Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a appelé à un arrêt immédiat des attaques israéliennes contre le Liban et a rejeté tout cessez-le-feu qui n'inclurait pas tous les fronts.
Dans un communiqué publié jeudi concernant les récents événements au Liban, le CGRI a condamné les attaques israéliennes contre des civils libanais et déclaré que les condamnations au niveau international et les expressions de dégoût des pays et des nations du monde n'avaient eu aucun effet sur le comportement des "dirigeants sanguinaires" de Tel-Aviv.
"Le régime arrogant des États-Unis, sous prétexte d'instaurer la paix, n'a fait qu'accroître la criminalité et le génocide par ses interventions", indique le communiqué.
Il qualifie l'armée israélienne de "lâche et incapable", et souligne qu'elle tente de compenser ses défaites sur le champ de bataille en tuant des civils et en détruisant des maisons, des hôpitaux et des écoles.
Le CGRI souligne : "La nation libanaise ne permettra pas au régime occupant d'obtenir par un accord forcé ce qu'il n'a pas pu obtenir par la guerre, même avec le soutien du régime américain assassin d'enfants"
"Notre principale condition pour accepter un cessez-le-feu dans la guerre régionale est qu'il s'établisse sur tous les fronts, y compris au Liban", indique le communiqué.
Il ajoute que l'ennemi devait cesser d'urgence ses attaques contre le peuple libanais, se retirer immédiatement des territoires occupés et se replier derrière les frontières internationales, et reconnaître l'intégrité territoriale du Liban.
Dans son communiqué, le CGRI indique : "La nation libanaise est la fierté de l'Oumma et un symbole de l'honneur des peuples de la région. Nous la soutiendrons de toutes nos forces. Aucune paix ne sera instaurée dans la région sans un retrait des territoires occupés du Liban."
Lundi 1er juin, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré avoir ordonné des frappes sur le quartier de Dahiyeh, un district majoritairement chiite situé dans la banlieue sud de Beyrouth, et a émis des ordres d'évacuation couvrant toute la zone.
En réaction, le commandement militaire iranien a averti que si Israël mettait à exécution sa menace de bombarder le sud de Beyrouth, les forces iraniennes y riposteraient sur les régions du nord de la Palestine occupée.
Par ailleurs, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran était prêt à aider le Liban à résister à "l'agression illégale", ajoutant qu'un cessez-le-feu au Liban est "une partie intégrante de tout cessez-le-feu et de tout accord final" avec les États-Unis.
Peu après l'avertissement de l'Iran, le président américain Donald Trump a déclaré sur les réseaux sociaux qu'il était intervenu, en prétendant d'avoir eu une "conversation très productive" avec Netanyahu, et que cela a empêché une nouvelle escalade.
Il a également dit avoir conclu un accord avec le Hezbollah par l'intermédiaire de hauts représentants. Le groupe de résistance aurait accepté de cesser les attaques en échange de l'arrêt des frappes par Israël.
Le cessez-le-feu négocié par le Pakistan entre Téhéran et Washington, qui couvre également le Liban, est en vigueur depuis début avril, bien qu'Israël ait continué à mener des attaques quotidiennes sur le Liban.
L'Iran a répété à maintes reprises que le cessez-le-feu devrait être global, couvrant tous les fronts, y compris le Liban, et a averti qu'il ne tolérerait pas la poursuite des attaques israéliennes contre le pays.
Les médias israéliens affirment que la menace iranienne a stoppé l
