Un conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, a averti que l'incapacité à mettre en œuvre effectivement, au-delà des engagements écrits, le mémorandum d'entente récemment signé entre les États-Unis et l'Iran, entraînerait un blocage des flux énergétiques à travers l'Asie de l'Ouest.
Dans un message publié ce samedi 20 juin sur X, Mohammad Mokhber a lancé cet avertissement en réaction au non-respect par Washington de la première clause du mémorandum d'entente, laquelle stipule l'arrêt de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban.
"Lorsqu'un accord reste lettre morte, les flux énergétiques en Asie de l'Ouest s'interrompent également", a-t-il dit.
Les Américains, a-t-il affirmé, "comprennent mieux le langage économique et l'analyse coûts-avantages".
Mohammad Mokhber a également souligné que les négociateurs iraniens ne se contenteraient de rien de moins que la pleine mise en œuvre des engagements et le rétablissement des droits de la nation.
"Nous ne pardonnerons ni n'oublierons le sang de chaque martyr, celui du Leader martyr [de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei], et celui des enfants de Minab", a-t-il rappelé.
Le mémorandum d'entente d'Islamabad en 14 points, a été officiellement signé par les présidents iranien et américain le 17 juin. Le texte a été finalisé après plusieurs mois de négociations intensives menées sous l'égide du Pakistan, avec le soutien d'autres pays de la région.
Aux termes du mémorandum d'entente, Téhéran et Washington sont entrés dans une période de négociations de 60 jours visant à parvenir à un accord final et global.
Le premier point du mémorandum stipule que l'Iran et les États-Unis, ainsi que "leurs alliés dans la guerre actuelle", déclarent, par la signature de ce texte, "la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".
Les signataires s'engagent également "à ne pas déclencher de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre, à s'abstenir de toute menace ou recours à la force et à garantir l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".
Le texte précise en outre que "l'accord final confirmera la fin définitive de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, ainsi que les autres dispositions de ce paragraphe".
Cependant, Israël, exclu des pourparlers de paix, a pris ses distances avec le mémorandum d'entente américano-iranien et continue d'attaquer des zones résidentielles dans le sud et l'est du Liban.
Un jour après l'annonce d'un cessez-le-feu, au moins 29 personnes ont été tuées dans la nouvelle vague d'attaques israéliennes contre le Liban.
L'agence libanaise de la défense civile a indiqué samedi que les dernières frappes israéliennes sur le district de Nabatieh, au sud du Liban, avaient fait au moins 16 morts et 12 blessés.
Ce développement survient au lendemain d'une série de frappes aériennes israéliennes qui ont fait au moins 47 morts et 97 blessés dans le sud et l'est du Liban, selon le ministère libanais de la Santé.
Dans le même temps, le quartier général central iranien Khatam al-Anbiya a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz en réponse à la violation explicite par les États-Unis du premier article du mémorandum d'entente et aux violations continues et persistantes du cessez-le-feu par le régime israélien dans le sud du Liban.
