Xi, Thucydide et Trump
• Les messages décodés des Chinois aux Américanistes : à la fois amicaux (main tendue) et préventifs (gare aux accidents). • Le messager se nomme Thucydide (gros effort chinois), • Ni Trump ni Netanyahou n'en sont revenus : Thucydide, connais pas.
22 mai 2026 (17h30) - Le texte que nous présentons ci-dessous est des plus simples : court, et même bref plutôt que court ; sans aucun goût de la moindre complexité ; aussi clair qu'un éclair dans le ciel noir. Nos Pieds-nickelés menteurs et sanglants n'y ont rien compris.
Xi leur parle de Thucydide, et en cela c'est fort peu chinois. Les Chinois ont bien assez de vieilles barbes et de profondes pensées bronzées par les siècles des siècles, pour venir s'abreuver en plus à la source pure, - qu'ils respectent d'ailleurs, - du génie grec. Ils ont fait cela en espérant éveiller chez leurs interlocuteurs quelque chose, une petite étincelle, signalant l'intérêt d'un culture jusqu'ici tenue en jachère. Bien essayé, Xi, mais c'était peine perdue ; il n'y avait pas de jachère puisqu'il n'y avait pas de culture.
"Ne tombons pas dans le piège de Thucydide" a dit le Chinois à l'américaniste au sourire béat devant tant de tours chinoises, de néons resplendissants, de colossaux travaux d'infrastructure, de signes évidents de ce qu'il nomme "américanisation" - le Yankee ne doutant pas une seconde que le Chinois succomberait, qu'il succombe déjà à la magie occidentaliste, au bonheur climatisé de la modernité racontée par le malheureux et si-jouyeux Henry Miller. Le vieil Henry, l'auteur de 'Jours heureux à Clichy', disait haïr l'Amérique avec une telle force comme on n'imagine pas ('Air-Conditioned Nightmare'), et ajoutait, suave et ravi : "J'adore la France". Il parlait d'or, le vieil homme.
Note de PhGBis : "Mais nous étions dans les années 1930-1940, faut-il que je le dise, et la France existait encore. La preuve, Friedrich Sieburg écrivait 'Dieu est-il français ?' et publiait une traduction française chez Bernard Grasset, sans doute un"pays"de PhG comme on dit ; lequel Bernard accrochait vivement Friedrich dans une préface en forme de pamphlet, - quinze ans avant d'être assassiné à la Libération ( ! Tu parles !), en 1945, par des soi-disant résistants pressés de régler des comptes de cœur et d'argent.."
Ce sont des réflexions mi-figue mi-raisin que l'on déroule dans ce petit encart mélancolique, mais sans la nostalgie qui est réservée à la haute pensée. Elles sont comme venues d'un esprit qui ne doute pas une seconde de la sagesse du Chinois mais qui voit que la stupidité américaniste la dépasse tellement en quantité énorme et bouffonne qu'il faudra bien en venir à sauter à pieds joints dans "le piège de Thucydide".
Nous croirions bien, malheureusement, que nous n'y échapperons pas. A moins que PhG, sortant son argument en forme de solution terminale (plutôt que "finale", terme glissant à n'employer qu'en comptabilité) nous rappelle la terrible prédiction du futur président Lincoln et conclut : "Ce n'est pas pour rien qu'il fut le plus grand président des Etats-Unis, puisqu'il avait réussi à distinguer le terme du destin de l'Amérique...".
Donc, passons à Andrea Marcigliano (dans ' electromùarazine.it' et ' euro-synergies.hautetfort.com'), pour cette visite à Thucydide.