
Par la rédaction de The Cradle, le 10 avril 2026
Aucune délégation iranienne n'est arrivée dans la capitale pakistanaise pour des pourparlers avec les États-Unis le 10 avril, Téhéran continuant d'exiger un cessez-le-feu au Liban avant toute participation aux négociations, selon des médias persans et arabes.
Les agences de presse Fars, Tasnim et Mehr ont rapporté que l'Iran n'a pas envoyé de délégation à Islamabad pour les pourparlers de cessez-le-feu prévus pour samedi, une information également confirmée par Al Mayadeen et Al Jazeera.
Le Wall Street Journal (WSJ) a été le seul média à affirmer qu'une délégation dirigée par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf était arrivée dans la capitale pakistanaise tard jeudi soir, citant des sources "proches du dossier".
Ces informations interviennent après que l'Iran a promis à plusieurs reprises de s'abstenir de participer tant qu'Israël n'aura pas cessé ses attaques contre le Liban.
"Le procès pénal de Netanyahu reprend dimanche. Un cessez-le-feu à l'échelle régionale, y compris au Liban, hâtera sa condamnation au pénal. Si les États-Unis souhaitent faire sombrer leur économie en laissant Netanyahu anéantir la diplomatie, ce sera en fin de compte leur choix. Cela nous semble un choix stupide, mais nous y sommes préparés", a déclaré Araghchi jeudi soir.
Ses propos font suite à ceux du vice-président américain JD Vance, qui a déclaré qu'il serait "stupide" de la part de l'Iran de faire échouer les négociations sur le Liban.
Concernant la participation de J.D. Vance, le Islamabad Post a posté sur X :
"Possible Absence de Vance dans les négociations au Pakistan
Le New York Post a rapporté, citant Trump, que JD Vance pourrait ne pas assister personnellement aux discussions liées au Pakistan en raison de préoccupations de sécurité".
Islamabad Post@ISBPost 🚨JUST IN 🇺🇸 Possible Absence of "Vance" in Pakistan Talks The New York Post reported, quoting Trump, that "JD Vance" may not personally attend the Pakistan-related talks due to security concerns. 4:31 PM · Apr 8, 2026 · 13.7K Vues -- 6 Réponses · 10 Reposts · 83 Likes
Israël a rejeté le cessez-le-feu au Liban, tuant sans discernement plus de 300 personnes à Beyrouth et dans d'autres localités lors d'une série de frappes meurtrières quelques heures après l'annonce du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l'Iran.
Washington a soutenu la position d'Israël, prétendant que le Liban ne serait pas concerné. Cependant, la chaîne israélienne Channel 13, Axios et d'autres médias ont rapporté par la suite que le président américain Donald Trump a prié le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "modérer" les attaques contre le Liban.
Les autorités libanaises ont rejeté leur intégration dans la trêve entre l'Iran et les États-Unis. Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré que "personne ne négocie au nom du Liban à l'exception de l'État libanais", une déclaration que beaucoup ont perçue comme une légitimation des attaques brutales menées cette semaine contre la capitale.
Un jour après avoir déclaré à Asharq al-Awsat que le Liban n'acceptera aucune négociation en son nom, le bureau de Salam a indiqué que le Premier ministre a salué les efforts d'Islamabad pour parvenir à la trêve et lui a demandé de
"confirmer que le cessez-le-feu inclut le Liban afin de prévenir toute nouvelle attaque israélienne comme celle de la veille".
Israël a réduit ses frappes sur la capitale depuis les massacres à Beyrouth, mais a poursuivi ses raids meurtriers et aveugles dans tout le sud du Liban.
De son côté, le Hezbollah affronte vaillamment les forces terrestres israéliennes dans la ville de Khiam, tout en intensifiant ses opérations transfrontalières à l'aide de roquettes et de drones.
Téhéran a annoncé une intervention militaire si les attaques contre le Liban ne cessent pas.
Traduit par Spirit of Free Speech