
par Vincent Gouysse
Ci-dessus - Max Blumenthal sur les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis :
"Y a-t-il eu un quelconque indice que la délégation"américaine", dirigée par les agents israéliens Kushner et Witkoff, exigerait rien de moins qu'une capitulation unilatérale totale de l'Iran ? Il n'y en a pas eu. Ces barbares ne comprennent que la force".
Alors que les délégations iraniennes et américaines ont officiellement acté de l'échec des négociations menées à Islamabad ce week-end, cette pause diplomatique de la guerre d'agression américano-sioniste contre l'Iran apparaît être avant tout un leurre destiné à se soustraire aux frappes de représailles quotidiennes implacables de l'Iran sur les cibles militaires de la coalition d'Epstein et à faire oublier la piteuse reculade de l'ultimatum génocidaire de l'agent Orange des sionistes.
La délégation américaine, bien que forte de 300 figurants destinés à faire étalage d'une fausse volonté de parvenir à une solution diplomatique - encore une médiocre séance de cinéma hollywoodien privilégiant la quantité d'effets spéciaux (US) à la qualité du scénario (perse) -, faisait en effet bien pâle figure face à la délégation iranienne, bardée d'experts capables de mener des négociations techniques pointues sur le large panel des conditions du plan iranien en dix points. La victoire de l'Iran n'est ainsi pas encore reconnue publiquement que ses répercussions géopolitiques mondiales cataclysmiques n'en commencent pas moins déjà à se propager, depuis le Moyen-Orient jusqu'à l'Asie, car le monde a désormais la preuve " que la toute-puissance militaire américaine est un mythe".
"L'empire du mensonge" n'a indéniablement jamais aussi bien porté son nom, et Trump et ses courtisans en sont incontestablement le roi et les féaux... Avec ce mauvais épisode de diplomatie des banksters US, les iraniens viennent de le prouver une fois de plus au monde : " LIAR !"
Mais si les combats restent aujourd'hui encore en suspens, et permettent aux agresseurs de reprendre un instant leur souffle, Washington n'en demeure pas moins fondamentalement encore en très mauvaise posture, toujours prisonnier du piège iranien : les villes de missiles iraniennes sont prêtes à soutenir les futures vagues successives qui s'abattront de nouveau sur les centres militaires régionaux des USA et de leur proxy sio-nazi à la moindre provocation, tandis que le détroit d'Ormuz reste désespérément sous contrôle iranien, malgré la piteuse tentative avortée d'infiltration de deux destroyers US, avec à la clef ses redoutables sanctions économiques pour le cœur du IVe Reich atlantiste : la flambée des prix de l'énergie n'est pas prête de s'interrompre, avec des conséquences à venir d'autant plus cataclysmiques que ce goulet d'étranglement perdurera dans le temps... En occident, le seuil de douleur continuera ainsi à augmenter, avec pour conséquences une défiance croissante vis-à-vis des élites au pouvoir, et en particulier des actions destructrices de l'administration Trump.
À l'heure où Trump a violement excommunié ses plus puissants soutiens MAGA (très critiques de ses trahisons en série), le sinistre clown va devoir jouer au funambule sur une corde enflammée baignée dans l'huile sur la périlleuse scène politique US à quelques mois des élections de mi-mandat...
Pas de répit non plus sur la scène internationale, car à l'autre bout du monde, au lendemain de sa longue visite en Chine, la cheffe du Kuomintang vient de faire la déclaration capitale suivante :
"J'espère sincèrement que tous les partis politiques à Taïwan dans le contexte des relations trans-Détroit mettent de côté leurs divergences internes et travaillent ensemble pour la paix. Le secrétaire général Xi Jinping a fait un geste de bonne volonté significatif. Ces échanges dépasseront sans aucun doute le simple cadre des relations entre le parti communiste chinois et le parti chinois Kuomintang. Le parti chinois Kuomintang se réjouit vivement de cette approche large et ouverte d'esprit. Nous ne sommes pas ici aujourd'hui pour défendre les intérêts d'un seul parti. Nous sommes ici aujourd'hui parce que nous avons des responsabilités historiques. Nous sommes ici aujourd'hui parce que nous ne pouvons pas laisser Taïwan devenir un champ de bataille. Nous faisons donc le premier pas et nous nous mettons en route. Je pense qu'à partir de maintenant, le chemin ne fera que devenir plus facile et plus large".
Ainsi, la cheffe de l'opposition taïwanaise (aux larbins indigènes de Washington...) a parfaitement compris l'enjeu à venir pour le peuple taïwanais, s'il ne souhaite pas être sacrifié par Washington comme ceux de ses proxys/marionnettes bandéristes et pétro-monarchiques sur l'autel de sa rivalité stratégique majeure avec Pékin, mais plutôt s'engager sur la voie du rapprochement avec la Chine, le processus de rétrocession de Hong Kong offrant un modèle éprouvé pour une telle réunification... et de futures affaires florissantes !
En attendant ces futurs développements internationaux accompagnant le stade terminal de l'effondrement de la sphère d'influence coloniale du IVe Reich atlantiste, le choc de l'affrontement frontal entre la civilisation perse et la barbarie du colonialisme décomplexé Yankee va se poursuivre, donnant lieu à une passionnante et tumultueuse aventure destinée à marquer l'Histoire de l'évolution de la société humaine : " Si la guerre du Golfe (persique) devenait un anime"...
Vincent Gouysse, pour marxime.online, le 12/04/2026