07/04/2026 ssofidelis.substack.com  17min #310234

 Quand l'Apocalypse s'invite dans l'armée américaine : « Trump avait été oint par Jésus pour allumer le feu du signal en Iran afin de provoquer l'Armageddon »

Trump et Netanyahu

Le président Donald Trump feint d'armer un fusil alors qu'il s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady à la Maison Blanche, le lundi 6 avril 2026, à Washington. Crédit photo © Julia Demaree Nikhinson

Deux fous qui se prennent pour Dieu.

Par  Jeffrey Sachs, le 7 avril 2026

Voici le  message de Pâques de Donald Trump au monde :

"Mardi sera à la fois le Jour des Centrales Électriques et celui des Ponts en Iran. Vous allez voir, ça va être énorme ! Ouvrez ce putain de détroit, bande de bâtards, ou je vous ferai vivre un enfer, VOUS ALLEZ VOIR ! Loué soit Allah. Le président DONALD J. TRUMP"

 Donald Trump et son acolyte dans les  crimes de guerre,  Benjamin Netanyahu, ont lancé conjointement une guerre d'agression meurtrière contre l'Iran, une nation de 90 millions d'habitants. Ils sont en proie à trois pathologies en cascade. La première est d'ordre personnel : tous deux sont de dangereux narcissiques. La deuxième concerne l'arrogance du pouvoir : ce sont des hommes dotés du pouvoir de commander l'anéantissement nucléaire et qui, par conséquent, estiment ne pas avoir de limites. La troisième, et la plus dangereuse de toutes, est l'illusion religieuse : deux hommes qui croient, et à qui leur entourage répète quotidiennement qu'ils sont des messies accomplissant l'œuvre de Dieu. Chacune de ces pathologies amplifie les autres, et ensemble, elles exposent le monde à un danger sans précédent.

Il en résulte une glorification de la violence inédite depuis les dirigeants nazis. La question est de savoir si les rares dirigeants sensés de ce monde, c'est-à-dire les quelques chefs d'État encore soucieux du respect du  droit international et prêts à le dire, pourront les contenir. La tâche est ardue, mais ils se doivent d'essayer.

Commençons par le trouble mental sous-jacent. Le narcissisme malin est un terme clinique, pas une insulte. Le sociopsychologue  Erich Fromm a inventé cette expression en 1964 pour décrire  Adolf Hitler, comme une fusion de la mégalomanie pathologique, de la psychopathie, de la paranoïa et d'une personnalité antisociale en une unique personnalité. Le narcissique malin n'est pas simplement vaniteux. Il est structurellement incapable d'empathie véritable, immunisé contre la culpabilité et animé par la conviction paranoïaque d'être entouré d'ennemis qu'il faut détruire à tout prix. Dès 2017,  le psychologue John Garnter et de nombreux autres professionnels ont mis en garde contre le narcissisme malin de Trump.

Plusieurs psychologues et psychiatres réputés ont évalué Trump pour détecter une éventuelle psychopathie à l'aide de l'échelle standardisée de Hare et ont obtenu des scores bien supérieurs au seuil diagnostique. Pour plus d'informations, cliquez  ici. La psychopathie se caractérise principalement par l'absence de remords ou de compassion envers autrui.

Trump et Netanyahu correspondent tous deux parfaitement à ce profil. La psychopathie de Trump s'est pleinement manifestée lorsque les forces américaines ont détruit un pont à Téhéran, sans aucune valeur militaire, faisant au moins huit morts et 95 blessés parmi les civils. Trump n'a pas exprimé de compassion. Il s'est réjoui et a promis davantage de destruction. Le discours de Pâques de Netanyahu n'a pas non plus mentionné les victimes. Pas un mot. Sans l'ombre d'un regret. Seulement la liste triomphante des ennemis détruits.

C'est la paranoïa qui alimente la menace inventée par Trump et Netanyahu. La directrice du renseignement national de Trump,  Tulsi Gabbard, a certifié par écrit que le programme nucléaire iranien a été  "anéanti" et que les services du renseignement "continuent d'estimer que l'Iran ne développe pas d'arme nucléaire". L'AIEA a déclaré catégoriquement qu'il n'y a aucune preuve de l'existence du moindre projet de bombe. Le responsable de la lutte antiterroriste de Trump  a démissionné en signe de protestation, écrivant que

"nous avons déclenché cette guerre suite aux pressions exercées par Israël et son puissant lobby américain".

Le paranoïaque n'a pas besoin d'une menace réelle. Il en inventera une s'il le faut pour justifier ses peurs irrationnelles.

L'esprit machiavélique n'éprouve pas de honte. Trump a déclaré au monde entier que la diplomatie a toujours été sa "préférence première", tout en se vantant dans la foulée d'avoir déchiré l'accord nucléaire avec l'Iran : " J'ai été tellement honoré de le faire. J'étais tellement fier". Il a déchiré le cadre diplomatique de ses propres mains, puis a reproché à l'Iran d'être responsable du désastre. Il a ensuite admis, avec désinvolture, que la guerre ne relève pas de la légitime défense :

"Nous n'avons pas besoin d'être là-bas. Nous n'avons pas besoin de leur  pétrole. Nous n'avons besoin de rien de ce qu'ils possèdent. Mais nous sommes là pour aider nos alliés".

En vertu de la Charte des Nations unies, la légitime défense est l'unique fondement juridique du recours à la force. Trump a avoué qu'un tel fondement lui importe peu.

Le pouvoir a tendance à transformer certaines personnalités, et ce phénomène est particulièrement marqué lorsque le pouvoir est illimité ou semble l'être. Forts de leurs arsenaux nucléaires, Trump et Netanyahu ne perçoivent pas le monde comme les autres. Pour ces narcissiques malins, disposer d' armes nucléaires ne représente pas un surcroît de responsabilité, mais une extension de leur ego démesuré : "Je peux tout faire. Je peux tout raser. Regardez-moi". Netanyahu et Trump ne feront preuve d'aucune retenue dans leur mégalomanie délirante.

Trump a complètement intégré ce sentiment d'impunité. Le 1er avril, il s'est présenté devant les caméras et a promis de bombarder l'Iran "pour le ramener à l'âge de pierre, là d'où il vient". L'expression "là d'où il vient" est le verdict d'un homme se sentant divinement investi du droit de juger du sort de 90 millions de personnes et les déshumanisant sans hésitation. Il a menacé à plusieurs reprises de détruire les infrastructures électriques civiles de l'Iran - un crime de guerre au regard du droit des conflits armés, annoncé ouvertement comme posture de négociation, devant un public mondial qui, pour l'essentiel, est passé à autre chose.

Netanyahu dirige un État doté d'environ 200 ogives nucléaires, qui n'a jamais signé le Traité de non-prolifération et n'est soumis à aucun régime d'inspection international. Il a observé Trump faire usage de la puissance militaire américaine avec une agressivité sans limite sans encourir la moindre sanction. Le deuxième délire alimente le troisième : lorsque le pouvoir ne connaît pas de limite, le seul garde-fou interne est la conscience. Et le psychopathe en est dépourvu.

Cette absence de conscience est la pathologie la plus dangereuse des trois, car c'est elle qui élimine le dernier frein possible. Le stratège qui mène une guerre injuste peut finir par réaliser que les coûts dépassent les bénéfices et s'arrêter. Le narcissique malveillant qui fait la guerre pour son ego peut se lasser des exigences de son ego et renoncer. Le psychopathe va plus loin parce qu'il ne connaît aucune limite.

Et, croyez-le ou non, il y a pire. Trump et Netanyahu sont tous deux des messies autoproclamés. Ils se présentent comme les envoyés de Dieu. Pour eux, mettre fin à la guerre contre l'Iran reviendrait à dire que Dieu a tort. Et le messie autoproclamé ne peut pas avoir tort non plus, car le messie et Dieu sont désormais, dans leur psyché mégalomane, une seule et même figure.

Trump et Netanyahu ont tous deux revendiqué explicitement cette identité messianique. Trump s'est qualifié lui-même d'"élu". Concernant la tentative d'assassinat dont il a été victime en 2024, il a déclaré :

"J'ai senti alors, et j'en suis encore plus convaincu aujourd'hui, que mes jours ont été épargnés pour un motif précis. J'ai été sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l'Amérique".

Netatanyahu, dans son discours à la veille de Pâque, ne s'est pas contenté d'invoquer Dieu. Il s'est approprié le rôle de Dieu dans le récit de l'Exode - énumérant dix "exploits" de ce qu'il qualifie de "guerre de rédemption" et attribuant à chacun d'eux le nom d'un fléau. Il a qualifié l'assassinat de l'ayatollah Khamenei de "plaie des prémogénés", pour ensuite mettre le monde en garde :

"Après les dix plaies d'Égypte, je vous rappelle que Pharaon a encore tenté de nuire au peuple d'Israël, et nous savons tous comment cela s'est terminé".

Dans le Livre de l'Exode, la fin est la noyade de la totalité de l'armée du Pharaon. Netanyahu a menacé d'anéantir l'Iran,à la télévision dans le langage des Écritures saintes.

Ces hommes sont entourés d'une cohorte de courtisans et de fanatiques dont la fonction est d'entretenir l'illusion et d'empêcher la réalité de s'imposer à leur conscience.

La cour de Trump : Hegseth, Huckabee et les nationalistes chrétiens

Pete Hegseth, le secrétaire à la Guerre, a transformé le  Pentagone en théâtre de guerre sainte. Il arbore un tatouage représentant la croix de Jérusalem sur la poitrine et les mots "Deus Vult" [Dieu le veut], cri de guerre des croisés du Moyen Âge, sur le bras. Il organise chaque mois des offices religieux chrétiens dans l'auditorium du Pentagone. Il a invité le peuple américain à prier "chaque jour, à genoux" pour la victoire militaire au Moyen-Orient "au nom de Jésus-Christ". Lors d'un de ces services,  il a prié à haute voix pour que les troupes américaines infligent :

"Une violence dévastatrice à ceux qui ne méritent aucune pitié... Nous prions pour cela avec une foi inébranlable en le grand et puissant Jésus-Christ".

Lors d'un point presse sur la guerre contre l'Iran, Hegseth a déclaré que les États-Unis  "négocient avec des bombes". Il a qualifié les dirigeants iraniens de "fanatiques religieux" cherchant à se doter de la capacité nucléaire pour "une sorte d'Armageddon religieux", tout en présidant des services de prière mensuels au Pentagone et en déclarant que "la providence de notre Dieu tout-puissant protège nos troupes". Il semble ne pas avoir conscience de ce qu'il incarne. Un secrétaire à la Guerre qui prie pour une "violence écrasante" au nom de Jésus, tout en qualifiant ses ennemis de fanatiques religieux, incarne parfaitement le terme de "projection".

 Mike Huckabee, ambassadeur des États-Unis en Israël, en fournit le cadre théologique. Pasteur baptiste et fervent sioniste chrétien, Huckabee estime que le conflit israélo-iranien est l'accomplissement d'une prophétie biblique - une étape nécessaire vers l'Enlèvement et la seconde venue du Christ. Il a envoyé à Trump un message - que Trump a ensuite publié sur les réseaux sociaux - comparant ce moment à celui de Truman en 1945 et au largage des bombes atomiques sur le Japon, incitant Trump à écouter "SA voix", c'est-à-dire celle de Dieu.

Lors d'une interview, Huckabee a été interrogé sur la promesse biblique d'une terre s'étendant du Nil à l'Euphrate - englobant le  Liban, la  Syrie, la Jordanie et certaines parties de l' Arabie saoudite et de l'Irak - et sur la question de savoir si Israël dispose d'un droit divin sur l'ensemble de ce territoire. Sa réponse a été catégorique : "Qu'ils prennent tout, ce serait formidable".

De son côté, le ministre des Finances israélien d'extrême droite Smotrich a  publié sur les réseaux sociaux : "I ♥ Huckabee". Le pasteur sioniste chrétien John Hagee, dont l'organisation Christians United for Israel a joué un rôle majeur dans le soutien des évangéliques américains aux guerres d'Israël, a évoqué la guerre contre l'Iran en déclarant simplement : " D'un point de vue prophétique, nous sommes pile dans les temps". Franklin Graham, lors d'un service religieux de Pâques à la  Maison Blanche, a  alimenté les délires messianiques de Trump :

"Aujourd'hui, les Iraniens, ce régime malfaisant, veulent tuer tous les Juifs et les anéantir par le feu atomique. Mais Tu as choisi le président Trump. Tu l'as choisi pour un moment comme celui-ci. Et notre Père, nous te prions de lui accorder la victoire".

La cour de Netanyahu : Ben-Gvir, Smotrich et les colons messianiques

Côté israélien, la garde rapprochée est composée de deux personnalités au radicalisme si extrême qu'elles étaient cataloguées comme des parias politiques jusqu'à ce que Netanyahu se serve de leurs voix pour rester au pouvoir. Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, est un disciple du défunt rabbin Meir Kahane, dont le parti Kach a été désigné comme organisation terroriste. Bezalel Smotrich, le ministre des Finances, puise son idéologie chez le rabbin Zvi Yehuda Kook, qui enseignait que la victoire militaire d'Israël en 1967 relève d'un mandat divin et que la colonisation du territoire palestinien est la volonté de Dieu. À eux deux, ils détiennent 20 sièges au sein de la coalition de 67 sièges de Netanyahu. Ils ne se contentent pas de conseiller le Premier ministre, ils partagent ses croyances et sa vision messianiques.

Ben-Gvir a mis à profit son emprise sur la police israélienne pour permettre aux milices de colons de s'en prendre aux  Palestiniens en  Cisjordanie. Il a systématiquement bloqué les négociations de cessez-le-feu et s'est publiquement attribué le mérite de les avoir retardées. Il fait pression pour que les rituels juifs soient autorisés sur le Mont du Temple, au mépris d'un statu quo maintenu depuis des décennies, une initiative qui, selon les responsables de la sécurité israéliens, ne peut que dégénérer en bain de sang.  En août 2023, il a déclaré :

"Mon droit, ainsi que celui de ma femme et de mes enfants, de circuler sur les routes de Judée-Samarie, prime sur le droit de circulation des Arabes".

Le  Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la  Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Slovénie, les Pays-Bas et l' Espagne l'ont tous condamné pour incitation à la violence, mais les États-Unis, sous l'égide de  Marco Rubio, ont défendu Ben-Gvir et critiqué ces  sanctions.

Smotrich est le plus méthodique des deux : moins théâtral et plus dangereux. Il a systématiquement transféré la gouvernance civile de la Cisjordanie de l'armée israélienne à son propre ministère, canalisant des centaines de millions de shekels vers les  infrastructures des colons tandis que les budgets de l'Autorité palestinienne sont délibérément asphyxiés. Il a chargé son ministère d'élaborer "un plan opérationnel pour l'application de la souveraineté" sur la Cisjordanie. Pendant la guerre contre l'Iran, il a appelé Israël à annexer le sud du Liban jusqu'au fleuve Litani, déclarant que la guerre "doit aboutir à une réalité totalement différente". L'idéologie de Smotrich s'inspire de l'enseignement de Kook selon lequel la colonisation n'est pas une démarche politique mais sacrée - une mission divine qui doit être menée à bien indépendamment du droit international, des  droits des Palestiniens ou de l'opinion mondiale. Selon cette théorie, les frontières de 1967 ne correspondent pas à une réalité militaire temporaire. Elles symbolisent l'œuvre inachevée de Dieu.

Ben-Gvir et Smotrich n'étaient que des extrémistes marginaux avant que Netanyahu ne leur accorde une légitimité en les intégrant au gouvernement et à son cercle restreint. Il leur a donné du pouvoir sur la société israélienne, et ils lui ont fourni la légitimité religieuse et nationaliste lui permettant de qualifier ses guerres de mission divine.

Dans ce décor apocalyptique, une voix s'est fait entendre avec une grâce et une clarté salvatrices. Le pape Léon XIV n'a cessé d'appeler à la fin de la violence. Lors d'une messe du Jeudi Saint à Rome,  il a dénoncé l'arrogance du pouvoir :

"Nous avons tendance à nous croire puissants lorsque nous dominons, victorieux lorsque nous détruisons nos égaux, grands lorsqu'on nous craint. Dieu nous a donné l'exemple, non pas de la domination, mais de la libération ; non pas de la destruction de la vie, mais de l'art de la créer".

Le dimanche des Rameaux, le pape a de nouveau été catégorique,  affirmant que Jésus

"n'écoute pas les prières de ceux qui font la guerre, il les rejette".

Hegseth a ensuite organisé un autre service religieux au Pentagone, où il a de nouveau prié pour une "violence écrasante" au nom du Christ.

Le professeur John Mearsheimer que les crimes actuellement commis par Trump et Netanyahu sont ceux-là mêmes qui ont valu aux dirigeants nazis d'être pendus à Nuremberg : guerre d'agression, annexion de territoires étrangers, ciblage délibéré d'infrastructures civiles et sanctions collectives. Il ne s'agit pas d'une exagération rhétorique. Ce sont des concepts juridiques. Le Tribunal de Nuremberg a qualifié le crime d'agression de "crime international suprême" - celui qui "recèle en soi la somme de tous les maux" - car c'est le crime qui permet de commettre tous les autres. Ces hommes l'ont admis publiquement, dans des discours diffusés par des chaînes internationales.

Les mécanismes institutionnels existants qui visent précisément à prévenir ce type de catastrophe, notamment le Conseil de sécurité de l'ONU, la  Cour pénale internationale, le régime de non-prolifération et le droit des conflits armés, sont délibérément subvertis par les États-Unis.

Les dirigeants mondiaux ont pourtant le devoir d'essayer de mettre fin à cette folie. La démarche multilatérale à Islamabad, à laquelle participent les ministres des Affaires étrangères du  Pakistan, de la  Turquie, de l'Égypte et de l'Arabie saoudite, parallèlement à l'initiative de paix en cinq points sino-pakistanaise, représente des débuts prometteurs. Elle devrait être soutenue par l'ensemble des pays des BRICS, l'Assemblée générale des Nations unies et tous les États qui souhaitent vivre dans un monde régi par des règles plutôt que par les fantasmes de deux narcissiques malveillants.

Lorsque des dirigeants dérangés invoquent une catastrophe divine en guise de levier politique, ce ne sont pas seulement leurs ennemis qu'ils anéantissent. Nous serons tous victimes des malédictions de Netanyahu et des bombardements de Trump censés ramener l'Iran à l'âge de pierre, à moins que des chefs d'État plus lucides ne mettent un frein à ces deux forcenés.

Traduit par  Spirit of Free Speech

 ssofidelis.substack.com

Commentaire

newsnet 2026-04-07 #15491
Le narcissique malin n'est pas simplement vaniteux. Il est structurellement incapable d'empathie véritable, immunisé contre la culpabilité et animé par la conviction paranoïaque d'être entouré d'ennemis qu'il faut détruire à tout prix.

En effet, parfaitement exact, voici comment ça marche :
Otto Kernberg a introduit le terme de narcissique malfaisant, défini par la psychopathie, le sadisme et la paranoïa. Nous on utilise plutôt aujourd'hui celui de pervers-narcissique, et de son spectre de variantes.
Les stades conventionnels de Kholberg décrivent l'accession à l'indépendance intellectuelle et émotionnelle, et à la morale. Dans la petite enfance, la morale est externalisée, et vécue comme une contrainte extérieure, une obéissance par la peur. Grandir c'est se débarrasser ce cette contrainte de la punition.

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