre que les États-Unis font venir en urgence des radars du monde entier, y compris de Corée du Sud, pour combler les lacunes laissées par les équipements détruits. Ce qui prouve que les États-Unis perdent des capacités critiques qui ne seront pas remplacées avant des années - et il en va de même pour les dépenses en munitions.

L'Iran devrait donc sortir renforcé de cette situation, tandis que les États-Unis auront perdu des capacités critiques affaiblissant leur projection de puissance et leur force de dissuasion pour les années à venir.

Cette situation pose un problème majeur à Trump : il ne peut accepter que les États-Unis soient plus faibles que l'Iran en cas de reprise des hostilités dans un an, sous peine de subir une humiliation plus grande encore. Il est donc contraint de redoubler d'efforts et de continuer à tenter d'éliminer complètement l'Iran. Sa méthode favorite consiste à provoquer une révolte populaire qui porterait au pouvoir un dirigeant fantoche facilement manipulable. Ce scénario est aussi improbable que la possibilité pour Trump d'échapper à la prison après avoir quitté ses fonctions, certitude quasi absolue à ce stade.

La nouvelle déclaration de Trump lors d'une interview sur NBC illustre parfaitement l'absence totale d'objectif de cette opération vouée à l'échec. Après avoir affirmé que l'île de Kharg aurait été "totalement détruite" - alors que des rapports vérifiés par les médias mainstream indiquent que l'Iran continue d'y expédier du pétrole normalement -, Trump a déclaré avec désinvolture qu'il pourrait la frapper à nouveau "juste pour le plaisir".

La guerre, qui a - officiellement - coûté la vie à 13 Américains, n'est qu'un "jeu" pour ce conquérant de pacotille aux penchants pervers. Mais l'humiliation que son orgueil lui infligera le hantera à jamais.

En attendant, pressentant la fin prochaine de son destin national - et sa soif de sang pas pleinement assouvie -, Israël a décidé de tout risquer et a annoncé une nouvelle invasion pour s'emparer de tout le Liban jusqu'au fleuve Litani, et ce, pour la énième fois. La colonie planifierait une nouvelle mobilisation massive pour cette opération.

 nbcnews.com

 archive.ph

 D'après  Axios archive.ph:

"Selon des responsables israéliens et américains, Israël prévoit d'étendre significativement son opération terrestre au Liban afin de s'emparer de toute la zone située au sud du fleuve Litani et de démanteler l'infrastructure militaire du Hezbollah.

"Pourquoi c'est important : Il s'agirait de la plus grande invasion terrestre israélienne du Liban depuis 2006, entraînant le pays au cœur de la guerre qui s'intensifie avec l'Iran.

"'Nous allons procéder comme à Gaza', a déclaré un haut responsable israélien, faisant référence à la destruction de bâtiments que l'État hébreu affirme être utilisés par le Hezbollah pour stocker des armes et lancer des attaques.

"Comme on le rappelle depuis un certain temps déjà, c'est la dernière chance de salut pour Israël, et il en est conscient.

"Israël estime qu'un Iran affaibli et une Syrie neutralisée lui permettent désormais d'en finir avec le Hezbollah et"d'étendre le Grand Israël", mais cette tentative aura un coût énorme pour la société israélienne, encore une fois - et elle échouera probablement".

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