En 3 semaines, Israël a assassiné 1 094 civils et en a blessé 3 119 autres, rapporte le ministère libanais de la santé.
En plus d'énormes destructions, et de l'utilisation interdite du phosphore blanc, Israël qui reproduit les mêmes schémas mortifères qu'à Gaza, s'en prend notamment à ceux qui aident.
Nous avons appris mercredi soir l'assassinat du jeune secouriste Joud Suleiman, 14 ans, lors du bombardement israélien de l'association Beit Al-Talaba dans la ville de Nabatieh au Liban. Joud, qui venait de fêter ses 14 ans, avait accompagné son père, le secouriste Mohammad Suleiman, pour l'aider lors de leurs missions humanitaires, et en était tout fier.

Le personnel de santé et les autorités du sud du Liban signalent une campagne israélienne délibérée visant les infrastructures médicales, les ambulances et les secouristes, dans le but de rendre la région inhabitable et de forcer les civils à quitter leurs terres.
Ainsi ce mardi deux ambulanciers de Nabatieh ont été tués les forces israéliennes ayant pris pour cible leur moto alors qu'ils distribuaient de l'aide dans la région, malgré le port de leurs uniformes et l'insigne d'ambulance visible sur leur véhicule.

Depuis le 2 mars, au moins 128 centres médicaux et ambulances ont été touchés, faisant 42 morts et plus de 100 blessés parmi le personnel soignant, selon le ministère libanais de la Santé.
Des secouristes décrivent des frappes répétées de type "double-tap", où un premier bombardement est suivi d'une seconde attaque après l'arrivée des équipes de secours, faisant des victimes supplémentaires parmi les secouristes et les civils.
Les enquêtes n'ont pourtant révélé aucune preuve que les sites médicaux ciblés auraient été utilisés à des fins militaires.
Ce mercredi, le photojournaliste libanais Hussein Hammoud a été tué par un bombardement à Nabatieh.

Par ailleurs, des avions de combat israéliens ont perpétré mardi un massacre dans l'est du Liban, tuant et blessant des dizaines de Syriens dans la ville de Tamnine, dans la région de la vallée de la Bekaa.
video.europalestine.comIsraël s'emploie également à détruire un maximum d'infrastructures, dont les ponts.
Le pont important Dlafy, dans le sud du Liban, mais aussi les ponts secondaires comme le pont entre les villes d'Al-Matariya et de Burj Rahal.
Les troupes israéliennes ont également coupé la principale autoroute reliant la capitale, Beyrouth, à Tyr, l'un des plus grands centres urbains du sud.
Et elles s'attaquent aux réseaux électriques et aux infrastructures hydrauliques.
L'organisation humanitaire internationale Oxfam a indiqué que les destructions ciblant les infrastructures hydrauliques d'Israël à Gaza dans le cadre du génocide se produisent désormais également dans certaines régions du Liban
"L'armée israélienne a détruit des infrastructures d'eau et d'assainissement, y compris par des attaques visant des installations détruites ou endommagées lors du dernier conflit et actuellement en reconstruction", précise Oxfam.
Son communiqué rappelle que les Conventions de Genève interdisent les attaques contre les installations hydrauliques et autres infrastructures vitales pour la survie des populations, et souligne que couper l'eau dans le cadre de méthodes de guerre est "illégal".
La légalité étant bien le dernier souci d'Israël !
"Oxfam et ses partenaires sont responsables des travaux de réparation dans 19 installations clés fournissant de l'eau potable à environ 60 000 personnes, dont six ont été endommagées lors des bombardements israéliens de l'année dernière. En raison de l'intensité des attaques, les équipes d'Oxfam ne peuvent actuellement pas accéder à ces installations".
EMPLOI DE PHOSPHORE BLANC
La journaliste Zeina Khodr d'Al-Jazeera rapporte depuis El Qasmiyeh : Les forces israéliennes tirent des obus au phosphore sur les abords de Naqoura, au sud du Liban.
Des chercheurs de Human Rights Watch ont documenté des centaines de cas d'utilisation, dont une part importante dans des zones résidentielles et agricoles.
Ces frappes ont également causé des dommages environnementaux à long terme, incendiant forêts et terres agricoles et contaminant les sols avec des substances toxiques, ce qui peut nuire à l'agriculture et à la santé publique.
Selon des critiques, cette arme pourrait servir à défricher des terres et à déplacer des populations, contribuant ainsi aux déplacements massifs de population dans le sud du Liban.
Quant aux ordres massifs d'évacuation forcée, ils ont obligé des centaines de milliers de personnes à quitter leurs maisons.
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich (extrême droite) : "Le fleuve Litani devrait devenir notre nouvelle frontière avec le Liban."



