
Par IntelSky, le 24 mars 2026
Soir du vingt-quatrième : la supercherie américaine des "cinq jours"... Washington évacue ses ressortissants du Moyen-Orient en prévision d'une guerre totale, et Téhéran brise l'illusion d'un "désengagement". - Talal Nahle
Rapport stratégique et opérationnel (lundi 23 mars 2026 |Soirée du 24e jour)
En cette soirée du vingt-quatrième jour, la poussière de la supercherie américaine retombe. L'annonce de Trump de "reporter les frappes de 5 jours" sous prétexte de négociations n'est ni un "désengagement" ni une capitulation face à la dissuasion iranienne. Il s'agit plutôt d'une "trêve tactique sournoise" destinée à berner les marchés mondiaux, et surtout à gagner du temps pour mener à bien l'évacuation la plus importante et la plus complexe de citoyens et de diplomates américains de tout le Moyen-Orient (d'Israël à l'Arabie saoudite et au Golfe).
Alors que le monde pensait que Trump faisait marche arrière par crainte d'une attaque contre les cibles énergétiques du Golfe, le Département d'État américain a émis une série d'alertes de la plus haute gravité (Worldwide Caution), transformant le Moyen-Orient en "zone rouge" et exhortant les Américains à quitter immédiatement la région. Téhéran, qui a compris les intentions réelles, a rejeté "l'illusion des négociations" et a déclaré clairement par la voix de son ministre des Affaires étrangères : "Sur quoi pourrions-nous négocier ? Nous sommes sans dirigeants et sans armes, comme vous l'avez prétendu !"
Voici une analyse panoramique détaillée des heures de "l'accalmie avant la grande tempête" :
1. Que cache l'Amérique et pour quelle raison se retire-t-elle ?
Washington joue un double jeu dangereux :
- Supercherie financière et militaire : Trump n'a annoncé le report des frappes de 5 jours que pour calmer les marchés pétroliers et boursiers (qui se seraient effondrés si la menace avait immédiatement été mise à exécution). Simultanément, il profite de ces cinq jours pour attendre que les 22 pays de l'OTAN (qui ont finalement accepté de rejoindre la coalition pour ouvrir le détroit d'Ormuz) soient prêts.
- Retrait tactique : Les alertes urgentes émises aujourd'hui par le Département d'État américain pour (Israël, l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Liban, Oman, l'Irak, le Qatar et les Émirats arabes unis) ne relèvent pas des procédures habituelles. Les appels pressants lancés aux ressortissants américains pour qu'ils quittent immédiatement la région par tous les moyens (y compris par des bus terrestres reliant Israël à l'Égypte et à la Jordanie), la fermeture des services consulaires et les ordres de "confinement sur place" émis dans le Sultanat d'Oman confirment que le Pentagone a pris la décision de lancer une "guerre de destruction totale" dès l'expiration de ces cinq jours. L'objectif est de vider la région de tout "potentiel otage américain" susceptible d'être pris pour cible par l'Iran ou ses factions.
- Des armes nucléaires seront-elles utilisées ? La fuite des citoyens et la préparation de frappes à grande échelle (avec la participation de l'OTAN) ont pour objectif de détruire l'ensemble des infrastructures iraniennes (dont les experts ont prouvé qu'elles sont fortifiées et reliées à six pays voisins). Si les bombardiers conventionnels échouent, le recours aux armes "non conventionnelles" ou aux bombes stratégiques anti-bunker sera envisagé pour briser la résistance de l'Iran, par crainte de coupures d'électricité et de perturbations dans le dessalement de l'eau dans le Golfe si Téhéran devait riposter.
2. La réponse iranienne : "Nous ne négocierons même pas sur nos cendres"
- La gifle diplomatique : Le ministère iranien des Affaires étrangères et le président du Parlement, Qalibaf, ont publiquement contredit Trump : "Aucune négociation n'a eu lieu... et les informations mensongères ne servent qu'à rassurer les marchés". La remarque sarcastique d'Araghchi ("Sur quoi négocions-nous ?") reflète la conviction de Téhéran que les États-Unis ne sont pas sincères et recherchent la capitulation, et non un accord.
- Échange de messages : La présence de médiateurs (Égypte, Turquie, Pakistan et Sultanat d'Oman) a été confirmée, mais Washington a posé des conditions impossibles à satisfaire (rejet des réparations et refus de reconnaître l'agression), mettant ainsi fin à toute médiation avant même qu'elle ne commence.
3. Le Front libanais et la 77e vague... "L'illusion du report"
- Le Hezbollah ne se soucie pas des délais : alors que Washington parle de report de cinq jours, l'armée israélienne a ordonné aux colons du nord de rester à proximité des abris, anticipant une "intensification des attaques du Hezbollah". Le parti a affirmé que l'incursion de l'occupant n'a pas dépassé la première ligne (Meiss El Jabal et Khiam), prouvant ainsi l'échec de l'opération terrestre.
- 77e vague : Les Gardiens de la Révolution n'ont pas cessé leurs opérations, déclarant le lancement de la 77e vague contre des cibles situées au nord, au centre et au sud des territoires occupés, soulignant que le "report" de Trump ne les engage en rien.
4. "Force majeure" et préparation de la frappe majeure
- Des bombardiers depuis l'Europe : Le Wall Street Journal a révélé que les bombardiers américains sont ravitaillés en carburant via des bases militaires européennes. Ce qui confirme la participation de l'OTAN et prouve que la frappe à venir aura une portée bien plus étendue.
- L'option des parachutistes : Le New York Times a révélé que le Pentagone étudie le déploiement d'une "brigade de combat de la 82e division aéroportée" pour soutenir les opérations, corroborant ainsi ce que le Wall Street Journal a rapporté concernant la présence de Marines américains au Moyen-Orient vendredi. Le scénario d'une prise de contrôle de Kharg ou des îles iraniennes reste donc tout à fait envisageable.
Conclusion et synthèse
L'annonce de "négociations" et le report de cinq jours ne sont qu'un "leurre" destiné à clôturer les marchés en fin de semaine dans une relative stabilité et à permettre l'évacuation de dizaines de milliers d'Américains du Golfe et d'Israël.
Une fois l'évacuation terminée et les 22 navires de l'OTAN positionnés, Trump reviendra à la charge pour lancer l'attaque la plus meurtrière de l'histoire du Moyen-Orient en prétextant l'"échec des négociations".
Perspectives
Les États du Golfe ne réalisent que tardivement qu'ils sont tombés dans le piège (d'où les médiations de l'Égypte, de la Turquie et du Pakistan). Si l'attaque américaine se produit d'ici la fin de la semaine, l'Iran ne se contentera pas de cibler les bases militaires, mais mettra à exécution sa menace (divulguée par l'agence de presse Mehr) de frapper les centrales électriques et les usines de dessalement en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar et au Koweït. La région s'achemine vers l'âge de pierre énergétique et hydrique, et tout cela pour sauver la fierté de Trump et l'illusion de Netanyahu qui croit pouvoir anéantir l'Axe de la Résistance.
Traduit par Spirit of Free Speech
Strategic and Operational Report (Monday…