Le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole militaire de haut rang, a averti lundi que les forces armées iraniennes ne toléreraient pas les atrocités commises par le régime d'occupation au Liban.
Une déclaration qui fait suite à une série de bombardements ordonnés par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur la banlieue sud de Beyrouth, marquant ainsi la plus grave escalade de l'agression israélienne contre le Liban depuis l'annonce d'un cessez-le-feu fragile en avril.
Le régime sioniste infanticide a lancé sur le Liban une offensive flagrante au mépris du cessez-le-feu, tuant plus de 3 000 innocents, parmi lesquels des femmes et des enfants, a affirmé le responsable. Et de poursuivre : "Pendant que les dirigeants de pays occidentaux ont opté pour le silence ou le soutien à ces crimes contre l'humanité, nous avertissons les dirigeants du régime sioniste brutal et leurs partisans que la poursuite de ces crimes barbares contre le Liban ne sera pas tolérée par les forces armées de la République islamique d'Iran."
Israël continue d'attaquer le Liban malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril et prolongé de 45 jours à compter du 17 mai à la suite de pourparlers menés sous l'égide des États-Unis. Depuis le 2 mars, le régime occupant mène une offensive d'envergure contre le Liban, qui a fait plus de 3 400 morts, près de 10 200 blessés et plus de 1,6 million de déplacés.
Rappelons qu'à la suite de l'accord de cessez-le-feu conclu entre l'Iran et les États-Unis le 8 avril, Tel-Aviv a été contraint d'accepter également un cessez-le-feu au Liban, après que Téhéran eut exigé la fin des attaques israéliennes sur le territoire libanais comme l'une de ses conditions essentielles dans le cadre des négociations indirectes avec Washington.
L'armée israélienne a toutefois rapidement repris ses attaques meurtrières contre le Liban, visant les infrastructures et les zones résidentielles du pays.
Les forces d'occupation israéliennes continuent également de contrôler des parties du sud du Liban, où elles ont imposé une soi-disant "ligne jaune" - une zone tampon militaire coercitive ressemblant aux mesures de contrôle tristement célèbres du régime dans la bande de Gaza assiégée.
