Alors que le régime israélien a étendu ses attaques contre le Liban en violation d'un cessez-le-feu déjà fragile, un ministre israélien d'extrême droite a appelé à "raser les banlieues de Beyrouth".
Dans une vidéo diffusée sur Instagram, le ministre extrémiste israélien, Itamar Ben-Gvir, a exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à mener des attaques plus fortes contre la banlieue sud de Beyrouth, exprimant ainsi son opposition à tout cessez-le-feu avec le pays arabe.
"Cher Premier ministre Benjamin Netanyahu, je vous aime et vous apprécie, mais le moment est venu de raser les banlieues", a-t-il dit, appréciant également le président américain Donald Trump pour le "partenariat" apporté au régime israélien dans le cadre de ces actes d'agression.
Hassan Fadlallah a affirmé que le Hezbollah n'a d'autre choix que la résistance et la fermeté.
Samedi, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé dans une allocution télévisée qu'Israël menait "une politique de la terre brûlée", en "détruisant des villes et des villages et en forçant leurs habitants à l'exil".
Plus tôt cette semaine, l'armée israélienne a intensifié ses attaques contre le Liban, tandis que Netanyahu a annoncé avoir ordonné à ses troupes d'intensifier leurs offensives, érodant encore davantage une trêve déjà fragile.
En réponse à la violation du cessez-le-feu par le régime israélien, le Hezbollah libanais a mené plusieurs opérations militaires contre les positions situées dans le nord des territoires occupés par Israël.
Ben-Gvir a appelé, dans ce cadre, à un "retour à la guerre intensive" ainsi qu'à une occupation plus étendue du territoire libanais.
Le Hezbollah irakien rejette le désarmement et promet de poursuivre la résistance.
Le 2 mars, le Hezbollah a lancé des opérations militaires contre le régime israélien en réponse à son agression contre l'Iran, à ses violations répétées du cessez-le-feu de 2024 et à son occupation continue du territoires libanais dans le sud du pays.
À la suite du cessez-le-feu unilatéral conclu le 8 avril entre l'Iran et les États-Unis sous médiation pakistanaise, le régime de Tel-Aviv a également été contraint d'accepter une trêve au Liban, condition principale posée par Téhéran dans le cadre des négociations indirectes avec Washington.
Cependant, l'armée israélienne a repris ses offensives dans le sud du Liban, lançant des menaces d'évacuation pour plusieurs zones même après la prolongation de la trêve initiale de dix jours entre Tel-Aviv et Beyrouth.
Les forces d'occupation israéliennes continuent également de contrôler des parties du sud du Liban, où elles ont imposé une soi-disant "ligne jaune" - une zone tampon militaire coercitive ressemblant aux mesures de contrôle tristement célèbres du régime dans la bande de Gaza assiégée.
Selon les autorités libanaises, depuis le 2 mars, l'armée israélienne a tué plus de 3 371 personnes, en a blessé plus de 10 129 et a déplacé plus de 1,6 million d'individus.
De nouvelles frappes israéliennes ont fait cinq morts dans le sud du Liban, sur fond de violations incessantes du cessez-le-feu.
