Le président iranien Massoud Pezeshkian et son homologue russe, Vladimir Poutine, se sont entretenus par téléphone quelques heures après les négociations, menées sous l'égide du Pakistan, entre l'Iran et les États-Unis qui se sont achevées sans aboutir à un accord permettant mettre fin définitivement à l'agression américano-israélienne contre l'Iran.
La présidence iranienne a indiqué dans un communiqué que M. Pezeshkian et son homologue russe avaient évoqué leurs points de vue sur les moyens de renforcer la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient.
Le communiqué précise que les deux dirigeants ont également passé en revue les derniers développements concernant le cessez-le-feu de deux semaines annoncé la semaine dernière entre l'Iran et les États-Unis.
Le Kremlin a également publié un compte rendu de l'entretien téléphonique, indiquant que les deux présidents avaient discuté des efforts déployés pour instaurer la paix dans la région ; M. Poutine s'est déclaré prêt à faciliter ces efforts.
"Vladimir Poutine a souligné sa volonté de trouver un règlement politique et diplomatique au conflit et de jouer un rôle de médiateur en vue d'instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient", indique le communiqué.
Les deux présidents ont réaffirmé leur engagement à développer et à renforcer les relations bilatérales.
Cet appel téléphonique est intervenu quelques heures après que l'Iran et les États-Unis ont annoncé la fin de leurs négociations intensives à Islamabad, sans parvenir à un accord.
La délégation iranienne, conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que les exigences excessives des États-Unis avaient empêché les pourparlers d'atteindre les résultats escomptés.
La délégation américaine, conduite par le vice-président J.D. Vance, a annoncé, quant à elle, que l'Iran n'avait pas accepté les exigences américaines d'un abandon total de son programme nucléaire, que Téhéran affirme être pacifique et sans dimension militaire.
Ces négociations ont eu lieu quelques jours après l'annonce par le Pakistan de la disponibilité de l'Iran et des États-Unis pour un cessez-le-feu, à la suite des combats, qui ont succédé l'agression américano-israélienne contre l'Iran.
L'Iran a accepté d'entamer des pourparlers avec les États-Unis après que Washington a indiqué être disposé à négocier sur la base des conditions générales proposées par l'Iran pour mettre fin à la guerre.
Le chef du pouvoir judiciaire salue les négociateurs comme les "gardiens" des droits de l'Iran en temps de guerre
