Le Croissant-Rouge iranien a appelé l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à condamner les frappes américano-israéliennes en cours contre les infrastructures médicales du pays, et a exhorté l'organisation à prendre des mesures rapides pour mettre fin à cette agression.
Dans une lettre adressée lundi au directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le chef de Croissant-Rouge iranien, Pir-Hossein Kolivand, a exprimé sa vive inquiétude face aux frappes incessantes menées par les États-Unis et Israël contre l'infrastructure médicale iranienne, les condamnant catégoriquement.
Depuis le début de cette guerre d'agression non provoquée menée par la coalition militaire américano-israélienne contre l'Iran, 292 hôpitaux, centres médicaux et pharmacies ont été endommagés ou détruits à travers le pays, a noté le responsable iranien.
Au moins 22 membres du personnel médical et des secouristes ont perdu la vie et 113 autres ont été blessés durant cette période, a-t-il indiqué, ajoutant que 48 ambulances et véhicules de secours ont été détruits ou endommagés.
"Parmi les hôpitaux endommagés à Téhéran figurent les hôpitaux Gandhi, Motahhari, Yas, Arman, Seyedalshohada, Khatam, Roozbeh, Arash, Taleqani, Razi et Al Zahra",indique la lettre.
M. Kolivand a également noté que sur l'ensemble des hôpitaux de la capitale, 13 sont pleinement opérationnels, 5 fonctionnent partiellement, 13 sont hors service et 7 ont été évacués.
Le directeur général du Croissant-Rouge iranien a insisté sur le fait que ces frappes constituent une violation flagrante du droit international humanitaire, notamment des quatre Conventions de Genève et de leurs protocoles additionnels, et a exhorté l'OMS à condamner ces attaques et à diligenter une enquête indépendante sur ces hostilités.
Il a par la suite appelé l'OMS à fournir le soutien nécessaire à la reconstruction des infrastructures et à la protection du personnel médical avant d'avertir que tout silence sur cette question ou tout retard dans la cessation de ces attaques mettrait en danger la vie des civils et compromettrait l'efficacité du droit international humanitaire.
En conclusion, il a souligné que le Croissant-Rouge iranien fournirait à l'OMS les preuves et documents justificatifs sur demande.
Dimanche, le Conseil médical de la République islamique d'Iran (IRIMC) a exhorté l'OMS à exclure les États-Unis et Israël de l'organisation et d'autres grandes organisations internationales de santé en raison de leurs frappes contre des hôpitaux et des établissements de soins iraniens.
