Le volte-face métaphysique de l'Iran
• Grâce aux atermoiements et complicités combinés des deux vieux faussaires fatigués par l'âge et le sang, - Trump et 'Bibi', - l'Iran transforme la guerre d'escarmouche en conflit métahistorique. • Joli coup. • Un texte d'Alastair Crooke.
8 juin 2026 (13H30) - Il y a, comme ça, des événements du commun démocratique et des embrouilles de sous-fifres, c'est-à-dire des humains sans importance, auxquels on accorde une grande, une immense importance sur l'instant. S'en méfier absolument, demain, il n'y paraitra plus. Mais non ! Voilà que c'est demain, il y paraît encore... Du coup, la puce qui loge à l'oreille ouvre un oeil. Le lendemain du lendemain, on en parle et parle encore encore, sinon encore plus avec des nouveaux-venus qui ne sont pas si bêtes Vous pouvez alors prendre vos arbalètes, charger vos traits de réserve que vous affublez de plumes dont la fonction sera d'écrire, effectivement de "l'événement" qu'est ainsi devenu l'événement médiocre et réduit au spectacle. En effet, vous savez désormais qu'il s'agit d'une mésaventure relevant des grands "événements" métahistoriques qui règnent et mènent, bien en-dessous de nous, et règlent notre destins sans nous demandez notre avis, - surtout pas, surtout pas !
Tout ça pour parler de l'Iran qui était engagé dans un processus de cessez-le-feu avec les USA, qui marchait assez bien selon Wall Street à condition, - drôle d'exigence, 'fuck' !,- que toutes les conditions soient respectées ; et notamment, qu'Israël cesse ses attaques contre le Liban. Israël n'a rien n'a cessé du tout. Trump a traité Netanyayou au téléphone de "putain de dingue" (ainsi préfère-je traduire 'fucking crazy', moi), a "ordonné" le susdit 'Bibi' de cesser. Puis on raccroche en clamant "'Fuck', Tout est réglé !". Aussitôt, les bombes très-intelligentes du Grand-Esprit sioniste, made in anti-Hezbollah, ont recommencé à être déversées sur Beyrouth, banlieue Sud. Ainsi, comme on dit, l'Iran-t-elle changé la donne, ce qui constitue une manœuvre illustrant le génie stratégique des Sionist's boys.
L'Iran qui s'en tenait à une stratégie de riposte si son propre territoire était attaqué, l'a aussitôt rectifiée en tapant sur Israël Nord : la doctrine embrasse désormais les alliés de "Axe de Résistance" de l'Iran. Ainsi l'explique Crooke :
"La guerre entre les États-Unis et l'Iran a dépassé sa phase initiale pour entrer dans une nouvelle phase émergente, où l'Iran mise implicitement sur une escalade 'du conflit'. Il s'agira très probablement d'épisodes brefs et limités, mais le conflit pourrait néanmoins s'étendre à l'échelle régionale si les États-Unis (et Israël) décident d'une forte escalade. [...]" Israël ne dispose d'aucune stratégie cohérente concernant le Liban. Danny Citrinowicz, ancien haut responsable du renseignement militaire israélien, décrit une nouvelle "réussite iranienne stratégique" :
""Téhéran est parvenu à lier efficacement le front libanais à l'arène irano-israélienne plus large. Toute escalade au Liban est désormais de plus en plus perçue à travers le prisme de la dynamique américano-iranienne"."
Et ainsi sommes-nous passés d'un épisode de plus d'une narrative sans fin à la sauce Trump-'Bibi' à l'extension à l'événement supérieur de la métahistoire :
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Les extraits sont du texte d'Alastar Crooke, dans 'UNZ.com' du 8 juin 2026. L'auteur nous permettra d'amender humblement mais honorablement, pour rendre honneur à son texte, son titre, "L'Iran prend le risque de la guerre". Cela est modifié d'une façon dont nous sommes complètement responsables, qui fait de cette guerre de toutes les façons déjà commencée un coup d'audace la mettant dans cette catégorie de la métahistoire d'où le vieux monde pourri sera anéanti...