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07/04/2026 reseauinternational.net  6min #310298

 L'Iran abat un second avion de chasse Us. La supériorité aérienne américaine mise à mal

Une fausse opération de sauvetage pour camoufler une intervention majeure sur le sol iranien

par Valentin Vasilescu

Le communiqué du CENTCOM me paraissant extrêmement douteux, j'ai attendu des éclaircissements, mais ceux-ci se font attendre. En tant que pilote de chasse, j'ai suivi une formation de survie au cas où je serais abattu. La probabilité de retrouver vivant et de récupérer le pilote abattu en territoire ennemi diminue d'heure en heure et n'est envisageable que dans les premières 24 heures, après quoi on abandonne généralement la mission.

Pour preuve, le 3 avril, 6 à 8 heures après la destruction de l'avion F-15E, au-dessus de la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, dans le sud-ouest de l'Iran, un avion HC-130J Combat King II a été photographié alors qu'il ravitaillait en vol, à basse altitude, deux hélicoptères HH-60G Pave Hawk, tous ces appareils étant spécialisés dans les opérations de sauvetage. Jusqu'ici, tout me semble correct et démontre qu'aucun des deux membres de l'équipage du F-15E n'avait été localisé et, par conséquent, récupéré. Mais c'est à partir de là que tout se brouille.

Le CENTCOM a indiqué avoir poursuivi, le 4 avril, les recherches des membres de l'équipage abattu, avec encore plus d'appareils, ce qui, à mon avis, n'avait plus aucun sens. La bombe a été lâchée par l'agence de presse iranienne Tasnim, dans la matinée du 5 avril, trois jours après la destruction du F-15E.

Des photos ont été présentées, montrant des épaves calcinées appartenant à plusieurs avions multimoteurs à hélices et hélicoptères américains. Les photos étaient géolocalisées au sud de la ville d'Ispahan, dans le centre de l'Iran, à 750 km au nord de l'endroit où l'avion F-15E avait été abattu. Comment l'équipage de l'avion américain a-t-il réussi à parcourir cette distance, à pied, à travers le centre de l'Iran ?

Dans la soirée du même jour, le CENTCOM a reconnu avoir perdu, sur un aérodrome abandonné en Iran, deux avions (HC-130J et MC-130J), ainsi que deux hélicoptères MH-6M. Et le président Donald Trump a déclaré que la mission de recherche et de sauvetage avait été couronnée de succès, les deux membres de l'équipage du F-15E ayant été retrouvés vivants. Ils ne fournissent aucune image des membres de l'équipage, ni du moment de leur sauvetage. Je peux donc penser que tout cela n'est qu'un mensonge, qu'aucun pilote n'était en vie. Je dis cela car les hélicoptères légers MH-6M Little Bird, reconnus comme détruits par le CENTCOM, ne disposent pas d'équipement de ravitaillement en vol ni de capteurs de localisation des pilotes abattus, contrairement aux HH-60G Pave Hawk. Petits, légers et volant très bas, ils sont utilisés pour l'insertion de 6 militaires du détachement Delta Force ou du 75e régiment de Rangers sur les toits des bâtiments.

Quel rôle jouaient-ils alors dans la mission de recherche et de sauvetage ?

Le CENTCOM a déclaré que les avions Hercules détruits au sol à Ispahan étaient des HC-130J (sans réservoirs de carburant ni équipement de ravitaillement en vol) et des MC-130J.

En réalité, ceux-ci n'avaient eux non plus rien à voir avec la mission de recherche et de sauvetage, les deux étant utilisés pour le transport de militaires des forces spéciales. Le CENTCOM a ajouté que les deux appareils avaient été immobilisés sur la piste d'atterrissage et qu'il avait fallu que les Américains les détruisent pour qu'ils ne tombent pas entre les mains des Iraniens. Je les crois.

Mais je crois aussi les Iraniens qui ont trouvé les corps calcinés de cinq militaires américains parmi les débris des deux hélicoptères MH-6M, qui ne disposent d'aucun blindage, et ils ont publié leurs photos.

Qui les a détruits, le CENTCOM également ?

Les Iraniens ont également présenté, les 4 et 5 avril, alors que se déroulait la mission de recherche et de sauvetage des pilotes américains, des photos de deux épaves de drones d'attaque MQ-9 et d'un drone israélien Hermes, tous abattus près de la ville d'Ispahan, dans le centre de l'Iran.

Faisons maintenant le point et essayons de deviner de quoi il s'agissait dans cette soi-disant mission de recherche et de sauvetage. Le 4 avril, 24 heures après la destruction de l'avion F-15E, le CENTCOM a abandonné la mission de recherche et de sauvetage, mais l'a utilisée comme un écran de fumée ou une diversion pour mener une autre opération, bien plus vaste.

Très probablement pour infiltrer ses forces spéciales dans le site souterrain situé près d'Ispahan dans le but de s'emparer d'une partie de l'uranium enrichi par l'Iran.

Bien que la mission en elle-même soit courageuse, pour réussir, elle nécessite une préparation minutieuse. Le CENTCOM a repéré un terrain situé à 75 km au sud de la ville iranienne d'Ispahan qui semblait pouvoir servir de piste d'atterrissage et de décollage, d'abord pour deux avions C-130 Hercules, puis, une fois celle-ci sécurisée, pour 30 à 50 autres C-130, avec à leur bord 92 militaires des forces spéciales. Le détachement de la Delta Force, à bord d'hélicoptères légers MH-6M Little Bird, devait servir d'avant-garde, prendre l'ennemi par surprise et anéantir les éléments du dispositif de défense iranien sur les voies d'accès menant à l'une des entrées du dépôt souterrain. Dans leur sillage, les militaires des forces spéciales qui avaient été débarqués du C-130 sur la piste d'atterrissage improvisée pénétraient dans le souterrain et neutralisaient les forces iraniennes. Ils prenaient ce qu'ils avaient à prendre et embarquaient à bord des avions avec lesquels ils étaient venus.

D'après les images satellites et aériennes prises par les drones, tout semblait en ordre, la zone semblait dégagée de tout obstacle.

Mais après l'atterrissage des deux premiers avions, tout s'est transformé en fiasco car, n'ayant personne au sol, on n'avait pas calculé la portance du sol, c'est-à-dire la résistance par roue d'un C-130 chargé par rapport à la consistance du terrain. Or, le terrain était plein d'irrégularités, ce qui a entraîné l'enfoncement ou la rupture du train d'atterrissage des deux C-130 et leur immobilisation au sol. Les hélicoptères MH-6M Little Bird ont été délibérément sacrifiés pour permettre l'embarquement à bord des hélicoptères lourds MH-53 et l'évacuation d'Iran de ceux qui étaient arrivés avec les C-130. Il en a résulté une parodie du film Saving Private Ryan (1998) réalisé par Steven Spielberg.

NB :

La première chose qu'un pilote doit faire, une fois que le parachute l'a ramené au sol, est de s'en débarrasser et de sortir de son kit de survie la radio pour entrer en contact avec la base. Même s'il lui est impossible de parler, le simple fait d'appuyer sur le bouton d'émission permet de localiser sa position par GPS avec une précision de quelques mètres, et l'avion de recherche et de sauvetage décolle.

Etant donné les délais et les longueurs contenus dans le narratif officiel des Etats-Unis, on peut supposer qu'aucun des deux membres de l'équipage de l'avion américain abattu n'était encore en vie lorsqu'il a touché le sol.

 Valentin Vasilescu

Traduction  Avic -  Réseau International

 reseauinternational.net