Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, a remercié l'Iran pour son soutien face à l'agression israélienne, déclarant que la fermeture du détroit d'Hormuz avait contraint les États-Unis et Israël à accepter le cessez-le-feu au Liban.
"L'expérience a prouvé que le champ de bataille est l'arbitre ultime", c'est ce qu'a affirmé le secrétaire général du Hezbollah dans son discours de ce samedi 18 avril, estimant que toute stratégie politique efficace devait s'appuyer sur des succès sur le terrain pour contraindre l'ennemi israélien à reconnaître les droits du Liban.
"Un cessez-le-feu temporaire n'aurait pas été possible sans la résistance de nos combattants sur le front Sud", a noté le cheikh Naïm Qassem, avant d'évoquer : "L'ennemi n'est pas parvenu à atteindre le fleuve Litani, ni au cours de la première semaine, comme il l'a déclaré, ni après 45 jours de combats".
Le chef du Hezbollah a remercié la République islamique d'Iran pour son soutien. "L'Iran a conditionné le cessez-le-feu, dans le cadre de la réunion d'Islamabad, à un arrêt des attaques contre le Liban."
L'Iran a insisté sur le fait que le cessez-le-feu du 8 avril, conclu avec les États-Unis grâce à la médiation pakistanaise, devait inclure la cessation des frappes israéliennes contre le Liban, en tant que condition préalable à la poursuite des négociations avec Washington.
Les États-Unis et Israël ont au préalable rejeté cette condition, mais ont fini par accepter jeudi un cessez-le-feu de dix jours au Liban.
Le secrétaire général du Hezbollah a souligné qu'après la violation du cessez-le-feu par les États-Unis, l'Iran a réagi en refusant d'ouvrir le détroit d'Hormuz, point de passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, contraignant ainsi les États-Unis à accepter les conditions de la trêve et forçant Israël à cesser ses attaques contre le Liban.
"La fermeture du détroit d'Hormuz par l'Iran a forcé l'Amérique et l'ennemi israélien à mettre fin à leur agression contre le Liban", a déclaré le cheikh Qassem.
Il a réitéré que tout cessez-le-feu devait impliquer un arrêt total des hostilités de l'ennemi, assurant que les combattants du Hezbollah resteraient prêts à riposter en raison de leur méfiance envers Israël.
Par ailleurs, le secrétaire général du Hezbollah a déclaré que le mouvement n'accepterait pas un cessez-le-feu unilatéral incluant seulement la Résistance. Il a soutenu un cessez-le-feu bilatéral, qui exige du régime israélien qu'il mette fin à ses attaques contre le Liban.
Plus loin dans ses propos, le cheikh Naïm Qassem a déclaré que le Hezbollah était prêt à coopérer pleinement avec le gouvernement libanais afin d'ouvrir un nouveau chapitre fondé sur l'indépendance et la souveraineté du pays.
Il a remercié les "héros de la Résistance" d'avoir bloqué l'avancée de l'ennemi israélien, malgré le déploiement par l'armée du régime de 100 000 soldats le long de la frontière.
"Le Liban sera fier grâce à l'unité, la solidarité et la coopération entre l'armée, le peuple, la Résistance et le gouvernement, qui aspire à l'indépendance et à la libération du pays", a-t-il conclu.
