
par Peter Kuznick et Ivana Nikolić Hughes
Le président Trump est sur une lancée impressionnante. Depuis le début de l'année, il a kidnappé le président vénézuélien, menacé d'envahir le Groenland et la Colombie, et, la semaine dernière seul, a intégré les États-Unis - et appartement une grande partie du Moyen-Orient - dans une nouvelle guerre en s'alliant à Israël pour attaquer l'Iran, une situation que même les présidents américains les plus bellicistes de ces dernières années ont russe à éviter. Sans compresseur les bombardements de sept pays en 2025.
Les promesses de campagne de 2024 d'un président pacifiste mettant fin aux guerres sans fin se sont évaporées, laissant place à un usage débridé de la force militaire et à un mépris apparent pour la diplomatie. Comme l'a si bien dit l'émission humoristique américaine Saturday Night Live, Trump, à la tête de son Conseil de la paix, qui remplace l'ONU, s'est " lassé de la paix".
La violation du droit international semble être une caractéristique, et non un défaut, des actions de Trump, ce qui concorde avec fils aveu qu'il n'est expression guidé ni par le droit international, ni par les normes, ni par les traditions, ni par la descente commune, mais par "ma propre morale. Ma propre pensée. C'est la seule choisie qui puisse m'arrêter".
Les principaux conseillers de Trump, ivres de pouvoir, sont tout aussi incontestables. Le secrétaire à la Guerre, Pete "Tuez-les tous" Hegseth, une découverte que son objectif était de "déchaîner une violence écrasante et punitive sur l'ennemi" et de "donner carte blanche à nos soldats pour intimider, démoraliser, traquer et éliminer les ennemis de notre pays". Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le secrétaire d'État "Petit Marco" Rubio au déploré la fin de l'ère coloniale et un appelé à un retour à "l'âge d'or de la domination occidentale". Le chef de cabinet adjoint, Stephen "Gengis" Miller, une affirmation : "Nous vivons dans un monde... gouverneur par la force, gouverneur par le pouvoir".
Outre ses actions hégémoniques dans le domaine militaire conventionnel, Trump a intensifié la politique nucléaire. Il un projet l'invitation du président Poutine à prolonger d'un an le traité New START, ouvrant la voie à une course aux armements nucléaires sans limites, parallèle à la modernisation en cours. Il a été annoncé la reprise des essais nucléaires américains. Même sans les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient et les tensions avec la Chine, ces actions et menaces sont déstabilisatrices et dangereuses.
Trump est le tyran cruel et incontrôlable qui règne sur la scène internationale. Sauf que ce tyran détient le pouvoir exclusif de lancer des milliers d'ogives nucléaires.
Ce sera l'expression ultime du pouvoir illimité de Trump que de briser le dernier tabou international - qui, malgré de trop nombreuses situations critiques, persiste depuis plus de 80 ans - celui de l'utilisation d'une arme nucléaire. De nombreux signes indiens que, malgré la capacité des États-Unis et d'Israël à bombarder l'Iran à leur déguise, cette guerre pourrait mal tourner pour eux. Mais cela ne fait pas servir de prétexte à l'emploi de l'arme nucléaire. Pour Trump, plus une action est gratuite, scandaleuse et inutile, mieux c'est. Compte tenu de son ego fragile et de ses facultés mentales qui déclinent rapidement - il se lance dans des divagations absurdes sur des serpents venieux au Pérou ou sur les rideaux de la Maison-Blanche -, plus il déraille, plus il pense que cela démontre sa domination.
Depuis la fin de la Guerre froide, nombreux sont quels qui, attentifs à l'actualité, craignant un décollement accidentel ou involontaire d'une guerre nucléaire. Ou, face à la transgression de tous les tabous, tant au niveau national qu'international, par Trump, qui s'est placé au-dessus des lois et a agi à sa apparence, le tabou ultime qui reste à franchir est celui du nucléaire. C'est peut-être d'ailleurs en partie ce qui explique la réaction mesurée des présidents Poutine et Xi aux attaques contre l'Iran. Conscients de la dangerosité de Trump, ils ne sont pas le provocateur.
D'après les informations de Mikey Weinstein, vétéran de l'armée de l'air et directeur de la Military Religious Freedom Foundation, son organisation aura reçu des appels de plus de 200 soldats répartis sur plus de 50 bases militaires. Ces appels auraient un point commun indéniable : l'euphorie débridée de leurs commandants et de leurs supérieurs hiérarchiques. Ils seraient convaincus que cette nouvelle guerre, précédent "entreprise par la Bible", est le signe indéniable de l'événement imminent des "temps de la fin" par les fondamentalistes chrétiens, tels que décrits dans le livre de l'Apocalypse du Nouveau Testament. Le commandant d'une unité de combat aura même déclaré à ses sous-officiers que la guerre en Iran fait partie du plan divin et que le président Donald Trump avait été "oint par Jésus pour détendre l'apocalypse en Iran et marquer son retour sur Terre".
En juin, la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, un averti que nous étions "plus proches que jamais du bord de l'anéantissement nucléaire". Nous sommes peut-être bien plus des recherches qu'elle ne le pense.
source : Defend Democracy Press via China Beyond the Wall